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Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU]

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Âge : 27 ans
Situation : C'est assez compliqué en ce moment.
Occupation : Femme enceinte à plein temps.
Mon secret : Ca ne serait plus un secret si je venais à vous le confier.

▪ Messages : 119 ▪ Sociabilité : 105
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▪ Célébrité : Olivia Wilde
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▪ Quote : « Le temps file, le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps. »

MessageSujet: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 16:27






J'avais terminé par lui pardonner. Tout, oui tout. A présent, je dois dire que toute cette histoire se trouvait derrière nous. Plus de cachoteries, plus de tromperies, mais la vérité et rien que la vérité. Nous nous l'étions promis, et je pense qu'il avait été sincère. Je le connaissais assez pour le savoir. Il avait bien trop souffert de cette séparation, tout comme moi et la seule chose dont nous avions besoin se trouvait en ces retrouvailles. J'avais alors retrouvé ma moitié, mon amour, mais surtout le futur papa du bébé qui arrivait à grands pas. Et pour cause, le médecin avait prévu son arrivée dans... Une semaine, jour pour jour. Il y a trois jours, j'avais terminé à l'hôpital, après avoir cru qu'il allait arriver. Vous vous en doutez bien, Maxwell n'avait pas hésité une seule seconde, me forçant à terminer dans la voiture, sur le siège arrière, au cas où. Résultat des courses ? Rien à craindre, le bébé faisait juste un peu des siennes, peut-être pour prévenir son arrivée sous peu qui sait ? Une chose était sûre, je n'avais jamais autant souffert que depuis les derniers mois. Autant dire que Maxwell pouvait constater de grandes répercussions sur mon humeur, mais surtout sur mon état physique. Je dormais beaucoup, épuisée par ce petit qui voulait m'en faire voir de toutes les couleurs jusqu'au bout. Mine de rien, je l'aimais déjà, et c'était là le principal. J'avais vécu neuf mois en sa compagnie, et je dois avouer que j'avais mal à l'avance de devoir le laisser sortir. Égoïste ? Peut-être un peu, car il n'y a rien de plus beau que de porter un enfant. Mais il fallait bien que je le partage un peu avec Maxou, n'est-ce pas ? Alors d'accord, je veux bien le prêter.

Ce matin là, je me réveillais à l'heure des premiers rayons de soleil, bien décidée à profiter de cette grasse matinée pour profiter de Maxou, qui dormait sûrement encore poings fermés sous les draps. Pas de chance, ma main tomba sur une place vide, tandis que je haussais les sourcils, assez étonnée. Avait-il décidé de me servir le déjeuner aux aurores ? Peut-être avait-il un livre à terminer ? Ces deux options me semblaient probables. Si bien que je pris soin d'attendre sous les draps, ma main droite sur mon ventre, comme à mon habitude. Ça aussi, ça me manquerait, mine de rien. A 7h du matin, le petit faisait d'ailleurs déjà des siennes, s'entraînant pour une de ses dernières séances de boxe. Une chose était sûre, il finirait par mettre mon ventre KO. Un vrai petit champion. Ou petite championne, qui sait ? Nous avions préféré garder le secret. Après tout, peu nous importait, du moment que le bébé naissait en forme. Après quelques minutes passées à réfléchir à l'arrivée du futur bébé, je pris soin de conclure qu'il n'était pas en train de me préparer un petit déjeuner. C'est un peu long, vous trouvez pas ? Ce fut donc vêtue d'une chemise de nuit spéciale maternité que je pris la direction du petit salon, que je trouvais vide. Par chance, j'étais assez réveillée pour voir du salon le morceau de papier jaune qui trônait sur le bar de la cuisine. "Rendez-vous au parc. Je t'aime". Au parc ? Comptait-il faire un footing ? En tous les cas, c'était raté.

Malgré toutes les options qui défilaient dans mon esprit, je pris soin d'enfiler un jean accompagné d'un gros pull de laine, encore une fois adaptée à mon ventre de femme enceinte. Une fois mise en valeur par une touche légère de maquillage, je fourrais quelques affaires dans un de mes sacs à main, quittant l'appartement, le sourire aux lèvres. Qu'avait-il derrière la tête ? Je n'en savais rien, et j'étais loin de me douter de ce qui m'attendait. En y repensant, il me donnait rendez-vous au parc, sans même m'indiquer où le retrouver exactement. Voila pourquoi une fois sur place, je jetais un coup d’œil autour de moi, une fois à l'entrée du fameux lieu où il m'avait donné rendez-vous, comme l'aurait fait n'importe quel amoureux.


_________________

ROXANNE L. MCFIRE. Un jour le soleil aura fait fondre toute la neige de ce parc, les océans s'assécheront et le soleil s'éteindra mais quand ce jour viendra je t'aimerai encore, mon amour sera éternel.
Je te le promets, Maxwell.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 17:30





Je ne me suis rendu compte du manque cruel de sens de ces instants passés, les yeux grands ouverts rivés sur le cadran du petit réveil qui reposait sur la table nuit, seulement après que je me sois précipité pour l'éteindre dès qu'il s'était mis à sonner. L'heure était bien trop matinale pour que je puisse donner une excuse valable à la jeune femme qui dormait à mes côtés, cependant, j'étais éveillé depuis bien des minutes déjà et j'aurais pu tout simplement désactiver l'alarme et me lever, plutôt que de trépigner bêtement dans notre lit et manquer d'en tomber lamentablement en tendant le bras avec tant de brusquerie pour étouffer la sonnerie. Mais, peu importe, ce n'était pas aujourd'hui que j'allais me reprocher ça ou quoi que ce soit d'autre. Un baiser sur la main de Roxanne avant que je ne l’enlève de mon torse où elle reposait depuis déjà bien avant que je n’ouvre les yeux, il n’en faut pas plus pour parfaire l’air absolument niais qui doit être imprimé sur mes traits ; mais, une nouvelle fois, je ne m’en soucie pas le moins du monde, d’autant plus que nous n’étions que les deux dans la pénombre de notre chambre et elle semblait perdue bien trop loin dans ses rêves pour me faire un mauvais coup en se réveillant maintenant. Une orange à peine engloutie, sans que je sache réellement si j’avais pris la peine d’en ôter la peau avant, un stylo attrapé à la volée coincé puérilement entre mes lèvres, j’enfile ma veste tout en arrachant un bout d’une feuille qui traînait là. Je m’empresse de griffonner quelques mots sur ce dernier… Fronce les sourcils lorsque je me rends compte que je n’arrive même pas à déchiffrer la dernière lettre que je viens d’esquisser. Aussi impossible que cela paraît à un enfant la veille de Noël, je décide de mettre mon impatience de côté et fais une pause dans ma précipitation ; chiffonnant l’espèce de billet difforme et illisible, je reviens en arrière et reprends le petit bloc posé sur le comptoir, pour en déchirer soigneusement une nouvelle feuille ni froissée ni estropiée et m’attèle à réécrire soigneusement le message destiné à la jolie brune, qui dort encore paisiblement, mais ne me trouvera pas dès lors qu’elle se sera réveillée.

Je m’étais hâté… Pour à présent attendre bêtement dehors, grelottant sur un banc du parc à force de n’avoir rien à faire, sinon contempler les quelques flocons qui avaient eu la bonne idée de se joindre aux festivités du jour tomber dans la lueur toute matinale du soleil. J’allais probablement tomber malade, encore mal acclimaté aux températures, à l’autre extrême de celles que le Texas m’avait habitué à supporter, mais j’étais bien trop pressé de la voir apparaître à l’entrée du parc pour ne serait-ce que songer à aller m’installer dans un café ou je ne sais où. Les lieux étaient paisibles, les gens devaient en grande majorité encore somnoler tranquillement dans leurs lits ou simplement flemmarder dans la chaleur réconfortante de leur chez-soi. Seule une petite fille finit par apparaître au bout de l’allée au bord de laquelle je suis assis, suivie par une vieille dame, que je devine être sa grand-mère puisqu’elle s’efforce de rattraper la blondinette qui s’en va déjà en courant, agitant un bonnet devant elle, qu’elle ordonne sur un ton bien peu autoritaire à l’enfant d’enfiler. Un sourire naît doucement au coin de mes lèvres, une fois n’est pas coutume, ma bonne humeur évidente modifiant quelque peu mon aversion pour le monde qui m’entoure… Avant que mon sourire ne se fige, au même instant où mon regard s’arrête sur le petit bonnet de laine. Mes pensées se rembobinent ; l’orange, le stylo, ma veste, le papier, le mot, l’autre papier et l’autre mot… Je me redresse aussitôt, manquant d’arracher un cri à la petite vieille qui n’a même pas du me voir, mais je l’ignore, comme si elle n’existait à nouveau plus à mes yeux, et je me dirige rapidement vers la sortie du parc. J’avais peut-être soigné mon écriture ; je n’avais pas pensé à apporter plus de précisions pour autant.

« Mais non, ce n’est pas pour offrir… c’est à mettre tout de suite. » J’aurais pu remarquer l’air passablement surpris de la vendeuse à qui je venais de tendre un bonnet et une paire de gants typiquement féminins, si mon regard n’avait pas été accroché par cette silhouette, que je connaissais et aimais beaucoup trop pour ne pas attirer mon regard, traversant la petite route qui séparait le parc et le trottoir sur lequel elle se trouvait. Je fronce les sourcils, essaye du mieux que je peux de lancer un regard noir à la vendeuse pour qu’elle se presse, même si mon potentiel de goujat malhonnête semble bien affaibli aujourd’hui. Je finis par ressortir de la boutique, quelques longues minutes plus tard puisqu’il avait fallu, évidemment, que l’employée bloque sa caisse, ne trouve pas la monnaie qu’il lui fallait puis se trompe dans l’inscription de mon achat à deux reprises. Je ne suis déjà pas très adroit sur un terrain sec de mes deux jambes, pourtant c’est en courant, oubliant la glace, la neige et le risque probable de me casser une jambe, que je reviens à l’entrée du parc. La jeune femme n’a pas du avoir beaucoup à attendre… Elle a néanmoins la chance de me voir apparaître littéralement à bout de souffle, l’air glacial brûlant mes poumons et m’arrachant une odieuse grimace, mon propre bonnet tombant à moitié et brandissant celui que je viens de lui acheter devant elle, tout comme la paire de gants assortis, le prix encore suspendu aux deux pièces. Je me penche vers mes genoux un instant, le temps de calmer l’attaque horrible du froid dans ma gorge, me bat avec mon visage pour y afficher le grand sourire que je ne peux garder pour moi et qui j’espère la fera faire disparaître l’air surpris qui s’est tout de suite installé sur ses traits – mieux valait garder tout étonnement pour plus tard. Je me redresse, remarque seulement alors puis arrache brusquement les étiquettes des deux bouts de laine avant de les lui tendre, retrouvant assez de souffle pour m’exprimer. « Je n’ai pas pensé à te prévenir, mais il va falloir t’équiper… Pour notre tout premier bonhomme de neige commun. » Nouveau sourire, je me charge moi-même d’enfiler le bonnet sur sa tête alors qu’elle se charge des gants, je ne peux m'empêcher de laisser glisser mes paumes sur ses joues et de venir poser un baiser rapide sur ses lèvres avant qu'elle n'ait pu dire quoi que ce soit, puis j'attrape sa main et l'entraîne avec moi sur l'allée, aussi rapide et déconnecté du reste que ce petit garçon qui s’apprête à découvrir les cadeaux du Père Noël vers la cheminée.

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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 17:52






J'avais été tellement impatiente de le rejoindre que j'en avais totalement oublié de me couvrir. Simplement deux minutes que je me trouvais à l'entrée de ce parc, et voila que mes mains se transformaient déjà en véritables glaçons, tandis que mes oreilles, sûrement rougies par le froid, faisaient entendre leur mécontentement. Avec un peu de chance, je pourrais me blottir dans les bras de mon prince charmant d'ici quelques minutes et à vrai dire, c'est la seule chose qui me faisait quelque peu oublier ce froid de canard. Je n'étais d'ailleurs pas la seule à me plaindre du froid, le bébé faisant à nouveau des siennes. J'aurais voulu lui dire que c'était encore une idée de son père, mais je me retins, alors qu'il me faisait enfin face, respirant comme s'il venait de terminer un bon footing. Je ne pus m'empêcher de sourire, me demandant ce qui lui avait valu ce petit sprint, tandis que mon regard se déposait sur ses mains, dans lesquelles se trouvait un bonnet, ainsi qu'une paire de gants. Si ça, ça n'était pas mignon. Il avait pensé à tout. Comme quoi la télépathie existe, si si je vous l'assure. « Je n’ai pas pensé à te prévenir, mais il va falloir t’équiper… Pour notre tout premier bonhomme de neige commun. » Un bonhomme de neige ? Voila une idée qui ne manquait pas d'originalité. Elle me fit tout d'abord sourire, alors que je riais alors que Maxwell prenait soin de me couvrir comme l'aurait fait une mère avec son enfant. Alors que les gants faisaient connaissance avec mes mains, je sentis les lèvres du jeune homme se poser sur les miennes, tandis que je souriais à nouveau, heureuse d'être enfin à ses côtés.

Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit qu'il m'entraîne déjà avec lui, dans la direction du petit lac. « Dit moi tu n'as pas fais un bonhomme de neige de tes propres mains depuis autant d'années pour te presser à ce point ? » Mon rire s'élève à nouveau, alors qu'il ralentit la cadence, conscient que je commence à perdre mon souffle. La route me semble comme interminable, alors que le paysage défile devant mes yeux. Nous passons devant le coin des jeux pour enfants, dans lequel j'imagine déjà notre futur bébé, mais aussi son rire, se mêlant à ceux des autres enfants de son âge. Nous arrivons alors dans un coin retiré, qui apparaît à mes yeux comme un paradis sur Terre. Alors que je m'étais moi même étonnée de cette idée de bonhomme de neige, je comprends alors mieux son envie. La neige est ici abondante, brillante comme jamais, et cela donnerait presque envie de skier. Encore une fois, ça n'est pas la meilleure des idées étant donné mon état, ou plutôt ma situation.

« Bon, je te le dit tout de suite, tu ne feras pas tout. C'est pas parce que je suis enceinte jusqu'aux yeux que j'ai plus la force de faire une boule de neige. » Au moins, il était prévenu, pas de "Tu es enceinte ça peut être risqué tu sais" ou encore "Tu veux pas plutôt que je le fasse ?". Du Maxou tout craché. M'accroupissant, je pris soin de rouler une petite boule et alors que Maxwell pensait sûrement que j'allais la faire plus grosse encore, je la lançais dans sa direction, alors qu'un rire s'échappait de mes lèvres. Lui jetant un regard provocateur, j'ajoutais avant de reprendre mon sérieux. « C'était tellement tentant. » Esquissant une légère grimace alors que le bébé s'en prenait à mon ventre, je continuais sur l'idée de former une première boule de neige, assez grande pour former le bas du bonhomme de neige. Toutefois, je n'eus pas assez de force pour la pousser une fois celle ci quasiment formée, et le rire de Maxwell derrière moi me vexa gentiment, alors que j'ajoutais, amusée. « Bon d'accord... J'ai besoin de l'aide d'un homme musclé et fort pour terminer, je m'avoue vaincue. »


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 19:21




Elle finit par oser prendre la parole – ou à y parvenir, je ne suis pas certain que mon empressement lui ait laissé de temps de faire quoi que ce soi d’autre, alors que nous passons devant le banc qui m’avait tenu compagnie pendant près d’une heure. Mon regard s’arrête brièvement sur lui, alors que je commence à peine à reprendre une respiration correcte ; repenser à tout ce temps que j’avais passé là à rien faire est à mi-chemin entre le comique et le désolant, si on repasse ensuite la scène où je me précipitais au magasin le plus proche. Je n’y accorde cependant pas plus d’attention, désormais en la bien meilleure compagnie de la jolie brune, sur qui mon regard se pose. Sa remarque, couplée à l’air un peu secouée qui me rappelle qu’elle est enceinte –un comble lorsqu’on songe à tous ces interdits que je lui avais posés, enfin, disons plutôt que j’avais essayé de lui poser pour qu’elle se fatigue le moins du monde, et ce dès le début de sa grossesse- me freinent immédiatement, alors que je ralentis visiblement mon allure, un petit sourire un brin désolé au coin des lèvres. Je sais bien que sa réplique, sous sa forme interrogative, n’était pas une vraie question mais juste une pique d’humour pour me rappeler qu’elle n’était pas en état de s’adapter à cette vitesse déjà bien élevée pour moi, pourtant, je me sens comme forcé à y répondre… Et là était bien le problème. J’aurais pu sortir une réponse banale ou simplement acquiescer, mais la tension qui s’obstine à prendre de plus en plus de terrain sur ma bonne humeur m’en rend tout bonnement incapable, et, alors que la jeune femme ne faisait que rigoler, un éclat nerveux traverse mon regard et mon sourire perd un peu de son assurance. Je détourne la tête pour ne pas qu’elle me voit froncer les sourcils, mon regard s’arrête vaguement sur la petite vieille que nous dépassons à peine, avant que je ne finisse par répondre, trop précipitamment, trop robotiquement. « C’est que, avec… Avec tout ce qui s’est passé ces deux derniers mois, on… » Je serre doucement ma main autour de celle de la jeune femme alors que je regrette déjà d’avoir laissé s’échapper la première chose qui me venait à l’esprit. Ces deux derniers mois avaient été durs, c’étaient ceux de mon "erreur de parcours", ce nom auquel la jeune femme l’avait finalement banalisé au cours de nos discussions, même si c’était un peu maigre à mes yeux, ces mois étaient ceux de notre séparation, de sa disparition. Les évoquer ainsi alors que nous avions convenus de ne plus en parler était tout bonnement stupide, s’en servir comme un petit mensonge, certes par omission pour en protéger un autre, était encore pire. Pourtant, je reprends la parole pour terminer ma phrase, un blanc de quelques fractions de seconde plus tard. « Je veux dire, on s’est un peu trop comportés comme des adultes ces derniers temps. » Un sourire vient clore mes bredouillements un peu tiré par les cheveux, mais la jeune femme ne m’en tient pas rigueur, se contentant de me sourire elle aussi.

Nous passons devant les installations pour les enfants, auxquelles je jette un petit regard circonspect, presque méfiant ; la corde de la balançoire m’a paru immédiatement un trop usée à mon goût et je ne préfère même pas relever le fait qu’une vis dépasse de la cabane d’où débouche le toboggan. Mes yeux se posent sur la grand-mère et la fillette qui sont non loin de là, le bonnet qui est sur la tête de cette dernière efface mon air de père déjà inquiet face à la sécurité des lieux, au profit d’un petit sourire, alors que je tourne brièvement la tête vers Roxanne et le bonnet que, moi aussi, je lui avais fait mettre. Elle regardait ailleurs mais ne manque pas de tourner les yeux vers moi, elle croise mon regard amusé en haussant légèrement les sourcils mais je ne fais que sourire et reposer mon attention sur le chemin. Bientôt, nous arrivons à l’endroit que je souhaitais ; elle le comprend lorsque je lâche sa main pour quitter l’allée déblayée et m’engager dans la couche de neige, raisonnable mais toutefois suffisante pour venir à bout de ce fameux bonhomme de neige. Comme si j’avais déjà tout un scénario dans la tête, je me penche pour commencer à faire un petit tas de neige sans plus prêter, visiblement, d’attention à la jeune femme. Elle ne manque pas de protester ; j’aurais du m’en douter, mais j’ai l’esprit bien trop ailleurs pour prévoir ça et je ne peux que grimacer légèrement lorsqu’elle se met à genoux dans la neige, malgré son était. Cependant, je ne dis rien, me contente de faire peser un regard un peu insistant sur elle, même si je sais qu’elle n’en n’aura rien à faire. J’ai la galanterie de lui laisser mon début de tas de neige, elle me remercie en faisant une vulgaire boule de neige que j’ai le bonheur de sentir glisser entre ma nuque et le col de ma veste, alors que je partais un peu plus loin. Je grimace d’abord, puis laisse échapper un petit rire, que je n’essaye même pas de modérer pour donner un peu de sérieux à ma réponse, qui se veut sur un ton de reproche, bien que le résultat soit loin du compte. « Trop aimable… » J’ôte rapidement la neige en lui jetant un petit regard réprobateur, sans pour autant réagir davantage à son attaque. Ma vengeance arrive bien assez vite, lorsqu’elle finit par abandonner le combat qu’elle livre avec la grosse boule qu’elle a formé, combat dont je n’ai pas manqué une miette, interrompant même ma propre construction pour le regarder, ne manquant pas de ricaner gentiment. « Ce n’est pas parce que je suis enceinte que je n’ai pas de force… Tu disais ? » Je la rejoins, ne manque pas de lui retourner, enfin, ce regard provocateur qu’elle m’avait lancé quelques minutes plus tôt. Je pose mes mains sur la grosse boule pour la pousser en laissant échapper un soupir, volontairement exagéré, et je marmonne quelques critiques suffisamment narcissiques et machistes pour que je sois parfaitement conscient qu’une nouvelle attaque de boules de neige, accompagnée d’une mine outrée est imminente. « Hmpff. » À moins qu’elle ne préfère éclater de rire en me voyant échouer au même endroit qu’elle, ne parvenant pas à faire bouger le tas de neige du moindre petit centimètre. Sentant mon égo se fissurer de toute part sous son rire qui ne s’est pas fait attendre, mon visage exagérément sûr de moi se défait aussitôt et je grimace vaguement, ne retenant cependant pas un petit sourire. « Avant que tu ne fasses le moindre commentaire, sache que j’ai fait des pieds et des mains pour trouver une carotte pour le nez du bonhomme, simplement pour qu’il soit le plus réussi possible, juste pour te faire plaisir. Alors tu peux te moquer, mais j’attends aussi un peu de reconnaissance… » Je détourne le regard, la mine un peu vexée, même si rien ne pourrait abimer ma bonne humeur du jour. Du coin de l’œil je la vois déjà s’approcher de moi, je me dépêche donc de préciser quelle reconnaissance je souhaitais, même si je me doute qu’elle comptait plutôt venir m’embrasser ou quelque chose dans ce genre-là. « En allant la chercher dans le sac que j’ai posé au pied de l’arbre, par exemple. Tu remarqueras que j’ai pensé aux boutons, aussi ! » Regard décidément boudeur, rivé sur la grosse boule de neige, je reprends mon activité et forme la seconde boule, plus petite, plus légère, que j’arrive, cette fois-ci, à rouler sur quelques centimètres avant de la poser sur la première, marmonnant vaguement. « Et puis il est très là où il est. »



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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 19:46






Et dire que s'il n'était pas venu jusqu'en Alaska, je serais à ce moment même en train de m'apitoyer sur mon sort de femme trompée et célibataire. J'étais heureuse, heureuse qu'il ai pu faire ce premier pas, car, énervée et trahie comme je l'avais été, j'aurais sûrement attendu encore un peu avant de me faire entendre. J'aurais peut-être même finalement perdu ce qui m'était de plus cher, c'est à dire Maxwell. Car, le temps permet d'oublier, comme on dit. Peut-être aurait-il terminé par trouver une autre moitié, un autre idéal, loin de moi ? Étrangement, j'en doutais quelque peu, car on ne peut oublier quelqu'un aussi vite. Je chassais ces quelques idées de mes pensées, heureuse de m'être retrouvée ici, en sa compagnie. A présent, je n'étais plus seule, nous n'étions plus seuls. Ma plus grande peur se trouvait très loin derrière moi. Notre futur bébé aurait un équilibre et vivrait en compagnie non pas seulement de sa mère, mais aussi de son père. Et j'espérais au plus profond de moi que cela dure. Après tout, c'était bien parti n'est-ce pas ? Moi qui n'avait jamais aimé me projeter dans l'avenir, c'était à présent raté. J'étais bien obligée après tout, et je dois avouer que cela me rassurait quelque peu. C'était une façon de me dire que ma vie serait belle, et que cela ne faisait que commencer. Nous étions jeunes, et avions encore toute la vie devant nous. Alors profitons du moment présent. Profitons de ce bonhomme de neige et de cette journée qui restera sûrement gravée dans nos cœurs et esprits pour un bon moment. Et encore, j'étais loin de m'imaginer que ça n'était qu'un début, et qu'un simple moment de bonheur comparé à ce qui m'attendait. « C’est que, avec… Avec tout ce qui s’est passé ces deux derniers mois, on… Je veux dire, on s’est un peu trop comportés comme des adultes ces derniers temps. » Étrangement, lui aussi avait repensé au passé, ou plutôt à nos erreurs passées. Pourtant, ces paroles ne me dérangèrent pas, alors que je lui souriais, plutôt confiante. Tout ça était à présent très loin derrière nous, et c'était là la meilleure nouvelle à mes yeux. « On risque de retomber en enfance d'ici peu, crois moi. » Ajoutais-je en souriant, tout en désignant de mon regard mon ventre bien arrondi. Et oui, d'ici la naissance du petit, nous serions parents, et nous allions connaître la joie de regarder à nouveau des dessins animés, de faire de la pâte à modeler, sans oublier d'être fan de Oui-Oui et Winnie l'Ourson.

« Trop aimable… » Nous avions été trop adultes, alors il fallait bien que je me rattrape après tout. Autant dire que mon esprit de petite fille revenait vite au galop, me rappelant toutes ces batailles de neige en compagnie de ma sœur. « Ce n’est pas parce que je suis enceinte que je n’ai pas de force… Tu disais ? » Croisant les bras, faussement vexée, je le laissais faire, avant de rire à mon tour. Même avec de la force, cette boule de neige, aussi imposante que mon ventre était visiblement bien trop lourde. « Avant que tu ne fasses le moindre commentaire, sache que j’ai fait des pieds et des mains pour trouver une carotte pour le nez du bonhomme, simplement pour qu’il soit le plus réussi possible, juste pour te faire plaisir. Alors tu peux te moquer, mais j’attends aussi un peu de reconnaissance… » Prête à aller vers lui pour l'embrasser et le récompenser de ses efforts, il me coupa dans mon élan, ajoutant. . « En allant la chercher dans le sac que j’ai posé au pied de l’arbre, par exemple. Tu remarqueras que j’ai pensé aux boutons, aussi ! » Bah tiens! Tanpis pour son bisous, après tout il pouvait attendre un peu. Je pris alors le chemin du fameux sac, d'où je sortais la fameuse carotte, ainsi que les quelques boutons qu'il avait volé sur une de mes vieilles chemises que j'avais jeté la semaine précédente. Je ne pu m'empêcher de sourire en les retrouvant. Au moins, ils n'étaient pas perdus et destinés à finir leur vie dans une déchetterie, ces pauvres boutons.

Les quelques détails en mains, je retournais vers Maxwell, qui était dos à moi. Déposant mes mains sur ses épaules - mon ventre encombrant ne me permettant plus de l'entourer de mes bras - je déposais un baiser dans son cou, avant de lui tendre la carotte ainsi que les boutons. « Je te laisse inaugurer Roxell. » Un fin sourire se dessina sur mes lèvres, alors que je venais d'inventer un mix de nos deux prénoms pour nommer ce fameux bonhomme de neige. « Il est plutôt bien foutu en y repensant... » Ajoutais-je, en vue de le rendre jaloux, un fin sourire malicieux au coin des lèvres.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 20:58






J’ai réagi juste à temps ; elle dévie un peu sur la gauche et part en direction du fameux sac. Ce n’était pas que sa propre façon de venir me remercier me déplaise, mais j’avais de plus en plus hâte que ce bonhomme de neige soit terminé, non pas parce que je n’y trouvais pas d’amusement quelconque ou que ce petit incident ait suffi à égratigner assez mon égo pour que je perde l’envie de m’amuser ; je souhaitais seulement pouvoir passer à la seconde phase de ce petit plan auquel je pensais depuis quelques semaines déjà, la plus importante, mais aussi la plus difficile pour mes pauvres nerfs qui, malgré l’air joueur et détendu que j’aborde, ne cessent de faire des leurs. Je profite de son éloignement pour souffler, un peu moins discrètement, mais bien plus efficacement, fermant un instant les yeux alors que je posais la dernière des trois parties, la tête, au sommet du bonhomme qui prenait peu à peu forme. Le temps m’avait paru bien long alors que j’étais encore assis là-bas, sur ce banc, à l’attendre, tandis qu’à présent tout semblait s’enchaîner bien trop vite pour que je parvienne à garder une clarté certaine dans mes pensées. Je ne saurais dire combien de temps s’était écoulé depuis que nous étions arrivés ici si notre ami de neige n’était pas là, en guise de témoin, plutôt vague, mais qui pouvait nous donner une petite idée tout de même. Les questions fusaient, toutes les situations possibles et imaginables de déroulaient dans ma tête, alors que je m’étais préparé à rester le plus clair possible, le plus ordré dans mes songes, une fois n’est pas coutume. Je ne voulais pas que ce moment soit quelque peu ébranlé par des mots que je ne voudrais pas prononcer mais qui s’échapperaient malgré moi, par des phrases confuses, de grimaces ennuyées voire même agacées, toutes ces choses auxquels la jeune femme devait pourtant être habituée, et même attachée, puisqu’elle était encore auprès de moi, neuf mois après notre « rencontre » proprement dit, outre les quelques mots ou regards échangés avant cette soirée orageuse d’août dernier.

D’ailleurs, c’est sa présence qui me fait quitter mes songes, le baiser qu’elle pose dans mon cou suffisant à effacer les quelques traces d’inquiétude que la nervosité a gravé sur mes traits au profit d’un sourire, du coin des lèvres. Elle me tend ce que je lui avais demandé, je me saisis du légume et des quelques boutons en lâchant un petit rire. « Roxell ? Sérieusement ? Rappelle-moi qui se moquait de "Brangelina", hier soir encore ? » Je hausse un sourcil en tournant vaguement la tête vers elle, me doutant bien que l’idée de nom devait avoir trouvé quelque inspiration dans la discussion que nous avions eu la veille, forte d’intérêt, de profondeur et de découverte, à propos des deux acteurs, après les avoir vu dans le film, devenu presque un rituel, du vendredi soir. Puis, mon attention se reporte sur le bonhomme, à qui j’ai l’honneur de donner son nez, ses yeux, sa bouche et quelques boutons. Je me décale ensuite, me libérant des mains de la jeune femme pour mieux l’emprisonner entre les miennes, alors que c’est à mon tour de venir me glisser dans son dos, me rapprochant bien plus facilement qu’elle ne peut le faire, son ventre ne laissant plus aucun doute sur sa grossesse – et, à une semaine de son terme, c’est peut-être mieux comme ça. Je pose une de mes mains sur celui-ci avec cette douceur habituelle, alors que l’autre vient remettre en place affectueusement le bonnet de la jeune femme. La remarque de cette dernière m’arrache un petit sourire, alors que je devine bien à son ton malicieux qu’elle n’était pas sans sous-entendu. Cependant, alors qu’elle doit s’attendre à me voir sourciller ou me renfrogner un peu, comme d’habitude, je me contente de soupirer légèrement, avant d’acquiescer. « Je ne peux qu’être d’accord avec toi. Il doit tenir ça de la moitié de son prénom… Reste à savoir laquelle. » La fin de ma réplique se termine sur le même ton que celui qu’elle avait employée, suffisamment ironique pour qu’elle sache très bien que je ne parlais pas de la première moitié ; elle se retourne et fait face à un nouveau sourire, qui s’est épris de mes lèvres. Avant qu’elle n’ait le temps de rétorquer quoi que ce soit, je prends un ton un peu plus grave, et grimace légèrement. « Néanmoins… Le fait qu’il n’ait pas de bras me refroidit quelque peu. » Nouveau sourire, bien plus angélique, bien plus doux ; je sais qu’elle ne pourra s’y refuser. D’un petit signe de tête, je désigne le même arbre qu’avant, y ayant repéré quelques branches mortes. « Tu t’en charges ? » Je desserre mon étreinte et la pousse doucement vers la direction indiquée, sans lui laisser le temps de s’y opposer, ou je ne sais quoi. Par chance, elle ne m’en tient pas rigueur et s’éloigne une nouvelle fois… Me laissant l’occasion de faire disparaître l’air détendu que je m’efforce de garder collé à mes traits.

Il laisse sa place à une mimique franchement nerveuse, bien qu’un sourire ne se décolle pas du coin de mes lèvres, alors que je fais un pas vers le bonhomme de neige, fourrant ma main que je viens de sortir de mon gant dans ma poche de veste. Je jette un regard en direction de Roxanne pour m’assurer qu’elle est toujours occupée à chercher les bras parfaits, marmonne un vague réponse lorsqu’elle constate qu’ils ont tous ou trop de doigts ou trop peu ; mon attention se glisse sur l’écrin noir que je viens de sortir de ma poche. Je parcours un instant le daim qui le recouvre, souris doucement, puis l’ouvre et en sors la bague de fiançailles que j’ai choisi pour la jolie demoiselle qui s’affaire toujours à trouver les prothèses parfaites pour Roxell. L’anneau glissé sur la carotte de nez du bonhomme blanc, j’ai rangé l’écrin et remis mon gant, regardant Roxanne qui revient vers moi, visiblement fière de ses deux trouvailles. « Parfait. » Je les glisse sur les flancs du bonhomme, recule d’un pas pour rejoindre la jeune femme qui semble sur le point d’applaudir notre création. « Attends ! Tu n’as jamais fait de bonhomme de neige ou quoi ? » Je fronce les sourcils, la fixant d’un regard presque hautain. « Il lui manque le bonnet… » Je laisse échapper un sourire pour gommer toute trace de sérieux, alors que j’enlève le mien et le lui tend. « À toi l’honneur. » J’attends qu’elle s’en saisisse et s’approche du bonhomme, ne se doutant pas encore de ce qu’elle trouvera en s’approchant un peu plus, pour mettre un genou à terre.




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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 11 Avr - 21:25






Je crois que je n'ai jamais passé une matinée de la sorte jusqu'aujourd'hui. Cela change des matinées passées entre ses bras, mais c'est tout aussi agréable. La neige, le paysage, le parc, mais surtout lui. Car, ne soyons pas bêtes, ce serait beaucoup moins amusant sans lui. Il apporte un charme à ce tout, c'est certain. Tout ça m'avait tellement manqué... Et encore, le terme n'est pas assez fort pour exprimer ce que je peux ressentir à cet instant précis. C'est fou comme ces petits instants peuvent vous combler de bonheur. Et dire que certains n'arrivent pas à être heureux alors qu'ils ont tout l'argent possible au monde. Comme quoi l'argent ne fait pas le bonheur. C'est ça être heureux, c'est ça la vie finalement, être avec les gens que l'on aime. Et encore, la personne que nous aimons le plus n'est pas encore là, mais ne tardera pas à pointer le bout de son nez. Une semaine, une petite semaine, avait annoncé le docteur. De quoi me rassurer, au moins, je n'accoucherais pas aujourd'hui, et nous pourrons profiter amplement de cette petite sortie. Mais, encore une fois, nous ne sommes sûrement pas au bout de nos surprises. « Roxell ? Sérieusement ? Rappelle-moi qui se moquait de "Brangelina", hier soir encore ? » « Roh, on va pas recommencer hein! » Un sourire s'affiche sur mon visage, alors que je repense à la dernière soirée, et ce débat sur ce simple mix de prénoms. Après tout, Maxwell le sait, ce mix m'exaspère. La médiatisation du couple aussi à vrai dire. A quoi bon vouloir mettre sa vie dans tous les journaux ? Pour gagner un peu plus d'argent ? N'en ont-ils pas déjà assez ? Malheureusement, on ne refera jamais le monde des stars, il est déjà bien trop tard.

« Je ne peux qu’être d’accord avec toi. Il doit tenir ça de la moitié de son prénom… Reste à savoir laquelle. » Encore une fois, ma moitié a de la répartie. C'est aussi une des choses que j'aime chez lui. Que ferait-on sans nos deux caractères de gros têtus ? Sans toutes ces taquineries lancées toutes les cinq minutes ? C'est aussi ça qui nous rapproche, finalement. Bien souvent, c'est après ce genre de taquineries, de moqueries, que l'on se retrouve l'un dans les bras de l'autre. Je dois même avouer que parfois j'en joue. Pourquoi ne pas en profiter après tout, hein ? « Néanmoins… Le fait qu’il n’ait pas de bras me refroidit quelque peu. Tu t'en charges ? » J'acquiesce, avant de me diriger vers les quelques arbres qui nous entourent. Par chance, de nombreuses branches sont à ma hauteur, et pourtant dieu sait que je suis petite en mon genre. Alors que le choix du bras gauche se porte sur une branche parfaite, je commence à m'impatienter en cherchant la branche qui servira de bras droit. « Je crois qu'on va le faire manchot, c'est une bonne idée tu crois pas ? » Un rire s'élève, alors que je termine par opter pour une branche, non pas parfaite, mais acceptable. « Parfait. » Rien de mieux pour me rassurer, les branches sont à son goût. Après tout, ce ne sont que deux morceaux de bois, mais j'ai l'impression d'être aussi fière que le jour où j'ai obtenu mon bac, c'est pour vous dire. « Attends ! Tu n’as jamais fait de bonhomme de neige ou quoi ? Il lui manque le bonnet… A toi l'honneur! » Il me tend alors son chapeau, sans même que je ne sois consciente de ce qui va m'arriver. Dans quelques secondes, je vais faire face à un objet, un objet pas comme les autres. Un objet qui change toute une vie.

Je me retourne, prête à enfoncer le bonnet de ma moitié sur le fameux Roxell, mais avant je prends soin d'admirer notre œuvre. Et là, mon cœur se met à battre à tout rompre, alors que mon regard ne quitte plus des yeux... Une bague. Un anneau, plus précisément. Pas le genre de bijoux que vous offre votre petit ami pour vous faire plaisir. Mais le genre de bague que vous offre votre âme sœur pour s'unir à vous. Mes mains sont au dessus de la tête du bonhomme, comme figées. Le bonnet finit par atterrir quelques mètres plus bas, sur la neige encore brillante, alors que j'effleure des doigts la fameuse bague. Mes yeux sont emplis de larmes. Au contraire des derniers mois, ce ne sont pas des larmes de tristesse, non. Ce sont des larmes de joie. Ce n'est qu'après deux minutes au moins que je retire cette fameuse bague du nez de notre bonhomme, alors que je me retourne, faisant face à un Maxwell... Bien plus petit que moi contrairement à d'habitude, sur un genou. S'en est déjà trop pour moi, une larme coule sur ma joue, alors que je lui souris, ne quittant plus son regard. J'ai comme l'impression d'être enfermée dans une bulle, ou plutôt un cocon, qui n'appartient qu'à nous. Ma bouche tout comme mon cœur n'ont qu'une seule envie : crier oui. Et pourtant, je ne fais que me mordre la lèvre inférieure, ajoutant alors que des larmes coulent sur ma joue. « C'est... C'est pour moi ? » Je suis tellement sous le choc de cette demande que j'en viens à poser des questions bêtes. Consciente de cette phrase, je ne peux m'empêcher de rire, avant de me taire à nouveau, le laissant parler à son tour, tradition oblige.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Ven 13 Avr - 19:09





J’aurais peut-être du attendre qu’elle se retourne vers moi pour m’agenouiller, tel que le souhaite la tradition et mon âme de vieux romantique attaché à ces valeurs ; le froid du sol enneigé a vite fait de m’envahir, malgré la chaleur qui irradie de mon cœur… Mais c’est bien là le cadet de mes soucis. Un temps qui me semble interminable s’est déjà écoulé depuis que j’ai compris qu’elle avait remarqué la bague, mon bonnet, ou plutôt celui du bonhomme, lui ayant échappé des mains. Ces minutes sont celles de toutes les émotions ; d’abord l’impatience de la voir se retourner et de découvrir son air, puis… l’appréhension de la voir se retourner et de découvrir ses traits. Plus les secondes passent, plus mon sourire dépérit et mes pensées s’emmêlent. Et si j’avais fait une erreur ? Et si c’était trop rapide ? Et si elle ne comprenait pas ? Et si elle disait non ? Mon cœur qui battait déjà à tout rompre entame une chamade qui a vite fait de me déstabiliser encore plus que je ne l’étais déjà. Le temps m’avait paru long jusqu’à ce jour J, puis les choses s’étaient enchaînées à une allure folle, de son arrivée au parc jusqu’à ce qu’elle découvre la surprise qui l’attendait en s’approchant du bonhomme de neige, me faisant perdre toute notion du temps… Grande nouvelle, je venais de le retrouver – au plus grand malheur de mes nerfs qui allaient bientôt finir par lâcher si elle laissait encore s’écouler plus d’une minute, dos à moi, me cachant tout indice sur son état d’esprit. Par chance, elle se retourne finalement, et m’offre un sourire qui suffit à raviver le mien en un claquement de doigt, à chasser la tornade qui sévit dans ma tête au profit d’une forte émotion, comme je m’y attendais, comme je le redoutais. J’en perds d’ailleurs un peu le nord, ne sachant par quoi commencer ; heureusement, la surprise la pousse à succomber à cette forme de naïveté que je trouve si attachante et sa question me permet de me détendre quelque peu, alors qu’un petit rire s’empare de moi, avant de s’éteindre dans un sourire. « Seulement si tu arrêtes de pleurer… C’est déjà suffisamment difficile comme ça pour moi. » Si seulement toutes les difficultés du monde pouvaient être aussi agréables et pleines de bonheur que celle –ci, n’étant une contrainte que par l’émotion qu’elle procure ! Mon sourire se pare une nouvelle fois d’une touche malice, avant qu’il n’aille se limiter au coin de mes lèvres, alors que je fais se rapprocher un peu plus Roxanne, faisant courir mes doigts sur sa jambe. Je viens ensuite glisser l’une de ses mains dans la mienne et je me saisis de la bague qu’elle tient de l’autre, la reprenant une dernière fois avant qu’elle n’appartienne plus qu’à elle. Je prends une inspiration en serrant tendrement sa main, avant de ne me lancer, le plus doucement possible. « Je sais que ça ne fait même pas encore une année qu’on se connait et que ces mois passés ensemble n’ont pas été aussi … roses, insouciants que ce dont tu devais rêver, quand tu pensais à ta prochaine relation. » Lui rappeler le manque de simplicité de nos débuts n’était peut-être pas la chose la plus romantique à laquelle je pouvais penser en ce moment, mais c’était juste à dire. Quelle femme, aussi indépendante soit-elle, ne laisse pas aller son imagination lorsqu’elle songe à son prochain amour, idéalisant cet être qu’elle ne connait pas encore ? Évidemment, les histoires d’amour d’antan, où l’on s’aime de ses dix ans jusqu’à la fin de sa vie, ou encore les contes de fées, où princes et princesses vivent un bonheur parfait dès le premier regard, ne bernent plus personne depuis longtemps déjà, sinon les petites filles, qui se rendront cependant vite compte que la réalité de la vie est différente. Toutefois, il y avait un juste milieu entre une histoire d’amour utopique telle que ces dernières et celle que Roxanne et moi avions entamée il y a près de neuf mois, un juste milieu que je n’avais eu cesse de m’en vouloir de ne pas pouvoir lui offrir, incapable, dans mes tourments inlassables et mes doutes, de me montrer suffisamment naïf, confiant pour me laisser aller dans cette relation en toute nonchalance. Elle ne me l’avait jamais reproché, bien au contraire, elle avait toujours cherché à venir me contredire lorsque je lui en faisais part, toutefois, j’en restais convaincu. Les moments loin de toute réalité, les projets d’avenir, les rêves hors normes, les promesses que tout sera toujours parfait, toutes ces choses qui faisaient l’insouciance et la passion d’un jeune couple, toutes ces choses que j’avais été capable par le passé d’offrir à Zoey, il m’avait été impossible de les faire vivre à la jolie brune, ne connaissant que trop bien le revers de la médaille, alors qu’elle aurait du avoir le droit d’y goûter elle aussi. Conscient qu’elle pourrait vouloir me rassurer une fois de plus si je laisse ce blanc durer plus de quelques secondes, malgré sa propre émotion, je reprends la parole après un petit sourire. « Tu pourras donc juger ça trop rapide, et sûrement paradoxal, après tout ce que j’ai pu te dire sur l’idée de me marier à nouveau. » Une nouvelle fois, la référence n’est pas des plus sentimentales mais s’avère véridique. Le thème du mariage avait toujours été un peu délicat lorsque nous venions à en parler, d’une part parce que cela semblait précipiter un peu plus encore les choses que la grossesse de la jeune femme ne le faisait déjà, et ça, même si c’était en toute innocence, simplement curieux de l’avis de l’autre sur la question, et d’autre part, étant donné mon passé. J’avais déjà été marié, avec la femme aux côtés de laquelle, j’en étais alors persuadé, je comptais mourir, une vie plus tard. Le destin en ayant décidé autrement, je ne me voyais plus lui laisser l’occasion de me décevoir à nouveau en réitérant la chose, même lorsque j’avais rencontré Roxanne et ça, même si je n’avais pas eu le cran ou même l’envie de lui en faire part, elle l’avait sans aucun doute ressenti, dans la maladresse de mes mots, dans ma façon d’être, de ne plus vouloir penser à l’avenir. Et pourtant, j’étais aujourd’hui agenouillé face à elle, cette bague dans une main et serrant la sienne dans l’autre, sur le point de lui confier les raisons qui m’avaient fait changé d’avis. « Mais je suis tombé amoureux de la manière que tu as de me prendre dans tes bras quand tu vois que ça ne va pas, de la manière dont tu rigoles pour un rien, du regard que tu poses sur moi avant de t’endormir, de ta mine quand tu es boudeuse, de tes baisers et tes taquineries… Je suis tombé amoureux de toi et de toutes ces choses qui font de toi cette fille que je veux être en mesure de garder au plus près de mon cœur autant de temps que la vie m’accordera. Et puis… Et puis il vaudrait mieux qu’on officialise les choses avant que les gens ne commencent à se douter de ta grossesse. » La dernière réplique et son ironie évidente contraste totalement avec ma déclaration ; c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour ne pas flancher face à ma propre émotion, empirée par celle que je vois briller dans son regard. Je laisse un petit rire nerveux s’échapper, baissant un instant la tête, le temps de reprendre un tant soi peu mes esprits. Mes yeux se posent brièvement sur l'anneau, avant que je ne repose toute mon attention sur Roxanne. « Alors, si tu veux bien des trois enfants, du labrador et de la balançoire au fond du jardin que j’ai à te proposer... J'aimerais te demander de devenir ma femme. » Je lève légèrement la bague et la lui tend, ponctuant ma proposition d'un sourire presque timide, mais plus qu'heureux.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Ven 13 Avr - 20:27






C'était un rêve. Un rêve devenu réalité. Dieu sait que j'avais plus d'une fois rêvé du jour où je me marierais. Étrangement, je n'avais jamais pu mettre un visage sur la personne qui me ferait une telle déclaration, une fois réveillée. A présent, tout était beaucoup plus clair. Je deviendrais non plus mademoiselle Mcfire mais Madame Hutchinson. Et je dois avouer que je n'aurais pu rêver mieux. Pour une surprise, c'était une surprise, et une bonne. J'étais loin de m'attendre à ça. Et pour cause, nos conversations concernant le mariage avaient bien souvent tourné court. A vrai dire, je m'étais toujours sentie mal à l'aise vis à vis de Maxwell, car après tout, il avait déjà été marié, et j'avais toujours su aussi bien que lui comment s'était terminé cette union. Non pas par un divorce, comme c'était bien souvent le cas de nos jours, mais par une perte. Une perte violente, injuste, dont très peu se remettaient. Je savais pertinemment que Maxwell ne l'oublierait jamais, ne les oublierait jamais. Mais j'étais fière de lui, tout comme de moi. J'avais réussi à redonner le sourire à la seule personne qui croyait l'avoir perdu à tout jamais. Et aujourd'hui, c'était à son tour de me prouver que je n'étais plus seule. Je n'avais pas vécu tout ce qu'il avait enduré, mais j'avais du faire face à la perte d'un être cher moi aussi. Par chance, il m'était revenu, et était prêt à me faire devenir sa femme. « Seulement si tu arrêtes de pleurer… C’est déjà suffisamment difficile comme ça pour moi. » Alors qu'une larme coulait effectivement sur ma joue, je l'effaçais d'un revers de main, un rire se mêlant aux paroles de Maxwell, qui continua son discours. « Je sais que ça ne fait même pas encore une année qu’on se connait et que ces mois passés ensemble n’ont pas été aussi … roses, insouciants que ce dont tu devais rêver, quand tu pensais à ta prochaine relation. » Après tout, quelle relation avait été rose éternellement ? Il y avait toujours un "hic", comme on le dit parfois si bien. C'était ça la vie, surmonter des obstacles pour mieux tout affronter par la suite. Peut-être que Maxwell n'aurait jamais osé une telle demande si nous étions restés ensemble ? L'éloignement nous avait montré à quel point il nous était important d'être ensemble, là résidait toute l'histoire.

« Mais je suis tombé amoureux de la manière que tu as de me prendre dans tes bras quand tu vois que ça ne va pas, de la manière dont tu rigoles pour un rien, du regard que tu poses sur moi avant de t’endormir, de ta mine quand tu es boudeuse, de tes baisers et tes taquineries… Je suis tombé amoureux de toi et de toutes ces choses qui font de toi cette fille que je veux être en mesure de garder au plus près de mon cœur autant de temps que la vie m’accordera. Et puis… Et puis il vaudrait mieux qu’on officialise les choses avant que les gens ne commencent à se douter de ta grossesse. » Comment ne pas retenir quelques larmes ? Moi qui était à fleur de peau de nature, tout cela accentué par la grossesse. C'était là le plus discours de toute une vie. Et encore une fois, je retrouvais bien mon Maxwell, qui, submergé d'émotions, préférait me faire rire. « Alors, si tu veux bien des trois enfants, du labrador et de la balançoire au fond du jardin que j’ai à te proposer... J'aimerais te demander de devenir ma femme. » Mon cœur battait à tout rompre, tandis que mes mains tremblaient, celles-ci ayant quitté exceptionnellement mon ventre pour rejoindre celles de mon futur mari. « Seulement trois enfants ? Je pense que je vais devoir réfléchir dans ce cas. » Ajoutais-je alors qu'une énième larme coulait sur ma joue, nos rires se mêlant à nouveau. Et alors que je serrais les mains de Maxwell, mon regard plongé dans le sien, j'ajoutais à mon tour. « Plus sérieusement je dois avouer que je suis étonnée d'une telle demande. Il faut dire que j'étais tellement concentrée sur ce bonhomme que... Enfin... OUI! » Les émotions avaient enfin laissé place à ce oui, tant attendu. « Bien sûr que je veux devenir votre femme Monsieur Hutchinson. » Ajoutais-je en me mordant la lèvre inférieure, alors qu'il glissait délicatement la bague à l'annulaire de ma main gauche.

Étrangement, ce fut à ce moment qu'une grimace prit place sur mon visage, suivit d'un "Aïe" ainsi que d'une seconde grimace. Prise d'une douleur, je reprenais la parole, face au visage décomposé de Maxwell, qui visiblement était déjà bien assez inquiété. « Le bébé Max' il... Je crois qu'il arrive. » Je lui avais déjà fait le coup deux fois depuis les deux dernières semaines. Pourtant, j'étais quasiment certaine que c'était cette fois ci la bonne. Car autant avouer que jamais, oh non jamais il n'avait livré une telle bataille à mon ventre.


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ROXANNE L. MCFIRE. Un jour le soleil aura fait fondre toute la neige de ce parc, les océans s'assécheront et le soleil s'éteindra mais quand ce jour viendra je t'aimerai encore, mon amour sera éternel.
Je te le promets, Maxwell.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Sam 14 Avr - 7:10




Sa réflexion me fait tout d’abord rire, alors qu’elle évoque le nombre visiblement trop faible d’enfants que je lui ai proposé. À vrai dire, nous n’en n’avions jamais vraiment parlé, mais je savais pertinemment qu’elle adorait les petits, d’une part par son métier et d’une autre grâce à celui qui grandissait dans son ventre et auquel elle était déjà irrémédiablement attachée. Quant à moi, elle connaissait mes idéaux et tous ces rêves de grandes familles que j’avais pu avoir. Il paraissait donc évident que chacun de nous se voyaient entourés de plusieurs enfants, cependant, comment savoir si nous allions les avoir ensemble ? Rien n’était moins sûr alors, et c’était donc encore un autre sujet un peu délicat à aborder, avant que l’engagement que nous venions de prendre ne vienne clarifier notre situation et laisse bien des promesses se faire entre nous. Enfin… Disons plutôt l’engagement que je viens de prendre, et là, sa réflexion me semble tout de suite bien moins amusante. Si je sais que sa première réplique n’était pas sérieuse, l’entendre entamer la seconde, non pas par un oui, bref, concis et plus qu’attendu, mais par un commentaire comme quoi elle était surprise a le mérite de raviver de plus belle encore la tension que je pensais pouvoir oublier pour de bon, une fois ma demande prononcée. Cependant, elle ne laisse pas le temps au doute de s’installer pour de bon sur mes traits avant de finalement me donner une réponse qui me convienne, et c’est le cas de le dire, même si mes sourcils se sont déjà légèrement froncés et que mon sourire ne sera bientôt plus qu’un maigre filet. Ce dernier reprend de plus belle, alors que j’ôte mon regard enjoué du sien pour poser mon attention sur la bague que je m’apprête à lui passer au doigt, acte final d’une mascarade digne des plus grands films d’amour et aussi désuète peut-elle aujourd’hui paraître, mais pourtant si touchant. Je parcoure vaguement son sertissage du regard, songeant un instant au visage un brin agacé du bijoutier face à mes demandes de tout voir, jusqu’à trouver celle qui me convienne, il y a quelques semaines maintenant. Il faut croire que les autres futurs mariés de ce coin perdu du pays ne se montrent pas aussi pointilleux - ou indécis, chacun son point de vue- que je l’avais été en passant plus de deux heures dans sa minuscule boutique. Cependant, j’ai bien mieux à faire que de songer à ce vieux monsieur aux airs coincés du type qui veut se faire passer pour un Suisse pour donner un côté encore plus luxueux à son commerce, et bien plus joli à regarder, alors que je glisse finalement la bague au doigt de Roxanne en relevant les yeux vers elle. Je souris lorsqu’elle m’appelle par mon nom de famille, comme souvent dans nos moments de complicité, et je songe qu’elle le partagera bientôt avec moi avec un brin de fierté… mélangé à une certaine sorte d’appréhension. Je ne peux retenir une petite remarque, qui s’échappe dans un souffle, à l’instant même où elle traverse mon esprit. « Ma mère va faire une attaque, il n’y a plus aucun doute. » Parler d’elle n’était peut-être pas la chose la plus adéquate à faire dans ce moment qui ne devait appartenir qu’à nous deux ; pourtant, je sais qu’elle ne m’en tiendra pas rigueur et sera plus étonnée qu’autre chose. Moi qui évitais toujours soigneusement le sujet de ma famille, me voilà à l’évoquer, un petit sourire amusé au coin des lèvres. Cependant, c’était comme si ces fiançailles m’avaient brutalement rappelés que, aux yeux de mes parents, je devais encore être enfermé dans leur maison, à me morfondre et ne plus rien attendre de la vie, et que je ne leur avais toujours pas parlé de Roxanne. J’avais toujours eu dans l’idée dans le faire, seulement, j’avais toujours remis ça à plus tard, conscient qu’ils pourraient être quelque peu décontenancés par la nouvelle, d’autant plus si je leur annonçais inévitablement sa grossesse dans la foulée. Si bien qu’à présent, j’allais avoir des fiançailles à rajouter sur le tas, si ce n’est pas un mariage, si je traîne encore quelques mois.

Je me redresse et viens essuyer du bout des doigts ces larmes qu’elle n’a pas voulu faire disparaître au moment où je le lui avais demandé. Puis, toute ma paume se pose et appuie délicatement sur sa joue, je la regarde un instant en ne faisant que lui sourire, avant de venir déposer un baiser sur ses lèvres. Un baiser auquel elle a bien vite fait de répondre… Par une grimace. Mon sourire perd un peu de sa superbe, alors que je fronce les sourcils, cherchant à comprendre une telle mimique dans un instant comme celui-ci. Au moment où je songe à la possibilité que j’aurais pu avoir d’oublier de rendre visite à ma brosse à dent dans la précipitation de mon départ, elle lâche une petite exclamation de douleur, empêchant ces doutes de mettre mon égo bien à mal. Mon regard parcourt ses traits qui se décomposent une nouvelle fois dans une grimace alors que je recule légèrement, comme si j’espérais y trouver une explication, comme si j’avais peur d’être la raison de la douleur que je lui devine –la vérité n’en sera pas bien loin. Ce ne sont que ses mains, qui ont quittées les miennes avec un peu de brusquerie pour venir se poser sur son ventre, qui me rappellent à la réalité des choses, à toutes ces inquiétudes que j’avais pu mettre de côté, peut-être bien pour la première fois depuis le début de sa grossesse. Elles font un retour fracassant, alors que je baisse les yeux vers son ventre ; où diable avais-je la tête en la faisant sortir par un tel froid de canard, en la poussant à faire une activité un tant soit peu physique telle que celle de former des tas de neige lourds et difficiles à manier, puis à rester debout de longues minutes et, pire encore, en chamboulant toutes ses émotions ? Je me mords la lèvre inférieure et repose un regard inquiet sur le sien alors qu’elle déclare, à son tour, quelque chose qui va me surprendre. Ou du moins… Qui aurait du me surprendre, si bien même ce n’était pas la troisième fois déjà que je l’entendais en moins de deux semaines. Je reste un instant sans réaction, simplement avec cet air inquiet, comme si j’avais encore un peu de peine à retrouver toute ma réactivité et mes esprits ; néanmoins, un sourire vient finalement prendre place au coin de ma bouche, d’une décontraction plutôt inattendue. « Mais non. Le bébé doit simplement se demander ce qui se passe pour que tu sois dans tous ces états. Il suffira que tu reprennes un peu tes esprits et ça passera. » J’ai le ton d’un docteur ; finalement, je n’étais qu’à quelques démarches d’obtenir ce titre, à y réfléchir… Même si le doctorat que j’avais entamé alors que j’étais encore étudiant à l’Université de Boston n’avait strictement rien à voir avec la médecine. Ces mots visant à la rassurer n’ont aucun fondement, sinon le souvenir que j’ai de ce que le médecin de la jeune femme nous avait dit après deux fausses alertes et mon propre ressenti. Seulement, qui peut mieux juger du sérieux d’une telle situation que la future maman ? J’allais bientôt m’en rendre compte et le sourire apaisant qui a pris place sur mes lèvres ne risquait pas de faire long feu.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Dim 15 Avr - 16:00






Nous n'avions jamais évoqué le nombre d'enfants à venir. A vrai dire, le premier était arrivé bien plus tôt que prévu, quelques mois seulement après notre première rencontre. Par chance, au contraire de certains qui se seraient quittés, ou bien qui auraient simplement eu recours à l'avortement, Maxwell et moi n'avions pas réfléchi longtemps, concluant assez rapidement que nous garderions cet enfant. Après tout, il avait été fait avec amour, alors pourquoi le renier, mais surtout, pourquoi lui faire perdre la vie ? La suite de notre histoire avait compliqué quelque peu les choses, une tromperie s'étant immiscée au sein de notre couple. Encore une fois, nous avions été assez intelligents pour ne pas tout gâcher et repartir du bon pied. Nous changions ainsi de décor, nous retrouvant en Alaska, pour le plus grand bonheur de mon petit corps frêle et frileux. Après tout, c'était le seul endroit que j'avais pu trouver assez loin pour que Maxwell ne puisse pas me retrouver. Cependant, secrètement, j'avais toujours espéré qu'il me retrouve, comme il l'avait finalement fait. Car j'avais besoin de lui, comme un dépendant a besoin de sa dose de drogue chaque jour. J'avais besoin de sa présence, de ses taquineries mais surtout de ce futur père qu'il deviendrait. Je savais pertinemment qu'il était à la fois le mari idéal, mais aussi le papa poule idéal. Depuis l'annonce de ma grossesse, il n'avait cessé de s'inquiéter. Pourtant, ces dernières semaines, il avait étrangement relâché prise, après que le médecin lui ai annoncé d'être sûr de voir arriver le petit d'ici deux semaines. A ce jour, il ne restait plus qu'une seule semaine avant sa fameuse arrivée.

« Ma mère va faire une attaque, il n’y a plus aucun doute. » Je ne pu m'empêcher de sourire, avant de repenser au fait qu'elle n'était sûrement pas au courant du fait que son fils avait trouvé de nouveau chaussure à son pied. Comment le prendrait-elle ? Et bien selon lui, ce serait une attaque. Pour une rencontre, ce serait plutôt embêtant de faire réagir de la sorte ma future belle-mère, n'est-ce pas ? Comme dit précédemment, nous avions donc une semaine devant nous pour accueillir bébé. Et pourtant, c'était cet instant précis que j'avais choisi pour lui confier que j'étais certaine du fait que le bébé arriverait d'ici quelques heures. Le pourquoi du comment ? Cette douleur, incomparable à toutes les précédentes. Mais surtout cette sensation d'avoir été aux toilettes, sans même baisser son pantalon. « Mais non. Le bébé doit simplement se demander ce qui se passe pour que tu sois dans tous ces états. Il suffira que tu reprennes un peu tes esprits et ça passera. » Selon Maxwell, c'était donc simplement le fait que je me sois retrouvée dans tout mes états suite à cette demande ? « Et si je te dit que je viens de perdre les eaux, tu penses toujours la même chose ? » Ajoutais-je tout naturellement, alors qu'une légère trace sur mon pantalon clair prouvait aisément cette affirmation. Cette fois ci, plus aucun doute, nous serions parents d'ici quelques heures. Et cette phrase, accompagnée d'une telle preuve, serait sûrement la cause d'une certaine panique chez Maxwell, qui cette fois-ci ne pourrait plus suspecter trop d'émotions de ma part.


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MessageSujet: Re: Depuis le temps qu'on l'attendait. [PV MAXOU] Mer 2 Mai - 7:53




Effectivement, mon sourire disparait bien vite, lorsqu'elle m'informe d'un détail qui suffit à passer à la trappe toutes mes jolies paroles assurées et sans fondement; la perte des eaux. Bien que mes traits restent parfaitement figés, tout comme mes lèvres, mon regard perd toute sa brillance, ôtant tout éclat à ce sourire qui doit sans doute plus ressemblé à une grimace forcée qu'autre chose. Je le laisse fixé sur elle, incapable de réagir... Du moins, d'apparence, car tout s'embrouille une seconde plus tard dans ma tête. Je me rends compte alors que je n'étais pas si rôdé que le Super Papa que je laisse penser que je suis. J'étais préparé à l'arrivée de ce bébé, évidemment, malgré les circonstances parfois un peu difficile de la grossesse de la jeune femme, nous avions suffisamment discuté de ce jour, que ce soit ensemble, avec un médecin ou la sage-femme qui nous avaient prodigué des conseils et expliqué le déroulement des choses. Seulement, dans ma tête, cela se passerait une semaine plus tard, nous serions dans l'appartement que la jeune femme avait loué à son arrivée en Alaska et dans lequel j'avais emménagé à mon tour il y a quelques semaines, bien à l'abri du froid, avec tout ce qui serait nécessaire sous la main, ses affaires à emmener à la maternité, un canapé où elle pourrait s'installer et se détendre, et surtout une voiture à quelques mètres de l'entrée pour se rendre au centre hospitalier, somme toute assez éloigné, étant donné la rusticité de la ville qu'elle avait choisi au moment où elle m'avait quitté, dans l'optique que je ne puisse jamais la retrouver. Aujourd'hui, dans ce parc, nous nous retrouvions loin de tout ça, loin de tous ces préparatifs qui auraient du rendre ce moment le plus facile, ou, du moins, organisé, l'adjectif "facile" n'étant peut-être pas le plus adéquat pour elle qui s'apprêtait à devoir souffrir les quelques prochaines heures. Mon visage semble enfin reprendre vie, alors que je prends conscience de la tournure des événements, quittant ses airs de statue de marbre pour une inquiétude qui s'empare soudainement de moi, alors qu'elle semblait m'avoir délaissé depuis quelques jours, exceptionnel pour moi qui m'étais fait du sang d'encre depuis que la jolie brune qui grimace une nouvelle fois m'avait annoncé qu'elle était enceinte. J'avais beau avoir déjà vécu ça avec Zoey, il y a quelques années maintenant, j'avais beau avoir suivi trois fois déjà les cours de préparation à l’accouchement et soupiré d'un air supérieur face à l'ignorance des autres futurs pères alors que j'étais incollable sur tout ce que nous devions savoir et être capable de faire, à cet instant précis, je n'ai pas la moindre idée de comment réagir. L'arrivée de ma fille, Heather, s'était déroulée dans les meilleurs conditions qui soient; sa mère et moi attendions sa naissance, retardée de quelques jours, paisiblement installés dans notre appartement à Boston, la valise déjà dans le coffre de notre voiture, le chien chez les voisins, nos familles prévenues et déjà sur place ou en chemin, nous n'avions plus qu'à patienter que les premiers signes de l'arrivée de la petite se fassent sentir, en peaufinant la décoration de sa chambre pour passer le temps, revoyant l'organisation pourtant déjà parfaite des couches dans l'armoire et des futurs biberons dans le réfrigérateur. C'était donc facile d'assurer sur tous les points, pour le futur père que j'étais, et de pouvoir ensuite penser que tout se déroulerait toujours avec autant d'aisance ; le fait est que non et j'ai soudain l'impression de vivre ça pour la première fois, sans que personne ne m'ait jamais rassuré sur le déroulement des choses et expliqué ce que j'aurais à faire. Mais cette impression était fausse, et je m'en rends compte lorsqu'une nouvelle grimace s'empare des traits de la jeune femme et me tire de mes pensées. Alors que mes yeux quittent le vague de mes songes, je croise le regard qu'elle a posé sur moi, légèrement inquiet, mais surtout brillant d'une forme d'impatience, de joie; cet éclat suffit à me forcer à étouffer la tornade de pensées qui s'est emparée de moi et à reprendre mes moyens, pour mieux me convaincre de venir remédier à l'appréhension qui le ternit. Je parcoure les alentours d'un coup d’œil, passe une main rapide sur mon visage avant de reporter mon attention sur elle, un nouveau sourire sur les lèvres. « Je... Viens. » Je serre doucement sa main que je n'ai toujours pas lâchée et l'entraîne vers l'entrée du parc.



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