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NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot]

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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Jeu 5 Avr - 7:47


I will never stop trying. I will never stop watching as you leave. I will never stop losing my breath, every time I see you looking back at me. And I will never stop holding your hand. I will never stop opening your doors. I will never stop choosing you, babe. I will never get used to you.
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Je m’étais juré de continuer ma vie sans émettre de suppositions. Et si, et si, et si … Je ne pouvais pas m’en empêcher. Et si au lieu de prendre ma voiture j’avais sonné chez Noah pour me réfugier chez lui ? Et si j’avais dit la vérité à Christopher dès le début, l’aurait-il mieux pris ? Tant de questions qui tournaient sans cesse dans ma tête, sans que je puisse les faire taire … Même des mois après mon « séjour » à l’hôpital, bien que moins fréquentes ces questions demeuraient dans ma tête, le soir avant de m’endormir, ou pire encore, lorsque je retombais sur le dossier contenant mes échographies … Je n’ai jamais pu me résoudre à m’en débarrasser. Car même si ça me fait terriblement souffrir que de revoir les « photos » de cet être désormais disparu, je ne veux jamais oublier qu’à un moment dans ma vie, j’ai failli devenir maman.


flashback
« Noah.. » Allongée sur le dos, dans mon lit, perpendiculaire à mon meilleur ami qui caressait doucement mes cheveux bruns, je regardais le film « Juno » se terminer sur mon écran de télévision. Pour la première fois, j’avais réussi à le regarder sans pleurer. Il avait tenté de me dissuader de regarder le film, qualifiant cela de ‘torture mentale’ mais j’avais fini, à force d’entêtement, par le convaincre de me laisser. Et il semblait plutôt surpris de me voir aussi calme. « Oui ? » répondit-il alors en fronçant les sourcils, s’appuyant sur ses coudes pour me regarder. Je me tournais sur le ventre, redressant mes iris bruns vers son visage. Etonnamment calme, je demandais alors « Tu crois que j’aurais été une bonne mère ? » Je vis ses yeux s’écarquiller de stupeur, et je me pinçais les lèvres en baissant légèrement la tête. « J’veux dire … Dans le fond j’suis encore cette gamine capricieuse et entretenue par papa maman.. » Noah secoua vivement la tête de gauche à droite, saisissant la télécommande pour éteindre la télévision où déroulait toujours le générique de fin du film. Il se tourna de profil pour me faire face, et pris ma main dans la sienne, me faisant de nouveau le regarder. « Aylin … Tu viens de vivre l’enfer sans même vouloir en parler à tes parents. Tu as réussi à tout gérer seule. T’es bien loin de la fille que tu faisais semblant d’être y à quelques années. » Je rougis instantanément en regardant mon matelas. Noah posa ses doigts sous mon menton, redressant à nouveau mon visage « Et tu aurais été une mère parfaite. La meilleure qui soit. » Je fis un léger sourire. Une phrase me brûlait les lèvres … ‘Et toi le meilleure père qu’il aurait pu avoir si je n’avais pas été si stupide.’ A la place, je me suis contenté d’un ridicule « Merci. »


Les doigts crispés sur mon plan de travail, je regardais fixement le meuble, comme si j’y cherchais un élément invisible. J’avais encore énormément de mal à étaler mes sentiments aussi naturellement. Même si j’avais toujours été très proche de Noah, jamais je ne me serais permis de lancer une telle phrase du tac au tac sans prévenir. Et c’est par pur réflexe que je me suis levée pour m’enfuir. Je sentis Noah qui me suivait, et je devinais sans même le regarder qu’il venait de s’appuyer contre l’encadrement de la porte de la cuisine. « Ca va… ? J’ai dit un truc qui fallait pas ou… ? » Je me retournais alors en me pinçant les lèvres, secouant la tête négativement. « Non, non pas du tout… » Je passais une main dans mes cheveux bruns, et décollais mon dos du meuble pour aller faire face à Noah. « Réaction instinctive… J’crois que j’ai encore du mal à .. » Je fronçais les sourcils, cherchant mes mots difficilement « Laisser parler ce que dis la petite voix dans ma tête sans imaginer de conséquences désastreuses entre nous deux. » Je fis un rire nerveux avant de hausser les épaules, et sortais de la cuisine. « Et puis j’ai pas soif en fait. En fait … » Je me retournais à nouveau, un air indécis sur le visage « … Je sais absolument pas quoi faire. »

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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Sam 7 Avr - 14:32


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Malgré le fait que nous ayons été assez proches, je n’avais jamais vraiment pensé à comme cela pourrait être entre Aylin et moi, si nous étions un couple. En fait, je n’avais jamais eu d’histoires très sérieuses, alors je ne savais pas exactement ce qu’était la notion même d’un couple. Est-ce que ça voulait dire s’envoyer toute le temps des sms ? Vouloir tout le temps vouloir voir l’autre ? Passer des heures et des heures avec cette personne, et même si on ne se dit rien, comprendre exactement ce que l’autre ressens ? Parce que si c’était ça, être un couple, alors Aylin et moi avions été un couple pendant longtemps. Une sorte de couple qui ne s’avouait pas ses sentiments, à la différence même que nous ne nous embrassions pas, ou nous ne nous disions pas que nous nous aimions. J’avais toujours été horriblement jaloux de Christopher, parce que lui pouvait faire tout ça, mais il ne le faisait même pas. Et si il y a bien quelqu’un qui l’avait compris, c’était mon père.

flashback

Malgré que j’ai quitté l’appartement famille, je voyais assez régulièrement mon père. Nous avions toujours été proches et il s’intéressait beaucoup à mes études, et surtout, il voulait toujours savoir si je fréquentais une fille ou pas. D’après lui, j’avais le comportement de quelqu’un d’amoureux, mais il n’arrivait pas à savoir de qui. Assis sur un banc au parc, je lui parlais de tout et de rien. Surtout de rien, en fait. De la fac, de mes cours, des sorties que je faisais avec mes amis sans jamais mentionner Aylin. J’aperçue d’ailleurs celle-ci au loin, au bras de son ‘prince charmant’. Cela ne faisait que trois mois qu’elle était enceinte, et cela ne se voyait vraiment pas. J’étais le seul au courant, d’ailleurs. La jeune femme s’arrêta, obligeant son petit ami à faire de même et elle se tourna vers moi pour me faire signe avec un large sourire sur les visage. Je fis de même, et je vis Christopher râler en lui demandant d’avancer. C’était drôle, j’avais l’impression que Christopher était jaloux de moi, alors que moi, j’étais jaloux de lui. Mon père me lança un regard stupéfié et lorsqu’ils s’éloignèrent à nouveau dans un chemin du parc, je le regardais d’un air innocent. « C’est moi ou…tu viens de faire un geste amical envers Aylin Blackwood ? » Je ris légèrement en hochant la tête, « J’t’ai dit qu’on était amis à présent ! », lançais-je en évitant le regard de mon paternel du mieux que je le pouvais. Mon père continuait de me regarder avec de gros yeux et un large sourire se dessina sur son visage. « J’en étais sur…t’es dingue d’elle, c’est ça fiston ? » Je fronçais les sourcils, serrant les dents. « Non..t’es...c’est toi qui est dingue ! » Nier en bloc. C’était tout ce que je pouvais faire.


« Non, non pas du tout… » Je souris, rassuré alors que je regardais Aylin qui s’était tournée vers moi. Elle avait l’air un peu confuse et gênée aussi. C’est drôle, mais la gêné, n’était pas quelque chose que j’avais l’habitude de voir avec elle. Pourtant je l’avais vu dans beaucoup d’états possible depuis que nous commencions à…comment dire ça…nous fréquenter ? Je me pinçais la lèvre alors qu’elle s’approcher de moi pour continuer, « Réaction instinctive… J’crois que j’ai encore du mal à .. » Je ris légèrement et je baissais la tête, du mal avec tout ça ? Elle n’était pas la seule, mais je crois que nous nous prenions beaucoup trop la tête. Il fallait arrêter de réfléchir, ça n’était pas bon. « Laisser parler ce que dis la petite voix dans ma tête sans imaginer de conséquences désastreuses entre nous deux. » Je souris et la regardais passer près de moi pour sortir de la cuisine. Quant à moi, je restais appuyé dans l’encadrement de la porte, sans dire un mot. « Et puis j’ai pas soif en fait. En fait … Je sais absolument pas quoi faire. » Je ris un peu et je me redressais en décroisant les bras. Je m’approchais d’elle et une fois à sa hauteur, j’attrapais sa main, puis, la deuxième pour l’attirer un peu vers moi. « J’crois…qu’on se prend un peu trop la tête… », murmurais-je calmement en lui lançant un léger sourire pour la mettre un peu plus à l’aise. Je glissais une main sur sa joue et je me penchais pour attraper ses lèvres, l’embrassant doucement en lâchant sa deuxième main pour la glisser dans le bas de son dos. Je finis par séparer nos lèvres, et je passais ma langue entre les miennes en la regardant. Mon cœur recommençait à battre à la chamade en croisant son regard… « J’vois pas en quoi il peut y avoir de conséquences désastreuses…alors...laisse juste parler la petite voix sans te poser de questions… »


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Sam 7 Avr - 14:46


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J’ai toujours fait en sorte de ne pas écouter ce que me conseillait mon cœur mais plutôt ma raison. Et, visiblement, cela m’avait porté préjudice jusqu’à un point de non retour. Mais c’était plus fort que moi… Je ne pouvais pas décemment m’empêcher de penser sans cesse aux conséquences de chacune de mes paroles, chacun de mes mouvements envers Noah. Comme si, dans le fond, j’étais toujours hantée par Christopher, comme si j’avais peur qu’il surgisse de nulle part et me blesse à nouveau, pour se venger de mes sentiments pour Noah. Combien de fois ai-je eu peur qu’il aille jusqu’à son appartement pour lui casser la figure ? Je ne sais plus … Mais je crois que dans le fond, si je n’ai jamais osé parler de mes sentiments à Noah, si je n’ai jamais osé quitter Christopher pour lui, c’est que j’avais peur de ce dont mon ‘copain’ était capable.


flashback

« Crève, enfoiré ! » J’entendis des rires dans la ruelle d’à côté, alors que je rentrais de quelques courses que j’avais enfin eu le courage de faire. Ma curiosité me poussa à passer ma tête vers le lieu d’où venaient les rires et des … Cris ? C’est alors que je vis Chris et sa bande de copains, en train de martyriser un pauvre homme qui se recroquevillait sur le sol. J’en lâchais mes sacs et m’élançais de toutes mes forces pour attraper le poing levé de Christopher, s’apprêtant à infliger de nouvelles blessures à cet inconnu. « Mais qu’est ce que tu fais ?! Arr…Arrêtes bon sang vous allez le tuer ! » Christopher pivota dans ma direction, et ses ‘sbires’ s’arrêtèrent de frapper. L’homme en profita pour s’enfuir en courant, et mon petit ami fulmina. Il était totalement ivre. Je fis deux pas en arrière, tétanisée par cet homme que je ne reconnaissais presque pas tant ses traits étaient déformés par l’alcool qu’il venait d’ingurgiter. « Tu vois, chérie … C’est ça quand on fait quelque chose qui ne me va pas.. Ca fait mal. Tu peux demander au connard qui vient de se sauver. » Sa phrase se termina sur un rire débile, et ma main se porta au niveau de mon ventre qui commençait à s’arrondir de plus en plus sérieusement. « Je … Dois y aller … » Sur ces mots je m’enfuyais à grandes enjambées, reprenant mes sacs pour partir vers chez moi et m’y enfermer. En entendant les paroles de Christopher, le premier visage apparu dans mon esprit était Noah. Jamais je ne pourrais prendre le risque qu’il lui arrive la même chose par ma faute. Il fallait décidément que je prenne mes distances.


Je recommençais à agir comme cette gamine capricieuse que j’étais auparavant. Croisant les bras, à ne pas savoir quoi faire… Heureusement que je n’avais gardé que cet aspect de ma personnalité d’enfant, car si j’étais restée également sournoise et constamment agacée, je crois que je me serais moi-même vite haïe. Mais je n’avais gardé que ce côté ‘je ne sais pas quoi faire alors que j’ai la possibilité de faire mille choses’. Mordant nerveusement ma lèvre inférieure, je venais de quitter la cuisine, rejoignant le couloir, et je pivotais alors que Noah s’approchait de moi. Immobile, je ne le quittais pas du regard, et ne fis que baisser la tête sur nos mains au moment ou il attrapa la mienne, puis la seconde, pour m’attirer contre lui. Je redressais la tête, beaucoup plus petite que lui, et buvais ses paroles sans rien dire : « J’crois…qu’on se prend un peu trop la tête… », me murmura-t-il avec un de ses sourires qui me faisaient toujours fondre inévitablement. Ma mâchoire se décontracta doucement, et j’étirais mes lèvres en un sourire léger, hochant doucement la tête. Bien entendu je savais qu’il avait raison. La paume de sa main effleura ma joue, et un frisson parcourut délicatement mon échine, hérissant jusqu’au moindre recoin de ma peau au moment où ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je me collais instinctivement d’avantage contre lui lorsqu’une de ses mains vint se loger dans le bas de mon dos. A contre cœur, je finis par lâcher ses lèvres, plongeant mon regard dans le sien. Bon sang, j’étais littéralement folle de lui. « J’vois pas en quoi il peut y avoir de conséquences désastreuses…alors...laisse juste parler la petite voix sans te poser de questions… » Quand il a dit cette phrase, je crois qu’il a fallu que je me la répète à plusieurs reprises dans ma tête avant d’enfin en saisir le sens, trop occupée à écouter mon cœur battre, et à capter son regard avec le mien. Il avait raison. Il ne pouvait plus y avoir de conséquences désastreuses, il n’y avait plus que nous deux. Doucement je glissais mes deux mains derrière sa nuque, me hissant à sa hauteur sur la pointe des pieds pour poser mon front contre le sien. Dans un souffle je dis alors en plongeant mon regard dans le sien de nouveau : « Je t’aime William Noah Stevens... De tout mon être. » A l’instant même, c’était tout ce que me criait cette petite voix de ma tête. Que tout chez cet homme que je connaissais depuis l’époque des couches culottes, m’inspirait désormais désir et passion.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Dim 8 Avr - 8:18


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Comment ne pas se prendre la tête, lorsqu’on se retrouve dans notre situation ? C’est difficile, de se laisser porter et de ne pas réfléchir lorsqu’on tombe amoureux de la fille qu’on a le plus détesté au monde. Et tout ça avait commencé parce que j’avais eu pitié d’elle, ce soir de printemps lorsque je l’avais croisé dans ce parc, totalement en pleurs sur un banc. J’aurais très bien pu passer sans faire attention à elle, mais j’avais choisi d’aller la voir, alors que nous ne nous étions pas parlé depuis des années. Des années qui, même si elles avaient été pleines de surprises, avaient tout de même passé avec un manque que je ressentais. Mais je trouvais ça dingue qu’elle puisse me manquer : comment est-ce qu’on peut regretter quelqu’un qu’on déteste ?

flashback

J’avais un boulot monstre à la fac. Des millions de livres à lire, de commentaires et d’essais à écrire. Mais ça ne me déplaisais pas : j’aimais ce que je faisais, vraiment. Le parc que je traversais pour rentrer chez moi étaient désert et lorsque j’arrivais à la sortie de celui-ci, je cru reconnaître de loin Aylin, assise sur un banc. « Aylin ...? Que fais-tu ici seule au beau milieu de la nuit? Mais... Tu pleures ? » Je m’approchais d’elle, c’est drôle, mais c’était la première fois que je la voyais pleurer. La première fois que je la voyais si…vulnérable. Je m’asseyais près d’elle alors qu’elle se recula un peu, séchant ses larmes, pour faire mine que tout allait bien et qu’elle n’avait nullement besoin de moi, nullement besoin de me parler. Je fronçais un peu les sourcils, un peu gêné. « Faut pas que tu restes ici…ça craint la nuit, tu veux venir chez moi et discuter un peu ? », continuais-je doucement. La jeune femme resta silencieuse et je finis par me lever et quitter le parc. Une fois chez moi, je posais mes affaires lorsqu’on tapa à ma porte. C’était Aylin, les joues encore rougies par les pleurs. « Je crois…que j’ai besoin de parler, finalement… », murmura-t-elle doucement alors que je me reculais pour la faire entrer. Qui aurait pu croire que c’était là le début d’une amitié ? Le début de quelque chose ?


Je fermais les yeux en sentant ses mains glisser dans le bas de mon dos, puis, remonter petit à petit dans ma nuque. Je me pinçais la lèvre, il n’y avait plus aucun bruit. Je ne percevais que les battements de mon cœur, réguliers. Je ne savais même plus quel jour nous étions à ce moment-là, ni quelle heure nous étions : avec le noir total dehors, il était difficile de se référencier à la luminosité du jour pour connaître l’heure. J’ouvrais un peu les yeux alors qu’elle posait son front contre le mien, plongeant son regard dans le mien. Moi qui la trouvais déjà belle, avec la distance que nous avions eu en étant amis, je la trouvais encore plus magnifique maintenant que je pouvais voir précisément son visage de si près. « Je t’aime William Noah Stevens... De tout mon être. » Un frisson me parcouru, et mon cœur se mis à battre encore plus fort, à une allure de dingue. J’avais tellement, tellement rêvé de l’entendre me dire ça pendant un an, tellement eu peur de lui dire moi aussi, et de briser quelque chose, l’effrayer ou la faire fuir. « Je t’aime aussi… », murmurais-je en me penchant à nouveau, je brisais l’espace qui séparait nos lèvres pour l’embrasser de plus belle, la faisant doucement reculer jusqu’au mur le plus proche.. Une fois qu’il fut impossible de reculer encore, je séparais nos lèvres pour reprendre une bouffée d’air et je lui souris timidement avant d’annoncer. « Je choisi la proposition ‘s'embrasser jusqu'à plus avoir d'oxygène dans les poumons’ » Je ris légèrement et j’attrapais une deuxième fois ses lèvres tendrement..


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Dim 8 Avr - 10:41


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Quoi qu'il arrive, je désirais toujours donner de moi l'image d'une femme impossible à atteindre durant mon adolescence. Je m'étais imposé de mon propre chef de devenir parfaite. Je refusais catégoriquement d'être inférieure aux autres, excellant dans tout ce que j'entreprenais. Sauf que, à la nuit tombée, j'évacuais toute cette frustration dans les boites de nuit, en soirée ou je buvais et faisais des rencontres pas toujours honnêtes et pleines de bon sens. C'est de cette façon là que j'ai connu le père de mon enfant. Aveuglée par son côté bad boy, je m'étais laissée tombé dans ses filets et me suis rendu compte de sa véritable personnalité trop tard. Quand une part de lui vivait déjà en moi. Et même si son caractère me répugnait, je ne pouvais pas me résoudre à ne pas aimer son bébé, puisqu'il s'agissait aussi du mien. D'une partie de moi également. J'ai eu beau tenter de me convaincre qu'il s'agissait d'une erreur, dans le fond j'ai toujours su que jamais je n'aurait le courage d'abandonner le bébé, ou d'avorter.


flashback

« Salut Aylin. » La porte claqua, et je soupirais. Une fois de plus je venais de me disputer avec Christopher. Déjà que c'était fréquent avant que je n'apprenne ma grossesse, mais maintenant que je suis enceinte, c'est pire. Je me laissais tomber sur mon canapé, une main sur mon ventre qui semblait toujours aussi plat. En dehors de mes nausées, rien ne montrait que j'étais enceinte. Dépitée, je regardais le plafond jusqu'à ce qu'on sonne. Intriguée, j'ouvrais la porte, découvrant un visage qui ne m'était que trop familier. « Stevens ? Mais qu'est ce que tu.. » Sans me demander mon avis, il rentra, un paquet de pop corn dans les bras, et s'installa dans mon canapé. Interloquée, je le regardais en fermant la porte, bouche bée. « J'ai entendu les cris de chez moi. Tu ne lui a pas dit, n'est ce pas ? » Dit-il d'un calme olympien. Il avait du lire sur mon visage que je n'avais toujours pas eu le courage de lui parler de ma grossesse. Fulminant, je me laissais tomber à ses côtés sur le canapé. « Non ... De toutes façons, je crois qu'il est encore temps pour ... » Avorter. Mais le mot refusait de franchir mes lèvres, car même si je n'aimais pas plus que ça le père de mon bébé, je n'arrivais pas à me sortir de la tête qu'en avortant, je tuais un enfant. Mon enfant. Noah se retourna face à moi, arquant un sourcil. Je me pinçais les lèvres : Je déteste quand il me regarde comme ça, car je sais qu'il analyse mes réactions pour les interpréter. Placide, il annonça alors tel un diagnostic : « Tu n'avorteras pas. Tu l'aime déjà même si tu refuses de l'admettre. » Il se risqua à poser sa main sur mon ventre plat tout en parlant. Je fronçais les sourcils, et déglutis. « T'as raison ... » Dis-je enfin, en posant ma main par dessus la sienne.


Mon regard toujours ancré dans le sien, j'observais Noah silencieusement, mon front délicatement plaqué contre le sien, mes mains nouées derrière sa nuque. « Je t’aime aussi… » Me répondit-il enfin, faisant se décoller mon coeur de ma poitrine immédiatement. Ses battements redoublèrent d'intensité lorsqu'il se pencha pour capturer mes lèvres, me faisant quitter terre. 30 jours de nuit ? Quels trente jours de nuit ? Je ne remarquais même plus l'obscurité nous entourant. Je n'avais même pas pris la peine d'allumer la lumière du couloir, trop occupée à caresser les lèvres de Noah du bout des miennes, l'embrassant avec plus de profondeur, d'ardeur. Je me laissais entraîner jusque contre un mur, où mon dos se colla doucement, avant que le corps de Noah vienne rejoindre le mien, me collant d'avantage contre la paroi du mur. Une de mes mains se décrocha de sa nuque pour se poser contre le mur, tandis que la deuxième passait doucement dans les cheveux de Noah. Essoufflée, je quittais alors ses lèvres à contre coeur, en souriant lorsque je l'entendis dire : « Je choisi la proposition ‘s'embrasser jusqu'à plus avoir d'oxygène dans les poumons’ » Mon sourire s'agrandit alors, et j'eus à peine le temps de souffler avant qu'il ne rencontre mes lèvres avec les siennes à nouveau « C'était aussi l'option que j'avais cochée .. » Nos souffles se mêlèrent alors encore et encore, ne nous laissant que quelques secondes de répit pour récupérer un peu d'oxygène de temps à autres. Resserrant mon étreinte derrière sa nuque, je plaçais ma main derrière son dos pour le coller d'avantage à moi, glissant mes lèvres des siennes jusqu'à son cou dont je taquinais la peau quelques instants. En riant, je murmurais alors entre deux baisers : « Je crois que tu vas passer encore plus de temps dans mon appart ... Ou je viendrais plus souvent à l'étage ... »


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 10 Avr - 15:54


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Passer plus de temps chez elle ? Impossible, je passais déjà une bonne partie de mes journées chez elle, surtout quand elle était enceinte. Le matin, la première chose que je faisais, c’était de me lever, me laver, m’habiller et d’accourir chez elle pour que nous puissions prendre notre petit déjeuner ensemble. C’était aussi un moyen assez subtile de veiller sur elle et d’être sûr qu’elle mangeait correctement : le médecin avait été assez clair : il fallait qu’Aylin mange équilibrée et surtout, qu’elle ne saute pas de repas pendant la journée, c’était important pour le bon développement du bébé. Hors, j’avais souvenir, de nos nombreux repas passés l’un en face de l’autre chez ses parents où les miens où j’avais pu constater que la demoiselle ne mangeait pas des masses. Peut-être que parfois j’avais dû être lourd, et j’avais dû l’agacer à la surveiller comme ça, mais j’étais sûr qu’elle savait que c’était pour son bien, et pour celui de son bébé. Et même si nous avions fini par devenir amis, il arrivait que parfois on se dispute…mais en général, ça ne durait pas très longtemps.

flashback

« Bouah…j’ai pas très faim », lança la jeune femme en poussant son assiette sur la table face à elle, posant une main sur son ventre rond. J’arquais un sourcil et je posais ma fourchette pour lui repousser l’assiette face à elle : œufs brouillés et bacon, la demoiselle devait absolument prendre des forces. « Le médecin a dit que tu ne devais pas louper de repas, et le petit déjeuné… » « ….et le repas le plus important de la journée », continua Aylin en imitant ma voix avec une pointe d’agacement. Elle soupira, et repoussa son assiette, me lançant un regard noir avant de bondir de sa chaise. Je la regardais faire, fronçant les sourcils, « Aylin ! », grognais-je alors que celle-ci ne baissais pas les yeux face à ma colère. « Qu’est-ce que tu t’en fous que ce bébé aille bien ou pas ? T’es pas son père à ce que je sache ! », lança-t-elle d’un coup sec. Je sentis un frisson me parcourir, un frisson de colère, mais aussi de désespoir face à cette vérité qu’elle venait de me balancer en pleine figure. « Très bien. », répondais-je le plus calmement possible, jetant ma serviette en boule sur la table avant de me lever, et de partir sans rien ajouter de plus, claquant la porte derrière moi pour retourner à mon appartement et me dépêcher d’aller en cours…


C’était comme une soif, qui n’arrivait pas à s’assouvir. J’avais soif de ses lèvres, soif de ses doigts qui se glissaient et se resserraient entre mes mèches de cheveux. Je me sentais tellement…bien. J’avais envie de sortir dans la rue, et de crier à tout le monde à quel point j’étais heureux. A quel point j’étais heureux que la fille que j’aimais depuis près d’un an, m’aimait elle aussi. Qu’à moi aussi, ça venait de m’arriver. Mais à moins de vouloir passer pour un fou, je préférais rester ici, au chaud avec elle. Je me demandais même comment j’allais réussir à dormir ce soir. J’allais trop penser, c’était certains. Penser à des millions de choses que je pourrais faire avec elle, comme un couple. Peut-être voudrait-elle bien venir voir une pièce de théâtre avec moi ? J’adorais aller au théâtre, mais à part ma mère, personne ne voulait m’accompagner. Faire des promenade dans le parc, aller la chercher après le boulot, parler de tout et de rien, parler de nous, parler du futur. « C'était aussi l'option que j'avais cochée .. » je ris légèrement, fermant les yeux pour tenter de reprendre mon souffle après tous ses baisers échangés sans même nous avoir laissé le temps de reprendre un bon bol d’air entre chaque. Je me pinçais la lèvre alors que je la sentais resserrer notre étreinte, ses lèvres brulant dans mon cou doucement. « Je crois que tu vas passer encore plus de temps dans mon appart ... Ou je viendrais plus souvent à l'étage ... » Je souris et je posais une main sur le mur derrière elle, gardant l’autre dans le bas de son dos que je caressais doucement. Je reculais un peu mon visage pour la regarder et je l’embrassais à nouveau avec plus d’ardeur puis je murmurais, gardant mes lèvres près des siennes, « On devrait faire construire une porte entre ton appartement et le mien ». Je ris un peu de ma bêtise et à mon tour, j’enfouis mon visage dans son cou pour y déposer une multitude de baisers du bout des lèvres, calmement en soufflant entre chaque baiser, « De toute façon…c’est un peu comme si j’vivais ici depuis un an…à part que j’dormais chez moi… »


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 10 Avr - 19:02


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J'ai toujours été très difficile, et ce depuis ma plus tendre enfance. Pire, à l'adolescence, il était presque impossible de me convaincre de faire quoi que ce soit contre ma volonté. Et ma grossesse n'a vraiment pas arrangé ces caprices. Je refusais obstinément d'obéir à Noah durant les repas, qui devait la plupart du temps me suivre jusque ma chambre pour me forcer à engloutir au moins la moitié de mon repas. Bien sur, je savais qu'il partait d'une bonne intention, et avec du recul, j'ai pris conscience de combien j'ai pu être atroce avec lui, combien j'ai pu le torturer, aussi bien physiquement que moralement. Dès qu'il m'énervait trop, il se prenait une gifle ou une remarque cinglante sur le fait que mon bébé était le mien, et non pas le sien. Et je crois que, dans le fond, je me blessais moi-même en lui disant cela. Je me rappelais à moi-même que, quoi qu'il arrive, ce bébé ne serait jamais celui de Noah, ce ne serait jamais son enfant, et je devais vivre avec. Et souvent je m'étais demandé, comment ce seraient passé les choses, si j'étais arrivée au terme de ma grossesse. Si j'avais atteint les neuf mois, eut ces fameuses contractions. J'aurais du aller à l'hôpital seule. Et après ? Car cacher une grossesse à Christopher pendant tous ces mois avait été simple, mais cacher un bébé, l'aurait été beaucoup moins.

flashback

Allongée dans ce lit qui fut le mien durant les premières années de ma vie, je regardais le plafond, fixement. Je sentais la présence de ma mère, tout près, adossée contre l’encadrement de la porte. Je savais qu’elle n’en revenait toujours pas, que je lui aie caché ma grossesse durant tous ces mois. Pire encore, elle avait encore du mal à réaliser que seul Noah ait été au courant de cette situation. Après un soupire, je l’entendis enfin se risquer à dire : « Mais bon sang chérie … Quand comptais tu nous l’annoncer ? Est-ce que tu comptais … Abandonner le bébé après l’accouchement ?. » A l’entente de ses mots, je me redressais en sursaut, m’asseyant en regroupant mes genoux contre ma poitrine … Chose que je n’avais pas faite depuis longtemps, avec mon ventre rond. « L’abandon.. Quoi ? Non ! Jamais j’aurais pu… » Je baissais la tête, me mordant la lèvre inférieure. Jamais je n’aurais pu abandonner mon bébé. Jamais. Ma mère se rapprocha de moi, s’installant à mes côtés sur mon lit. Doucement, elle redressa mon visage pour me forcer à la regarder. Elle posa sa main sur la mienne. Son expression était douce, compréhensive. « Alors … Qu’espérais tu ? Un miracle ? Que le père finisse pas accepter l’enfant après sa naissance ? » Je regardais ailleurs, le visage de Noah m’apparaissant directement lorsqu’elle prononça le mot miracle. Ce que j’attendais ? Ce que j’espérais ? Je suppose que c’était que je finisse ma vie en élevant mon bébé avec Noah. Mais j’ai été stupide au point de ne jamais lui avouer mes sentiments, ni même lui demander de rester près de moi. Je l’ai laissé m’échapper, en silence, immobile. Je me recroquevillais d’avantage, disant plus bas, « Oui … Je suppose que j’attendais ça, un miracle. »


Retrouvant lentement un semblant de respiration, mes lèvres capturaient chaque parcelle du cou de Noah que je pouvais atteindre. Sa main caressant le bas de mon dos lentement me procurait des frissons indescriptibles. Il me faisait perdre la tête. Bien vite, il retourna capturer mes lèvres, et je me laissais faire, approfondissant notre échange avec une tendresse et une fougue infinie. Je décollais légèrement mon corps du mur, le rapprochant d’avantage de celui de Noah, alors que nous séparions nos lèvres, le souffle court. Je caressais ses lèvres avec douceur du bout des miennes, pendant qu’il murmurait doucement « On devrait faire construire une porte entre ton appartement et le mien » Je ris légèrement, en même temps que lui, en hochant doucement la tête. Je posais mes deux mains dans le bas de son dos, rejetant ma tête en arrière en sentant les lèvres de Noah passer au niveau de mon cou. Je murmurais tout bas avec un léger sourire « Sachant que tu vis à l’étage du dessus, il faudrait une échelle… » Je me pinçais les lèvres, mes doigts s’agrippant à son haut lorsque ses lèvres me chatouillèrent le cou, touchant une partie plus sensible que les autres de ma peau. Calmement, Noah poursuivit alors « De toute façon…c’est un peu comme si j’vivais ici depuis un an…à part que j’dormais chez moi… » Je me mordais la lèvres inférieure, et retournais la situation, poussant Noah à se coller contre le mur opposé du couloir en posant une main sur son torse, l’autre sur le mur. Ma main remonta doucement de son torse jusqu’à son visage, et je caressais silencieusement sa joue. C’est vrai qu’en y repensant, il avait passé des mois et des mois à mes côtés, toute la journée, pour au final rentrer chez lui tard le soir, pour dormir. Mes joues rosirent à peine, et je me hissais de nouveau sur la pointe des pieds pour caresser son nez avec le mien. Je me mordis la lèvre avant de me décider à dire tout bas, en plongeant mon regard dans le sien, tout à fait sérieuse : « On pourrait remédier à ce détail ce soir … » La dernière fois que j’avais dormi avec Noah, j’avais … Quoi … Quatre ans ? Et à l’époque, je lui mettais des coups de pieds en faisant semblant d’être somnambule, rien à voir avec maintenant..


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 11 Avr - 7:24


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Ça n’avait pas été facile, de cacher la grossesse d’Aylin à mes parents. J’étais très proche d’eux, surtout de mon père, et ne pas lui dire pourquoi j’étais aussi souvent avec Aylin était vraiment dur. J’avais toujours détesté mentir et je savais qu’il fallait que je sois un merveilleux menteur si je voulais que mes parents croient à ma version des faits de mon soudain rapprochement avec la jeune femme, puisque mes parents étaient les premiers au courant qu’elle et moi avions été très loin d’être les meilleurs du monde. Je leur avait juste dit que nous avions tous les deux grandis, et que finalement, nous n’étions peut-être pas si différents que ça. Et ils avaient réussis à gober ça. Mais quand ils eurent vent de la grossesse d’Aylin, et du fait que j’étais le seul au courant, ils n’avaient pas beaucoup appréciés. Et ils en étaient même venus à inventer des scénarios plus bizarres les uns que les autres.

flashback

« Je n’arrive pas à y croire ! », lança ma mère en se laissant tomber dans mon canapé, suivit de mon père qui avait une mine assez perplexe. J’haussais les épaules en soupirant, préparant leur café sans trop savoir quoi dire. Je n’avais pas à me justifier. Aylin m’avait fait confiance, et il aurait été hors de question que je brise celle-ci juste pour dire à papa et maman histoire de ne rien leur cacher. Moi aussi, j’avais le droit d’avoir mon petit jardin secret. « Tu te rends compte de ce que tu as fait j’espère ? », continua ma mère en se tournant vers moi, les sourcils froncés. Ce que j’avais fait ? Mais qu’est-ce qu’elle allait chercher. « Quelle idée de flirter avec une fille déjà promise à un autre homme…Noah voyons ! » J’échappais un petit rire que je ne pus retenir, « Pardon ? J’n’ai pas flirter avec Aylin je l’ai aidée ! », répondais-je au tac au tac. Mon père souris et ma mère haussa les épaules, avec cet air exaspéré qui m’énervait au plus haut point. « Allez, tu peux nous le dire que cet enfant était le tien… », souffla-t-elle sans me quitter du regard. Je la regardais, bouche bée et je ris de plus belle. Mais où est-ce qu’elle avait été chercher ça ? « Maman, j’ai pas couché avec Aylin t’es dingue ! Elle avait peur de le dire à son copain, alors j’me suis occupé d’elle. Arrête de raconter ce genre de conneries, c’est vraiment n’importe quoi » Je sentais mes joues rougir légèrement rien qu’à la penser même de coucher avec Aylin et j’allais leur servir leur café. J’avais fait ça parce que j’étais amoureux d’Aylin ? Peut-être, mais aussi parce qu’elle m’avait fait confiance.


« Sachant que tu vis à l’étage du dessus, il faudrait une échelle… » Je ris légèrement et j’hochais la tête. Elle avait raison, alors pourquoi ne pas installer une barre de pompier entre mon appartement et le sien ? C’était vraiment dingue, tout ça. Mais c’est vrai, pendant un an, j’avais peut-être passé plus de temps dans son appartement que dans le mien. Je me voyais mal la faire monter un étage pour venir me voir tous les jours, surtout qu’elle était très vite essoufflée avec sa grossesse. Je lui souris et la laissais me faire reculer contre le mur opposé du couloir, complétement bloqué et sous son emprise. Je me pinçais la lèvre en sentant sa main sur mon torse, mon cœur battait à une allure dingue et c’était d’ailleurs la seule chose que je pouvais entendre dans ce silence total, les battements de mon cœur, rapides et irréguliers. J’avais appris à ne plus y faire attention au bout d’un an, car c’était comme ça dès qu’elle s’approchait de moi, qu’elle me regardait, et ça allait de pire en pire plus elle était près, plus je la sentais contre moi. Fermant les yeux, je me délectais de ses caresses remontées à ma joue, et du bout de son nez caressant doucement le mien. Je n’osais pas ouvrir les yeux, je préférais rester immobile, pétrifier à profiter de chacun de ses petits moments. « On pourrait remédier à ce détail ce soir … » J’hochais la tête, et j’osais enfin ouvrir les yeux, pour constater à quel point elle était proche de moi. Mais n’ayant pas pensés à allumer les lumières du couloir, je ne voyais pas grand-chose. J’imaginais juste son regard, et ses joues qui devaient brûler suite à ce qu’elle venait de dire. Je glissais mes mains sur sa taille pour la coller un peu plus à moi et je me penchais pour attraper une énième fois ses lèvres, brûlantes et douces à la fois, aussi douces que dans mes rêves les plus fous. Descendant mes mains petit à petit vers ses fesses sans jamais quitter ses lèvres, je la soulevais d’un coup, enroulant ses jambes autour de ma taille en la plaquant à nouveau contre le mur face à moi, glissant mes lèvres jusque son oreille, jouant avec le lobe de son oreille en soufflant au creux de celle-ci pour reprendre mon souffle suite à ce baiser ardant. Un frisson me parcourut le corps entier alors que je glissais mes lèvres de son oreille jusque dans son cou… « Si on m’avait dit y’a quelques années…qu’un jour j’aurais eu autant envie de toi…j’suis pas sûr que j’l’aurais cru… », soufflais-je le plus calmement possible entre plusieurs baisers..



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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 11 Avr - 11:38


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Si il y a quelques années, quelqu'un serait venu pour me dire que je tomberais follement amoureuse de mon ami d'enfance que j'avais martyrisé pendant des années, et que j'aurais envie de lui à un tel point comme maintenant, je lui aurait rit au nez ... Et surement décollé une tarte pour avoir dit une si belle connerie. Même si, je l'avoue, j'ai déjà senti dans les discours de Caterina de petites allusions comme quoi Noah me manquerait, quand je venais d’emménager seule. J'avais préféré ne pas relever, parce que dans le fond, je savais qu'elle avait une pointe de vérité lorsqu'elle disait cela. Certes, je n'étais pas encore amoureuse de Noah comme depuis un an, mais ne plus le taquiner presque tous les week end avait laissé un grand vide, et je n'osais surtout pas l'admettre, même devant mes amis ou ma famille. Ma fierté avant tout, même si mes parents n'étaient pas dupe de ce côté là, surtout ma mère.

flashback

J'étais à table aux côtés de mes parents depuis une bonne demie heure, à parler de tout et de rien. J'avais déménagé depuis bientôt un an. Mais cette semaine, n'ayant pas vraiment de boulot, je m'étais permis de venir passer une semaine chez moi. Du moins, mon ancien chez moi. Je regardais fixement mon assiette avant de dire, calmement. « Et sinon ... Ce week end, les Stevens viennent ? » Ma mère ne put réprimer un sourire, et mon père un petit air satisfait à ma mère qui disait "tu vois je te l'avais dit qu'il lui manquait". Mon père attrapa sa serviette pour s'essuyer le coin des lèvres, et ma mère, elle, me regarda avec un sourire en coin : « Oui, ils viennent diner samedi soir, mais sans leur fils. Il est parti vivre seul lui aussi, depuis quelques mois, peu après toi me semblet-t-il. » Touchée, coulée. Piquée au vif, je rougis instantanément et baissais la tête sur mon assiette. N'importe quoi ce qu'ils insinuaient. Je balbutiais en piquant un morceau de viande avec ma fourchette d'un air rageur. « Je vois pas pourquoi vous parlez de leur fils. Je demandais ça par ... Curiosité, voilà tout. » Sur ces mots, je me tus, enfournant mon morceau de viande entre mes lèvres. Mes parents échangèrent un regard, et éclatèrent de rire sous mon regard médusé. Mon père se pinça les lèvres pour se contraindre à arrêter de rire, et me dit alors, amusé: « Oui, naturellement, c'est cela, tu ne faisais absolument pas allusion à Noah, c'est vrai que tu t'intéresses tellement à ses parents. » S'il était possible de creuser un trou pour que je saute dedans, je l'aurais fait sans hésiter. Je croisais les bras, redevenant brutalement cette gamine capricieuse et jamais contente : « Je n'ai rien à faire de Stevens ! Ses parents sont gentils, eux. Lui je m'en moque. » Mais est ce que cela, je le pensais vraiment ? Difficile de passer à autre chose quand on a passé les seize premières années de sa vie à empoisonner le même garçon.


Toujours intimidée, je sentis Noah hocher la tête lorsque je lui proposais de rester passer la nuit ici. Je ne sais pas pourquoi j’avais redouté un refus. Je savais pertinemment que lui comme moi n’attendions que cela, après un an à se cacher nos sentiments, un an à rester seule dans ma chambre chaque nuit, en me demandant ce que lui faisait …A quoi, à qui il pensait. Je caressais toujours sa joue avec douceur, alors que, brutalement, je sentis ses mains sur ma taille, me collant contre lui alors qu’il saisissait de nouveau mes lèvres, plaquant les siennes contre les miennes avec ardeur, faisant remonter la température qui, l’espace d’un instant, était prête à baisser. Ma main quitta sa joue pour se loger de nouveau contre son torse, alors que la deuxième glissait dans son dos. Je sentais chacune des pulsations de son cœur … A moins qu’il ne s’agisse du mien. Entre chaque baiser, à chaque respiration, je répétais son prénom comme une supplique pour le garder plus près de moi encore. De tous les amants que j’ai pu collectionner jusque maintenant, lors de mes périodes « conquêtes sans lendemain », je crois que j’avais je n’ai été aussi dépendante d’une personne. Ses mains se glissèrent sous mes fesses, me faisant directement me hisser, jambes nouées autour de sa taille, dans ses bras. C’était presque automatique, comme si j’avais toujours agis de la sorte avec lui … Ou comme si j’avais toujours voulu agir de la sorte. Bien vite, mon dos entra de nouveau en contact avec le mur, et je soupirais bruyamment en reprenant mon souffle, alors que les lèvres de Noah jouaient avec le lobe de mon oreille. Je resserrais mes jambes autour de lui, et glissais mes mains fraîches sous son haut, caressant la peau bouillante de son dos pendant que je me délectais de chacun de ses baisers. Je crus défaillir en l’entendant murmurer : « Si on m’avait dit y’a quelques années…qu’un jour j’aurais eu autant envie de toi…j’suis pas sûr que j’l’aurais cru… » Je fis un rire léger et essoufflé, remontant mes mains plus haut dans son dos, remontant au passage son vêtement. J’embrassais son épaule, son cou, tout ce que je pouvais atteindre de Noah, tout ce que je discernais dans l’obscurité. « Je crois que moi j’aurais même mis une claque à celui qui l’insinuerait.. » Je me mordais la lèvre inférieure, sentant mon cœur qui s’affolait de plus en plus. Et dire qu’on était censé juste regarder un film… « Ceci dit, maintenant c’est moi qui l’affirme … J’ai terriblement envie de toi, Stevens. » J’esquissais un sourire, le souffle court. C’était plus fort que moi, cette envie de le taquiner en l’appelant avec son nom.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 11 Avr - 19:24


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Ça n’est pas facile, d’avoir une relation positive avec quelqu’un qu’on a hais toute sa vie, depuis sa plus tendre enfance. Bon, haïr était peut-être un peu fort comme mot, mais je ne portais vraiment pas Aylin dans mon cœur à l’époque. Elle représentait, exactement tout ce que j’avais toujours détesté dans l’espèce humaine : les caprices, son air supérieur, les mensonges, sa vanité. Et surtout, oh oui surtout la manière hautaine qu’elle avait de m’appeler « Stevens » à tout bout de champs comme si elle ne connaissait pas mon prénom. Et parfois, même depuis un an, je revoyais cette fille capricieuse. Et à l’époque, je ne comprenais pas comment elle pouvait être encore aussi méprisante avec moi, alors que je nous pensais amis. Mais le fait qu’Aylin soit enceinte n’aidait pas, surtout sur le contrôle de ses hormones en vrac. Et bien souvent, elle venait s’excuser dans l’heure qui suivait.

flashback

“Je suis désolée” Je relisais le texto plusieurs fois, pour être sûr d’avoir bien lu. Je soupirais et je posais mon téléphone sur le matelas près de moi, regardant toujours le plafond en soupirant. En début d’après-midi, dans une crise de folie qui m’avait complètement échappé, Aylin avait jusqu’à été à me gifler. Parfois je me demandais vraiment pourquoi je continuais à être aussi gentil avec elle dans ses moments-là, mais dans un sens, elle était enceinte et toutes ses histoires d’hormones, elle les subissaient elle aussi. Je décidais de ne pas répondre, et une petite heure plus tard, quelqu’un frappa à la porte. Je bondis du lit, un peu de compagnie ne me ferait pas de mal et m’aiderait à oublier cette histoire avec Aylin. Oups… oublier Aylin ? Pas pour ce soir, puisqu’elle se tenait là, devant moi, à la porte de mon appartement. Je soupirais et j’allais lui fermer la porte au nez quand elle me retint, presque les larmes aux yeux – oui, parce qu’avec les hormones, elle se mettait à pleurer pour un rien – en murmurant doucement, « Noah s’te plais… » Je fronçais les sourcils en rouvrant grand la porte, la regardant en silence. « J’m’excuse Stevens…me fais pas la tête…je…j’le supporterais pas… », souffla-t-elle en baissant la tête. Je me pinçais la lèvre et je me reculais pour la laisser entrer, « Allez, entre, p’tite racaille… » Je lui souris et je pris sa main pour la faire entrer, puis je regardais son ventre, « …enfin…entrez… »


Ses mains sur moi, l’entendre souffler mon prénom de cette manière. Tout ça, allait me rendre complètement dingue. Si ça pouvait être possible. Tout ce qui était relié à Aylin, me rendait complètement dingue, en fait. Rien que d’entendre son prénom sortir de la bouche de mes parents, me faisait rougir. Je me demandais encore comment j’avais pu tenir les quelques mois sans elle. Accélérer le pas quand je la croisais dans le couloir, éviter à tout prix de passer par son étage. Le pire, c’était quand on se retrouvait dans le même ascenseur. Pris de panique, je sortais à l’étage juste en dessous pour ne pas avoir à rester dedans avec elle jusqu’au rez-de-chaussée, quitte à devoir continuer de descendre par les escaliers. Les silences gênants, les regards en coins. C’était tout bonnement insupportable. Un frisson me parcouru la colonne vertébrale alors qu’elle retira mon haut, je l’aidais rapidement avant de reposer mes mains dans le bas de ses fesses pour la tenir toujours contre moi et le mur et je fermais automatiquement les yeux alors que ses lèvres glissaient dans mon cou jusqu’à mon épaule. « Je crois que moi j’aurais même mis une claque à celui qui l’insinuerait.. » Je ris légèrement et je lui souris. Je crois que nous étions tous les deux complètement dépassés par la situation, au fond et que nous tentions simplement de nous laisser aller sans nous poser trop de questions. « Ceci dit, maintenant c’est moi qui l’affirme … J’ai terriblement envie de toi, Stevens. » Je souris et je me pinçais la lèvre. C’était vraiment bizarre, mais c’était la première fois que de l’entendre m’appeler de cette manière me faisait un effet autre que de l’agacement. J’attrapais ses lèvres avec fièvre avant de les séparer à nouveau, juste le temps d’attraper le bas de son haut pour pouvoir lui retirer et nicher mon visage dans son cou pour l’embrasser sensuellement en remontant petit à petit jusqu’à sa mâchoire, puis jusque sa lèvre inférieure, un petit sourire sur les lèvres. « Appelle moi encore Stevens et j’vais me mettre très en colère », soufflais-je en m’empêchant de rire un peu. Je la laissais redescendre sur le sol , gardant mes mains au niveau de sa taille pour l’attirer vers moi, reculant un peu à l’aveuglette le long du couloir pour finir par l’embrasser à nouveau en souriant…


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 11 Avr - 21:48


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Les plus belles amitiés sont souvent longues et tumultueuses, semées d’embûches. Mais imaginez alors le cas d’une amitié comme la mienne avec Noah, sachant qu’elle avait débuté par de la haine et non pas de l’affection ? Car il faut le dire, j’ai passé les premières années de ma vie à prendre un malin plaisir à être infecte avec Noah. Je cherchais le moindre petit prétexte pour lui pourrir totalement l’existence. J’étais sans cesse hautaine, capricieuse, mauvaise, agressive. Il aurait bien pu se casser une jambe, que j’aurais continué de jouer à la poupée d’un air tout à fait désinvolte. Je ne supportais pas de le voir aussi « mou », toujours le nez plongé dans ses bouquins, toujours sagement en train d’écouter les conversations des grands à table, moi qui n’avait toujours qu’une hâte, celle de finir mon assiette pour fuir tout leur charabia. Maintenant que j’ai atteint l’âge adulte, je sais que Noah n’était pas mou, mais beaucoup plus mature que moi, il s’intéressait déjà au monde qui nous attendrait d’ici quelques années. Moi au lieu de ça, je passais mon temps à jouer la gamine égocentrique, dans le but d’attirer les regards, je faisais ma peste pour être au centre des attentions. Et cette facette de ma personnalité, m’avait suivie jusqu’à l’âge de raison. Pire encore, lors de ma grossesse, avec les hormones j’étais devenue particulièrement lunatique : Je pouvais brutalement passer de la gentille Aylin, à la tigresse immonde que j’étais pendant l’enfance. Et ce pauvre Noah en avait fait les frais.

flashback

« La ferme Stevens, tu me casses les pieds ! » Je traversais l'appartement à pas rapide, une main sous mon ventre qui m'étais douloureux. Arrivée près de la porte d'entrée, j'attrapais sa veste, que je lui lançais violemment en pleine figure. Son visage était rougit par la colère, on aurait dit qu'il s'apprêtait à exploser. Je posais mes mains sur mes hanches, détournant mon regard vers la fenêtre. De quel droit me faisait-il remarquer que j’étais tombée enceinte d’un quasi inconnu ? « Mais qu'est ce qui te prend, Aylin ? Qu'est ce que j'ai fait pour que tu t’énerves d’un coup comme ça putain ? J’ai juste dit que tu serais mieux sans ce type que tu connais à peine … » Je me retournais, lui décollant une claque monumentale. Il écarquilla les yeux de stupeur, sa face s’empourprant alors que je partais vers ma chambre. Je criais à son intention avant de claquer la porte. « Je gère ma vie comme je le veux ! Barre toi de mon appart Stevens, et ferme BIEN la porte derrière toi ! » Je l’entendis claquer la porte presque au moment ou je lui disais cela. Je me jetais dans mon lit, en larmes. Je ne comprenais même pas ce qui m’avait pris, de l’envoyer valser comme ça, de le frapper même. Il avait dit cela dans une bonne intention, remarquant à quel point j’étais malheureuse avec Christopher, et combien je ne restais avec lui que dans le but de voir si oui ou non il ferait un bon père. Et j’avais déjà ma réponse. Et Noah avait raison. Et j’étais tétanisée.


Je fis voler son tee shirt à une vitesse surprenante, l'envoyant valser dans un des recoins du couloir, et je n'avais pas la moindre idée d'où précisément. Et ... Sincèrement ? Je m'en fichais totalement, mais d'une force pas possible. Mes lèvres parcouraient sa peau à une vitesse fulgurante, alors que je parlais en même temps. J'esquissais un sourire lorsqu'il récupéra soudainement mes lèvres, ma tête heurta doucement le mur alors que nous souffles s’entremêlaient, le collant d'avantage contre moi - si c'était possible - il recula juste le temps de se débarrasser à son tour de mon haut, qui disparu dans le néant, me retrouvant en soutien gorge contre son torse nu. Je me mordis la lèvre inférieure en sentant nos peaux entrer en contact, autres que celles de nos mains ou je ne sais quoi encore qu'il avait l'habitude de voir. Et étrangement, j'étais à l'aise à l'idée même d'être à demie nu contre mon ami d'enfance. Parce que je trouvais ça naturel, comme si ça faisait des mois qu'il aurait du en être ainsi. Ses lèvres remontèrent de mon cou jusqu'à ma lèvre inférieure, et mes mains se plaquèrent d'avantage dans son dos. J'étais à sa merci, tel un pantin qui était incapable de lui opposer la moindre résistance. « Appelle moi encore Stevens et j’vais me mettre très en colère » J'esquissais un sourire malin tout en redescendant au sol. J’exerçais une légère pression au niveau de sa nuque pour le contraindre à se baisser, ses mains sur ma taille alors que je recollais mes lèvres contre les siennes. Une de mes mains se plaqua contre son torse, le poussant à reculer alors que je ne voyais absolument rien. « Tu oserais pas t'énerver contre moi ... Stevens! ... Hein, Stevens ? Tu m'aimes trop pour ça, STEVENS ! » Répétais-je d'un air malin, en riant. Tout à coup, Noah s'arrêta, se cognant contre une porte. J'éclatais de rire. Nous étions arrivés au bout du couloir. Je remontais mes mains jusqu'à son visage, dont je devinais encore chaque traits, mais que je ne pouvais m'empêcher de caresser. « T'as raison ... Je préfère t'appeler Noah maintenant ... ça va mieux avec mes je t'aime ... » Je me mordais la lèvre inférieure, capturant ses lèvres avec douceur. Oui, fini la petite Aylin qui emmerdait le monde de Stevens. Désormais, c'est Aylin qui est amoureuse de Noah.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Dim 15 Avr - 17:34


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C’est drôle, mais même si nous nous étions marché sur les pattes, même si nous nous étions donné la vie très dure Aylin et moi depuis notre plus tendre enfance, je la considérais toujours comme une amie d’enfance, alors que nous étions très loin d’être amis autrefois. Parfois, je me demandais si les choses avaient été différentes si je l’avais trouvée en pleurs ce soir-là, dans ce parc en rentrant des cours. C’est vrai que je demandais souvent des nouvelles de la jeune femme à mes parents, mais en leur faisant promettre de ne dire à personne que je demandais de ses nouvelles. En grandissant, j’avais peut-être trouvé ces chamailleries un peu enfantines, et depuis un an, je me disais que les choses auraient peut-être changées si nous étions devenus amis plus tôt plutôt que de couper les ponts de cette manière. Mais une chose était sûre, même en étant amis, la taquinerie avait toujours été de mise entre nous.

flashback

« Christopher, je suis enceinte ! », lançais-je en essayant de garder mon sérieux alors que je tentais d’imiter sa voix, sans trop de succès d’ailleurs. Aylin me lança un regard noir, mais en même temps amusé et me balança un coussin à la figure, que j’esquivais avec justesse alors que celui-ci s’écrasa sur le frigo. Je ris légèrement et je continuais la préparation de la pâte à crêpes, car Mademoiselle Blackwood avait envie de crêpes alors en bon…meilleur ami ? j’avais décidé de lui en faire. « Te moque pas comme ça Stevens ! Mais c’est plus facile à dire qu’à faire… », grogna-t-elle en s’approchant de moi pour me regarder faire. « Vraiment Aylin, ça ne serait pas mieux que tu ais le père de ton enfant avec toi, que ça soit lui qui te soutienne ? » La jeune femme haussa les épaules, posant une main sur son ventre avec une moue boudeuse. Je ris légèrement et je me tournais pour prendre une poêle mais j’eu à peine le temps de me retourner, qu’un nuage de farine vint s’écraser sur mon visage. J’émis un petit cri de rage en ouvrant les yeux, constatant que Aylin me regardait avec un sourire, ce sourire que j’avais dû supporter toute mon enfance quand elle me cherchait des merdes. « Alors si tu crois que tu vas t’en tirer comme ça ! », lançais-je en attrapant une poignée de farine non négligeable. Aylin me fit dos pour essayer de s’enfuir en criant, « NOOOOOON, C’EST PAS JUSTE J’PEUX PAS COURIR AVEC MON VENTRE ! », cria-t-elle en riant alors qu’elle essayait de s’échapper. J’éclatais de rire, « J’te donne dix secondes pour aller te cacher Blackwood parce que après ça, Stevens va-t’en faire bouffer de la farine ! »


C’était exactement ce petit sourire, qui venait de se dessiner sur les lèvres d’Aylin quand je la menaçais de ne plus m’appeler Stevens de cette manière. Et même si je lui avais dit ça comme si ça ne me plaisait pas, en fait, au fond, j’adorais ça. C’était un sentiment totalement inexplicable, mais tout ce que je savais, c’était que ça me plaisait énormément. Ce que je savais, c’était que cette nouvelle partie d’Aylin, que je ne connaissais pas encore, me plaisait déjà. Les nouvelles sensations que j’éprouvais à ce moment même, étaient tout simplement exquises. Sa peau contre la mienne, ses mains qui se baladaient sur mon corps frêle, mon cœur qui se claquait contre ma poitrine à chaque fois que je croisais son regard, à chacun de ses sourires, de ses baisers. « Tu oserais pas t'énerver contre moi ... Stevens! ... Hein, Stevens ? Tu m'aimes trop pour ça, STEVENS ! » Je lui lança des gros yeux, un immense sourire aux lèvres alors que ses mains se glissaient sur mon torse, me forçant à reculer encore jusqu’à buter assez violemment contre la porte de sa chambre fermée. Je la regardais en me pinçant la lèvre, fermant légèrement les yeux au contact de ses mains sur mes joues. « T'as raison ... Je préfère t'appeler Noah maintenant ... ça va mieux avec mes je t'aime ... » J’haussais les épaules sans quitter la jeune femme du regard, avant de glisser mes deux mains sur ses joues aussi, me penchant pour l’embrasser doucement, du bout des lèvres avant de chercher la poignée de la porte dans mon dos, à l’aveuglette. Au bout de quelques secondes, je réussis à la trouver et j’ouvrais la porte doucement, enroulant mes bras autour d’elle pour la faire reculer à nouveau avec moi à l’intérieur de sa chambre, partie de la maison que je connaissais beaucoup moins d’ailleurs. Je cessais le baiser pour reprendre mon souffle, gardant mes lèvres à quelques millimètres des siennes en la regardant dans les yeux. « Au pire…ça sera Stevens qui aime Blackwood… », murmurais-je en souriant un peu avant d’attrapais ses lèvres à nouveau, nous faisant nous tourner un peu pour qu’elle se trouve à ma place, la faisant reculer jusque son lit. « Tu crois…que ça aurait fini comme ça entre nous…si j’t’avais pas trouvé sur ce banc ce soir-là… ? », soufflais-je entre deux baisers. C’est vrai, je me posais sans cesse cette questions et même si l’heure n’était pas tellement aux bavardages, j’avais envie d’avoir son avis, même si discuter était peut-être une excuse pour calmer ma nervosité quant à ce que nous étions en train de faire, ou ce que nous nous apprêtions de faire.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 17 Avr - 10:25


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J'ai toujours, par méprise, fait en sorte de soulever les différences qui existaient entre Noah et moi. Je me refusais à l'idée même que nous puissions être semblable, alors que maintenant, je savais qu'il existait entre nous de nombreux points communs. A commencer par la taquinerie, qui avait justement été notre essentiel passe temps durant notre enfance. Nous mettre des bâtons dans les roues, sourire dès que l'autre enrageait ... C'était notre moteur, notre moyen en quelque sorte de grandir ensemble. Aujourd'hui, cette façon d'avoir besoin d'évoluer ensemble avait grandement changé, même s'il nous arrivait encore très souvent de nous taquiner. Nous avions appris, en un an, à nous découvrir réellement. J'avais beau le connaître depuis le berceau, je n'ai appris par exemple que durant ma grossesse que son livre préféré était Roméo et Juliette. Alors qu'il se trouve que c'est justement un des rares livres qu'il me plait de lire ou d'entendre. Je serais même prête à aller le voir au théâtre un jour, ce qui est, il faut dire, un exploit. Enfin, pas tant que ça, vu que j'ai pris goût aux livres au cours de mon adolescence, et surtout aux vieux films américains. Bien sur, pas au point de passer ma vie à lire comme le faisait Stevens.

flashback

Je sortais de ma salle de bain après m'être changée et lavée, vérifiant dans mes longs cheveux bruns s'il restait encore de la farine que Noah m'avait balancée pour se venger plus tôt. Lui était déjà revenu de chez lui ou il était rentré se changer également, étalé dans mon canapé à bouquiner en mangeant une crêpe avec nonchalance. Je posais mes mains sur mes hanches, prenant une mine agacée. « Ça va, tranquille? » grommelais-je en lui arrachant son bouquin. J'en regardais la couverture pendant qu'il se redressais, près à me l'arracher de nouveau. « Hey, fais gaffe, tu vas le déchirer ! » Mais je ne l'écoutais même pas, trop obnubilée par le titre de l’œuvre. Je m'asseyais à côté de lui dans le canapé, retournant le livre pour observer la quatrième de couverture en silence. Noah posa sa tête sur mon épaule, dégageant ma chevelure brune toujours trempée derrière mon visage. « C'est ... Romeo et Juliette.. Je sais ce que tu vas dire, j'arrête pas de passer mon temps à... » - « Tu peux me le lire ? » le coupais-je, timidement. Il me regarda comme si j'étais un ovni, ou comme si je venais de lui annoncer que la fin du monde était proche, qu'une invasion de crêpes carnivores se préparait ... Bref, vous m'avez comprise. Je baissais les yeux, gênée, et délicatement, Noah me prit le livre des mains. « Viens là.. » dit-il en m'ouvrant ses bras, dans lesquels je me blottis. Il ouvrit le livre, et commença à lire, me rendant plus attentive qu'une enfant au lit à qui on raconte une histoire...


Que je l'appelle Noah ou Stevens, la différence était là : Maintenant, il n'y avait plus que de l'affection dans ma façon de l'appeler. Lorsque je lui dis que je préférais désormais l'appeler Noah, il haussa les épaules d'un air indifférence, plaçant délicatement ses mains sur mes joues pour m'embrasser doucement. J'entrouvris à peine mes lèvres pour approfondir ce baiser, totalement dépendante de chaque échange existant entre lui et moi. Une de ses mains quitta ma peau pour ouvrir la porte de ma chambre, et rien que de sentir la porte s'ouvrir, mon coeur se mit à battre d'avantage. Il recula a l'aveuglette dans ma chambre, plongée dans la pénombre, et je le suivis calmement, sans décoller mes lèvres des siennes. Respirant en reculant mon visage avec peine, je n'arrivais pas à décoller mon regard de celui de Noah. « Au pire…ça sera Stevens qui aime Blackwood… » me murmura-t-il alors, me faisant sourire à nouveau et rire légèrement, juste avant qu'il ne capture mes lèvres à nouveau en pivotant pour que je me retrouve dos à mon lit. Je posais mes mains dans le bas du dos de Noah, mordant doucement sa lèvre inférieure avec envie. Je reculais à l’aveuglette, l’entendant murmurer entre deux baisers : « Tu crois…que ça aurait fini comme ça entre nous…si j’t’avais pas trouvé sur ce banc ce soir-là… ? » je cessais le baiser, et je sentis l’arrière de mes genoux heurter le pied de mon lit. Je remontais alors délicatement mes mains le long du dos de Noah, jusqu’à atteindre son visage dont je détaillais les traits du bout des doigts. J’attrapais sa main avec la mienne, entrelaçant nos doigts avec douceur, sans le quitter du regard, avant de dire, sincère : « Je crois que qu’importe la situation … On aurait fini par se retrouver … Comme si c’était écrit .. » Je me mordais la lèvre inférieure, me rendant compte de ma vulnérabilité à chaque fois que j’étais sincère avec Noah. « D’une façon ou d’une autre, les choses m’auraient amenées jusqu’à toi Noah … » Je caressais sa joue une nouvelle fois, mes lèvres à la fois trop proches et trop lointaines des siennes. « Parce que j’ai besoin de toi dans ma vie.. »

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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 17 Avr - 19:53


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Je crois que je n’avais jamais vu Aylin aussi heureuse de toute ma vie. Quand nous étions jeune, elle semblait complètement satisfaite de tous les coups foireux qu’elle me faisait, mais ça n’était pas la même chose : la façon dont elle me souriait, dont elle me regardais. C’est drôle, mais ce regard, je l’avais déjà vu auparavant. Comment, en un an, n’avais-je pas vu qu’elle me regardait de cette façon, et pas comme une simple amie, mais comme quelqu’un qui éprouve quelque chose envers quelqu’un d’autre. Peut-être que j’avais tout simplement peur des sentiments qu’elle pourrait avoir pour moi ? Probablement, mais je ne m’étais jamais posé de questions sur ses sentiments à elle, me concentrant plus sur les miens et sur comment gérer ça. Les choses auraient été tellement plus faciles si j’avais su qu’elle m’aimait aussi, parce que non, ça ne m’aurait pas déranger d’élever le bébé comme si c’était le mien, tout simplement parce que j’étais là avec elle depuis le début, c’était un peu comme si j’étais le père de ce bébé.

flashback

« Joyeux anniversaire ! », lançais-je alors qu’Aylin venait tout juste de rentrer dans son appartement après une petite ballade, certainement. Un petit sourire gêné se dessina sur son visage et elle baissa le regard vers le sol, alors que sa mère se précipitait sur elle pour lui retirer son manteau et pour l’embrasser. Je souris et j’allais prendre le cadeau que je lui avais apporté pour l’amener dans sa chambre, à l’abris des regards, car je ne voulais pas trop qu’elle l’ouvre devant tout le monde. La soirée se passa plutôt bien, Christopher n’avait pas voulu venir quand je l’avais invité à cette fête surprise, prétextant qu’il lui souhaiterait le lendemain à sa manière. Ses parents et les miens, puis les quelques amis de la jeune femme partirent de son appartement vers vingt-deux heures. Une fois partis, j’allais chercher mon cadeau et je le posais sur le plan de travail de la cuisine. « Je commençais à croire que tu m’avais oublié… », murmura-t-elle en me souriant alors qu’elle attrapa la paquet. « Oublier ? Tu déconnes, à ton avis, c’est qui qui a organisé cette fête d’anniversaire ? » Aylin me regarda un instant, peut-être un peu surprise mais elle ne préféra rien dire, déballant son cadeau. Dans le paquet, il y avait deux choses : une petite paire de chaussure pour bébé, des petites converses noires que j’avais trouvé mignonne et deux billets pour aller voir Romeo & Juliet qui allait se jouer dans le théâtre de la ville dans une semaine. « J’me suis dit…que tu pourrais y aller avec Christopher », lançais-je en regardant les billets. Je souris, « Et…les chaussures, ça sera le premier cadeau de tonton Noah… »


Je me pinçais la lèvre, baissant mon regard vers sa main qui attrapait la mienne, entrelaçant nos doigts doucement. Je relevais le regard vers Aylin, qui soutenait son regard dans le mien. De la voir me regarder comme ça, de cette manière, j’en avais des frissons. « Je crois que qu’importe la situation … On aurait fini par se retrouver … Comme si c’était écrit .. » Je souris un peu, de la manière dont elle parlait de ça, c’était très…romantique. Presque comme dans un des innombrables livres, ou même dans un film, carrément. « D’une façon ou d’une autre, les choses m’auraient amenées jusqu’à toi Noah … » Je me pinçais la lèvre, mon cœur battait de plus en plus fort en sentant le contact de sa main sur ma joue : croyait-elle au destin ? Au fait que les choses étaient écrites d’avance et que nous n’étions que des pantins qui devons subir tout ça ? Moi, je ne pensais pas ça : chacune de nos décisions pouvaient influencer notre vie, et nous amener dans des chemins qui pouvaient être complètement différents les uns des autres. Et j’avais choisi un chemin : le chemin qui menait vers elle. C’était comme ça que je le voyais, en tout cas. « Parce que j’ai besoin de toi dans ma vie.. » Un immense sourire se dessina sur mon visage et plaquais mes lèvres contre les siennes avec douceur, la faisant encore reculer de manière à l’allonger sur le lit, sans jamais ne quitter ses lèvres alors que je me retrouvais par-dessus la jeune femme. Je ne réfléchissais pas à mes mouvements, et j’essayais de ne pas réfléchir à mes actes sinon, je me mettrais à paniquer, je le savais. Au bout d’un instant, je séparais nos lèvres, les gardant toujours aussi proches en ouvrant tranquillement les yeux pour la regarder… « Moi aussi, j’ai besoin de toi dans ma vie… », murmurais-je avant de glisser mes lèvres dans son cou, descendant petit à petit au niveau de sa poitrine avant de continuer doucement, « …et j’veux plus jamais, jamais, qu’ont soient séparés…plus jamais… »



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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 17 Avr - 22:06


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A l’image de la question de Noah, je me demandais sans arrêt si les choses auraient été différentes si je lui avais avoué dès le début mes sentiments pour lui. Qui sait, peut-être que nous serions en train de vivre dans le même appartement, avec dans la chambre voisine, un berceau abritant un bébé… Mon bébé. Le notre. Parce qu’à partir du premier jour ou Noah m’avait accompagné pour une échographie, il n’avait plus s’agit du bébé de Christopher, mais du sien. Je me souviendrais toujours des regards qu’il portait sur mon ventre en disant non pas « toi » mais « vous ». Cette façon qu’il a d’être toujours si affectueux et attentionné, aurait du directement me mettre la puce à l’oreille de ce qui se passait entre nous. Tout bêtement, j’ai préféré fuir mes sentiments plutôt que d’y faire face. Et ça m’avait conduite à mon accident, et à maintenant.

flashback

« Je peux ? » demanda Noah, pointant du doigt mon ventre arrondi. Avec un léger sourire, j’attrapais sa main dans la mienne pour poser sa paume à plat sur mon ventre. Un sourire béat illumina le visage du jeune homme lorsqu’il sentit à son tour, remuer sous ma peau. Je me pinçais les lèvres timidement, gardant ma main sur la sienne, sentant à peine les mouvements du bébé. « C’est comme ça de plus en plus souvent … » Dis-je avec un petit sourire fier. Je crus déceler dans le regard de Noah une pointe d’amertume, me faisant froncer les sourcils. « J’trouve ça tellement bête .. Que le père vive pas tout ça .. » Je baissais la tête, mon regard s’assombrit. C’est dans ses moments là que je meurs d’envie de lui dire que, techniquement, le père est là. Pour moi. Qu’il l’a toujours été. Un nouveau coup de pied me tira de ma rêverie, et je forçais un sourire pour détourner son attention. « T’as senti ça ? Ce sera un sportif ou une sportive, y a pas de doute ! » Un sourire léger apparut sur le visage de Noah, mais je sentais néanmoins que dans le fond, le cœur n’y était pas…


Tout nous destinait à devenir les pires ennemis du monde, et voilà que nous étions tendrement enlacés, profondément amoureux l’un de l’autre. Comment, après ça, pouvais-je ne pas croire à un coup de pouce du destin ? Tout ce dont j’étais sure, c’est que j’étais indéniablement tombée amoureuse de Noah Stevens, ce gamin insupportable toujours plongé dans ses livres que je me faisais un malin plaisir de torturer au cours de notre enfance. Plongeant mon regard dans le sien, je lui affirmais avec conviction que j’avais besoin de lui, faisant immédiatement apparaître sur son visage un grand sourire. Ce genre de sourire auquel je ne pouvais jamais résister. Il plaqua ses lèvres sur les miennes doucement, et je passais mes bras derrière son cou en basculant sur mon lit, l’entraînant dans ma chute. Je caressais ses avant bras du bout des doigts, sentant une vague de chaleur inonder brutalement la pièce, incapable de me détacher de ses lèvres. Un instant, Noah sépara nos lèvres, et nos regards enflammés entrèrent à nouveau en contact tous deux. J’avais l’esprit totalement captivé par lui, et juste lui. Mes lèvres étaient aimantées par les siennes. « Moi aussi, j’ai besoin de toi dans ma vie… » me murmura t’il, faisant accélérer les battements de mon cœur. Je déglutis en sentant ses lèvres dans mon cou, penchant ma tête en arrière, puis je me cambrais légèrement en sentant ses lèvres descendre plus bas, au niveau de ma poitrine. « …et j’veux plus jamais, jamais, qu’ont soient séparés…plus jamais… » La respiration saccadée, j’attrapais une de ses mains dans la mienne, la serrant avec douceur, en passant une jambe de chaque côté de son corps, l’encerclant pour le rapprocher d’avantage de moi. « On sera jamais séparés Noah … Plus jamais » soufflais-je alors avec ardeur, songeant à tout ce temps que j’avais passé éloignée de lui pour rien…




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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Ven 20 Avr - 15:53


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Pendant la grossesse d’Aylin, je m’étais risqué à lire quelques livres là-dessus, afin de ne pas faire ou dire de bêtises, il fallait bien que j’en sache un minimum si je voulais être là pour elle, non ? Je suis alors tombé sur un chapitre, expliquant que le bébé, au bout d’un certain temps, fini par reconnaître les voix des gens qui l’entourent : la voix de sa mère, puisqu’elle est toujours présente avec lui, mais normalement, la voix du père aussi, puisqu’un père – futur père – est censé être près de sa compagne lors de la grossesse. Le bébé ne reconnaissait peut-être pas la voix de Christopher, car celui-ci ne prêtait même pas attention à son enfant, ne sachant pas que celui-ci était là. Je m’étais alors toujours demandé, si le bébé reconnaissait ma voix : après tout, le voyais Aylin tous les jours et il nous arrivait même que l’on se voit plusieurs fois par jour. Le bouquin disait même que le bébé pouvait reconnaître le touché de sa mère, par exemple lorsqu’elle glissait sa main sur son ventre, et même celui du père si celui-ci le caressait assez souvent. Peut-être était-ce pour ça que dès que je posais ma main sur son ventre, le bébé s’agitait ? Même si sur le moment, c’était…magique, l’idée que ce bébé n’était pas le mien, mais celui de Christopher n’arrivait pas à sortir de mon esprit et parfois, ça pouvait me rendre un peu irritable.

flashback

J’avais descendu les escaliers à une vitesse incroyable, pour m’arrêter, complètement essoufflé devant la porte de l’appartement d’Aylin. « Tu…tu m’as dit que c’était urgent, ça va pas ? », lançais-je entre deux souffles après qu’elle m’ait ouvert la porte. Aylin baissa la tête et se recula pour me faire entrer, ce que je fis tout de suite. La jeune femme m’avait envoyé un sms plutôt inquiétant quelques minutes plus tôt ‘Je me sens vraiment pas bien, j’ai besoin de toi’. « Je…désolée c’est juste que j’avais mal au ventre mais…ça va mieux maintenant… », murmura-t-elle, gênée en apportant sa main sur son ventre. Je fronçais les sourcils, et sans savoir pourquoi, je sentais la colère monter en moi. « Attends, tu m’as fait venir pour un p’tit mal de ventre ! Bordel j’ai eu peur moi ! » Aylin gardait la tête baissée, refermant la porte d’entrée derrière elle en soupirant. « Et puis…pourquoi c’est moi que t’appelle ? Ce bébé a un père et si il était au courant il s’occuperait certainement de toi ! J’ai une vie moi aussi Aylin, j’veux pas être le con qui se sera occupé de vous jusqu’à ce que Christopher prenne la relève et qu’on oublie qui a été là pour toi pendant tous ses mois ! », continuais-je en m’avançant vers la porte pour repartir, claquant celle-ci au passage sans laisser à Aylin la moindre de chance de répondre pour rentrer chez moi.


J’essayais de ne pas penser, et de ne pas me poser de questions, des questions dans le genre : qu’est-ce que nous sommes en train de faire ? Je savais très bien que ça n’était pas la première fois qu’elle faisait ça, et que ça ne l’était pas pour moi non plus, mais nous étions…nous étions nous ! Jamais, Ô non jamais je n’aurais pensé un jour vouloir avoir ce genre de relation avec elle. Pourtant, j’étais énormément attiré par elle, il fallait que je la sente contre moi, que je sente sa peau contre la mienne, ses mains sur moi, ses lèvres. Tout ça était un pur délice et je n’arrivais pas à m’en défaire, rien que l’idée de devoir arrêter tout ça un jour me donnait la nausée. Ça avait été tellement dur, toutes ses semaines sans elle, surtout que je savais, qu’elle avait besoin de moi, mais je restais distant. Si aujourd’hui, j’aurais pu changer quelque chose, j’aurais certainement changé ça. « On sera jamais séparés Noah … Plus jamais » Un sourire se dessina sur mon visage et je resserrais ma main enlacée dans la sienne, me redressant pour pouvoir attraper ses lèvres une nouvelle fois. Je sentais la chaleur m’envahir le corps tout entier en sentant sa jambe s’enrouler entour de moi, m’approchant encore un peu plus de son corps comme je ne l’avais jamais été avant et comme jamais je n’aurais pensé être un jour. Je finis par cesser le baiser, afin de reprendre mon souffle et je déposais mes lèvres plusieurs fois à sa joue en descendant jusque sa mâchoire alors que je laissais glisser une main sur son ventre, me faisant frissonner – moi qui avait pris l’habitude de rencontrer un ventre arrondis à ce niveau là – puis, descendant petit à petit pour déboutonner son jean, que je fis glisser le long de ses jambes doucement avant de me coller un peu plus à elle, reprenant un baiser ardant et passionné…




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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Ven 20 Avr - 18:08


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Au fil des mois de ma grossesse, si au départ tout avait semblé idyllique - et ce à tel point que je me contrefichais de Christopher - au bout d'un certains temps, les choses ont fini par devenir moins rose. Pas un seul instant je ne me suis douté que Noah pouvait penser que je l'enverrais sur les roses après mon accouchement. Et c'est vrai, jamais je ne lui avait dit mes sentiments, il devait penser que dans le fond, j'espérais toujours que Chris devienne le père du bébé, et que je l'aimais encore. C'était comme ça que les choses devaient se passer, normalement, et pas autrement. Et ça aurait pu, si au fur et à mesure que les jours se sont écoulés, je ne serais pas tombée amoureuse éperdument de mon ami d'enfance. C'est le genre de chose qui ne se contrôle pas, et surtout, ce que je refusais d'admettre. Impuissante, je devais donc me contenter de subir les crises de Noah, sans pouvoir lui dire que jamais Christopher ne serait le père de cet enfant.

flashback

« Attends, tu m’as fait venir pour un p’tit mal de ventre ! Bordel j’ai eu peur moi ! » Tête baissée, main sur mon ventre, je m'appuyais sur la porte d'entrée pour la refermer en soupirant. Je n'aurais pas du lui envoyer ce sms. Surtout que ces temps ci, Noah semblait sur les nerfs, constamment agacé. Quand il s'excusait, il mettait ça sur le compte des cours, mais je sentais qu'il y avait autre chose... Autre chose qui m'échappait totalement. Je sentais dans le timbre de sa voix qu'il était furieux, et je déglutis, mes doigts se resserrant autour de mon estomac. « Pardon ... » murmurais-je tellement bas que je n'étais même pas sûre qu'il m'ait entendue. Je m'écartais de la porte, m'appuyant contre le canapé du salon. « Et puis…pourquoi c’est moi que t’appelle ? Ce bébé a un père et si il était au courant il s’occuperait certainement de toi ! J’ai une vie moi aussi Aylin, j’veux pas être le con qui se sera occupé de vous jusqu’à ce que Christopher prenne la relève et qu’on oublie qui a été là pour toi pendant tous ses mois ! » j'entrouvrais la bouche de stupeur. Ses mots venaient d'être plus efficaces qu'une lame aiguisée. Ses mots raisonnaient dans tout mon être à tel point que, figée, je fus contrainte de le laisser partir sans dire un mot pour me défendre. Mes mains tremblaient, ainsi que ma lèvre inférieure, et mes yeux me brûlaient. Immédiatement après que la porte fut claquée, je fondais en larmes, m'affalant dans mon canapé; Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ?


Je me laissais entièrement diriger par mon coeur, et non plus par ma raison. Jusque maintenant, ça ne m'avait porté que trop préjudice. Désormais, plus rien ne pouvait se mettre en travers de notre route. Je pourrais clamer, haut et fort, que je suis amoureuse, même si ça risque d'en choquer plus d'un. Parce que je suis tomber amoureuse du garçon que je ne pensais jamais aimer. Celui que je ne pensais jamais désirer comme je le désire en ce moment même. Et pourtant, aujourd'hui je ne pouvais plus m'arrêter. Mes mains parcouraient la peau bouillante de Noah, voulant en découvrir le moindre détail, moi qui m'était toujours cantonné à garder mes distances, par respect, et pour ne pas l'offusquer. Je sentais mon coeur battre plus vite encore en voyant le sourire de Noah. Je voulais le faire sourire de cette façon encore et encore. Je resserrais mes doigts autour des siens, avant de récupérer ses lèvres contre les miennes avec tendresse. J'avais l'impression de redécouvrir tout ça, de réapprendre à apprivoiser un homme, après tant de mois à ne rien faire avec cette présence au creux de mon ventre. Les lèvres de Noah descendirent le long de ma mâchoire, me faisant frissonner. Ma main s'accrocha aux draps lorsque je sentis ses doigts frôler la peau de mon ventre, et je me redressais rapidement pour l'aider à déboutonner mon jean et le retirer. Passant mes deux mains dans le dos de Noah, je m'allongeais de nouveau en le collant contre moi, l'embrassant avec fièvre. Je peinais à garder un rythme cardiaque décent, et une respiration calme. Sans quitter les lèvres de Noah, je me redressais, en position assise, pour déboutonner à l'aveuglette le jean du jeune homme et m'en débarrasser au plus loin. Je descendais mes lèvres dans son cou, y déposant un sillon de baisers jusqu'à son torse, avant de remonter le long de sa mâchoire avant de replonger dans son cou. Je collais mon bassin contre le sien, mourant de chaud et d'envie, l'invitant bien vite à s'allonger de nouveau avec moi. « Je t'aime .. » murmurais-je, essoufflée, au creux de son oreille avant de jouer avec son lobe du bout de mes lèvres.



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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Ven 20 Avr - 23:36


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C’était très rare, que je me mette en colère, mais quand ça arrivait, je n’arrivais pas à le rester très longtemps, surtout avec Aylin. Pas moyen de rester fâché avec elle plus d’un jour, surtout quand j’avais été injuste ou limite méchant avec elle. Mais je ne me contrôlais pas, et parfois, j’avais l’impression de n’être qu’un pigeon dans cette histoire : j’allais rester avec elle, jusqu’à ce qu’elle se décide enfin à en parler à Christopher qui fera la gueule quelques jours mais qui finira par accepter ce bébé, devenir un super papa et moi, j’aurais juste été là pour servir de père de substitution pendant la grossesse. Cette idée me terrifiée, car je savais à quel point ça me ferait du mal et peut-être qu’à travers ses crises que je lui faisait subir, je voulais lui faire comprendre ? Lui faire comprendre que je m’attachais trop à elle mais surtout, que je m’attachais trop à ce bébé qui ne serait jamais le mien, même aux yeux de celui-ci. Je serais devenu ‘tonton Noah’, le meilleur ami d’enfance de sa maman ? Ça me rendait malade rien qu’à y penser, alors que c’était moi qui avait senti son premier coup, moi qui avait vu avec sa mère pour la première fois sa petite bouille sur l’écran de l’échographie. Moi qui lui avait acheté ses premiers vêtements. Je me demandais encore aujourd’hui si Aylin l’avait compris, ou pas…

flashback

Cela faisait au moins dix minutes que je toquais à la porte d’Aylin, sans réponse. Pourtant, j’étais certains qu’elle était là, mais elle était probablement en colère de ce que je lui avais balancé une heure plus tôt. Mais je m’en étais voulu à la seconde même où j’avais quitté l’appartement de la jeune femme. « J’sais que t’es là Aylin… », lançais-je au bout de quinze minutes en m’asseyant à terre, dos contre la porte d’entrée. Je soupirais et je posais ma tête lourdement sur la porte, fermant les yeux, « Je suis désolé…j’ai été nul, et injuste… », dit-je doucement, mais assez fort pour qu’elle puisse m’entendre derrière la porte. Je me pinçais la lèvre, je ne savais pas quoi dire de plus pour m’excuser, je m’en voulais vraiment beaucoup, j’avais bien vu que je l’avais blessée en sortant cette phrase, et même si elle était vrai, je n’avais jamais voulu ça, la blesser. Je fronçais un peu les sourcils et je m’osais alors à dire, à voix un peu plus basse… « La vérité…c’est que j’adore m’occuper de toi…et du bébé… »


Peut-être était-ce la complicité que nous avions pu avoir qui rendait les choses encore plus uniques ? J’avais l’impression que chaque baiser était important, chacun de ses regards, chacune des expressions qui trahissaient son visage, j’avais envie de les avoir en mémoire, de pouvoir les garder dans un petit coin de ma tête. J’en venais même à me demander si j’étais en train de vraiment vivre tout ça, ou si ça n’était qu’un rêve…un fantasme ? Tout ça semblait tellement beau pour être vrai, il y avait forcément quelque chose qui allait tout gâcher, ou nous stopper direct. Je me sentais un peu pessimiste, mais je ne voulais pas me faire des faux espoirs, car en un an, j’avais épuisé tout mon stock d’espoir dans notre relation, espérant qu’elle finirait un jour par quitter cet abruti de Christopher et qu’elle viendrait toquer à ma porte pour me demander d’être le père de cet enfant. Mais l’heure n’était pas à penser, mais plutôt à agir. J’étais là, par-dessus elle, ses lèvres contre les miennes et mon corps qui se consommait de désir pour elle à chaque contact de ses mains sur ma peau. Je finis par me redressais légèrement avec elle, ne voulant absolument pas briser, aucun contact que je pouvais avoir avec elle. Je frissonnais en sentant ses mains vers mon jean pour le déboutonner, et je l’aidais à rapidement le retirer pour m’en débarrasser. Les deux mains plaquées sur le matelas, je resserrais légèrement les draps sous mes doigts alors que les lèvres d’Aylin se baladaient un peu partout, passant de mon cou, mon torse et ma mâchoire, brûlant à chaque fois un peu plus ma peau, me faisant encore plus trembler de désir pour elle. Me laissant retomber avec elle, allongée sur les draps, je la sentais rapprocher dangereusement son bassin du sien, et je maudissais ses foutus sous-vêtements qui n’étaient qu’un obstacle de plus à ce que nous désirions tant. « Je t'aime .. », me susurra-t-elle à l’oreille entre deux souffles, affolant mon cœur à nouveau alors qu’une vague de frisson me parcouru le corps tout en entier en sentant ses lèvres taquiner le lobe de mon oreille. Je me pinçais la lèvre et je murmurais à mon tour, « Moi aussi.. ». Je reculais un peu mon visage pour lui sourire, et je me relançais dans une tonne de baisers, commençant par son cou, en descendant sur sa poitrine, puis, après un quart de centième de secondes d’hésitation, sur son ventre, descendant encore petit à petit pour glisser mes mains sur ses hanches, jouant avec l’élastique de son sous-vêtement que je n’eus pas de mal à lui faire glisser le long de ses jambes que j’enroulais d’aussitôt autour de ma taille pour rapprocher mon bassin du sien, même si j’étais encore couvert, peut-être pour faire durer et faire monter encore un peu plus le désir, retrouvant ses lèvres..


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Sam 21 Avr - 0:08


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En tombant enceinte, et surtout, en décidant de ne pas avorter, j'ai délibérément choisi de bouleverser tout le cours de mon existence. Je savais dès lors que je faisais une croix sur ma vie de débauche, d'éternelle adolescente, pour devenir une future mère, et donc, une jeune femme responsable. C'est en premier lieu, ce qui m'a retenu de parler de tout ça à Christopher. Bon, certes, à cela s'est ajouté que je ne le voyais absolument pas accepter de devenir père, et que je n'avais plus vraiment de sentiments pour lui. En revanche, la seule et unique chose qui m'a retenue de demander à Noah de rester près de moi et du bébé, c'était sa mention "moi aussi j'ai une vie", qu'il m'avait dite une fois. A cet instant j'ai réalisé que je pompais son oxygène à mon meilleur ami, que je passais tout mon temps avec lui, qu'il m'accompagnais partout ... Et qu'il n'avait rien demandé. Ce n'était pas lui qui avait fait l'erreur de me mettre enceinte, il n'y était pour rien, il avait encore entièrement le droit de profiter de sa jeunesse. Et je n'avais pas le droit de lui arracher ça, avec mon bébé. J'ai préféré garder mes sentiments pour moi, et continuer de faire semblant.

flashback

Ca faisait une semaine, déjà. Une semaine entière que Noah ne m'appelais plus, m'évitais. Je tentais de me convaincre, tant bien que mal, que c'était pour le mieux. Après tout, il avait été suffisamment gentil de m'accompagner durant tous ces mois partout, je n'avais décemment pas le droit de trop lui en demander. Néanmoins, je dois l'avouer ... Il me manquait. Terriblement. Une main sous mon ventre qui commençait véritablement à s'imposer, je tournais en rond dans l'appartement. J'avais mis dans un carton les films que j'aimais regarder avec lui, les livres que j'aimais qu'il me lise, les places pour Roméo et Juliette qu'il m'avait offertes, et ou je n'ai jamais osé aller avec Christopher, ni même seule, et encore moins avec Noah. J'avais vidé mon placard de toutes les boites de pop corn, viré de mon carnet de notes de courses les petits mots débiles qu'il se plaisait à me mettre pour me faire rire avant d'aller en cours... Tout ça. Et pourtant, il continuait de me manquer terriblement. Je décidais de prendre mon manteau pour sortir et m'aérer. Ouvrant la porte, je m'engouffrais dans l'ascenseur, et descendais au rez de chaussée. Arrivée en bas, j'entendis un rire féminin, auquel je ne prêtais pas attention, jusqu'à ce que je reconnaisse l'homme à ses côtés. Noah. Immédiatement, je pâlis, et j'appuyais rapidement sur le bouton pour refermer les portes et retourner chez moi. Sortir : Mauvaise idée.


Je sentis Noah frissonner au moment ou je lui murmurais un je t'aime au niveau de son oreille, avec tendresse. en retour, il me murmura un « Moi aussi.. » qui me fis littéralement perdre la tête. Je n'arrivais toujours pas à réaliser qu'en ce moment même j'étais dans ma chambre, à demi nue, pour ne pas dire aux trois quarts, le corps plaqué contre celui de l'homme que je me plaisais à qualifier comme un "ami d'enfance". Cela fait tellement longtemps qu'il est bien plus que ça à mes yeux... Rien qu'à en juger par la vitesse à laquelle les choses avaient dégénéré entre nous. Il y a une heure, nous nous avouions dans le noir nos sentiments, timidement, et voilà que nous nous étions presque arraché nos vêtements, tant tout ce désir était difficile à réprimer. Je me laissais entièrement guider par ces pulsions que j'avais retenues durant des mois, et même si d'un côté j'étais fébrile, de l'autre, je voulais que tout soit parfait. Me souvenir de cette journée avec lui en me disant "tu te souviens, ce jour là je t'ai dit que je t'aime". Et les choses étaient bien parties. Noah recula son visage, m'accordant un nouveau de ses sourires craquants. Je répondis à son sourire, avant de retenir un soupir lorsque ses lèvres vinrent enflammer la peau de mon cou, puis de ma poitrine, puis de mon ventre ... Je perdais la tête, me redressant sur mes avant bras pour rassembler mes jambes et l'aider à virer mon sous vêtement au plus vite, avant de le rattraper contre moi. Immédiatement, Noah attrapa mes jambes pour les enrouler autour de ma taille, pressant son bassin contre le mien. Je soufflais plus fort, passant ma langue entre mes lèvres, perturbée par ce dernier vêtement qui nous séparait lui et moi. Je passais une main dans les cheveux de Noah, resserrant mes jambes autour de sa taille pour serrer encore nos deux corps, alors que mes lèvres venaient capturer les siennes avec ardeur. Mes mains rejoignirent rapidement son dos, pour descendre le long de sa colonne vertébrale et terminer sur l’élastique de son bas que je taquinais, menaçant de m'en débarrasser bien vite.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 24 Avr - 14:37



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Je n’avais jamais vraiment réfléchi au mariage, réfléchi aux enfants et à l’avant que je pourrais avoir avec une femme. Mais je me considérais un peu jeune, pour me poser ce genre de questions. C’est peut-être pour ça, qu’en voyant Aylin pleurer sur ce banc, me déclarant qu’elle était enceinte, je m’étais senti concerné par ses peurs : nous étions jeunes, et je me demandais comment j’aurais moi-même réagi si, par exemple, ma petite amie serait tombée enceinte. C’est vrai, nous avions qu’une vingtaine d’année, elle n’avait même pas vingt ans quand elle était tombée enceinte de Christopher, et à en voir sa réaction aussi péjorative et son envie maladive de lui cacher sa grossesse, j’avais très vite deviné que ça ne devait pas être le grand amour entre ses deux-là. Mais malgré notre jeune âge, je m’étais senti à l’aise avec elle, et le fait que je m’occupais de sa grossesse. Cela ne me dérangeait absolument pas que, au lieu de sortir le soir en boite, je descendais un étage de l’immeuble pour me retrouver chez ma meilleure amie afin de lui donner un peu le sourire, de lui lire un livre ou de caresser son ventre jusqu’à ce qu’elle s’endorme sur mon épaule.

flashback

Première échographie pour Aylin, et celle-ci était morte de peur. Sans trop que je comprenne pourquoi d’ailleurs. Assise sur la chaise de la salle d’attente, la demoiselle ne cessait de remuer et de murmurer entre ses dents en ronchonnant qu’elle avait envie d’aller aux toilettes comme une folle. J’avais fini par lui prendre la main pour la calmer, et ce fus notre tour. Enfin, son tour. S’asseyant – ou s’allongeant, serait le mot approprié – sur l’espèce de table/chaise qui servait à l’osculation, je restais près d’Aylin alors que le médecin lui souleva le tee-shirt pour laisser découvrir son ventre arrondi. Ça me faisait toujours bizarre, de la vor comme ça, elle qui portait toujours des vêtements milles fois trop grands pour elle… « Alors, Aylin Blackwood c’est bien ça ? », demanda le médecin en levant les yeux vers nous par-dessus le dossier qu’il venait d’ouvrir. « Quatre mois, aucun problème particulier… » le médecin reposa le dossier sur son bureau et revint vers nous en allumant la petite télé. Il finit par se tourner vers moi en haussant un sourcil, « Et vous êtes… ? » J’allais ouvrir la bouche pour me présenter, mais Aylin me devança, étrangement d’ailleurs. « Le père, c’est…c’est le père du bébé », lança-t-elle sans oser me regarder alors que j’avais tourné les yeux vers elle, bouche bée avant d’ajouter, ne pouvant plus la contredire sans nous faire passer pour des idiots, « Oui...c’est ça »


Je ne sais pas pourquoi je laissais les choses trainer, et il y avait plusieurs possibilités : peut-être parce que au fond, j’avais un peu peur de passer ce cap avec elle. C’est vrai, nous venions à peine de nous avouer que nous nous aimions, et nous étions déjà là, dans cette chambre, presque nus , l’un contre l’autre. Mais c’était plus fort que moi, et c’était comme si j’avais attendu ce moment pendant un an. Pour la petite anecdote, il y a quelques mois, alors que j’étais avec une fille et que nous étions en train de…nous câliner, j’avais même murmurer le prénom d’Aylin, chose que cette fille n’avait…pas tellement appréciée – ce que je pouvais comprendre. C’était comme si, pendant un an, nous avions été retenus par des chaines, et que nous venions enfin d’être libérés. Alors comment blâmer le fait que j’avais, à ce moment précis, horriblement envie d’elle ? Le fait que je fasse durer les choses était aussi peut-être dû à un certain jeu, à faire durer le plaisir, la faire languir, et sentir qu’elle me désire encore plus, même si j’avais l’impression qu’à ce moment précis, il était impossible de pouvoir plus me désirer que ça. Je me délectais de chacune de ses réactions, souriant à chacun de ses soupirs qui me rendaient encore plus dingue et qui faisait qu’attendre une minute de plus était un réel supplice. Je me penchais pour retrouver ses lèvres, j’avais l’impression que celle-ci étaient brûlantes et je resserrais encore un peu plus mon corps contre le sien, séparant nos lèvres pour lâcher un petit soupire alors que ses doigts se mêlaient dans mes cheveux, m’attirant à nouveau vers la bouche de la jeune femme pour l’embrasser de plus belle. Je frissonnais en sentant ses mains se balader le long de ma colonne vertébrale pour s’arrêter au plus bas, jouant avec l’élastique de mon dernier sous-vêtement qui avait l’air de la gêner, et qui commençait à sérieusement me casser les pieds aussi. Je quittais ses lèvres pour enflammer la peau de son menton, puis, le haut de son cou, descendant doucement et je finis par me redresser, me décollant un peu d’elle pour défaire les draps de son lit que je passais au-dessus de nous, ça avait l’air bête, surtout que je mourrais de chaud, mais c’était quelque chose que je ne supportais pas et je préférais toujours avoir un draps qui m’enroule, surtout que là, c’était la première fois que nous partagions ce genre de moment elle et moi. Je ne me fis pas prier et je me repenchais immédiatement vers la jeune femme, serrant à nouveau ses jambes autour de ma taille pour me recoller à elle, le plus possible en pressant encore mon bassin entre ses cuisses et je soufflais entre deux baisers, « Si tu savais depuis…depuis combien de temps j’attends ça… »



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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mar 24 Avr - 15:36


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Imaginez que vous ayez passé votre vie entière à agir comme une enfant, sans penser aux conséquences. Depuis toute jeune, je suis susceptible et trop fragile, avec un assez fort caractère , trop lunatique, imprévisible, indécise voir incapable de prendre une décision, grande insatisfaite, sensible derrière la carapace, trop déstabilisée trop facilement, et je me défends toujours en devenant trop agressive. Je n'avais pas la moindre idée de la signification de l'amour. Pour moi, c'était "On se dit qu'on s'aime sans vraiment en connaitre la signification, mais on se le dit quand même parce que ça sonne bien." Et c'est ce que j'ai fait avec Christopher, alors qu'entre nous, il n'y avait eu une alchimie que purement physique, sexuelle. Moi qui dans ma vie ais toujours cherché un certain équilibre, une certaine quiétude, en voyant ce test de grossesse positif mon monde s'était écroulé. J'étais convaincue que ma vie était terminée ... Jusqu'à ce que je croise la route de Noah, des années après l'avoir vu la dernière fois.

flashback

Enceinte. J'étais enceinte. Je n'arrivais toujours pas à réaliser qu'en faisant ce test de grossesse, ma vie venait de basculer. Retournée, j'avais quitté mon appartement en trombe, claquant violemment la porte. J'avais prié pour me tromper, pour que ces nausées ne soient liées qu'à une quelconque maladie. J'avais fait une seule petite erreur avec Chris ... Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que ça me tombe dessus ? J'étais bien trop jeune pour devenir maman ... Trop jeune, trop expérimentée... Je n'aurais jamais le courage ni la patience nécessaires pour élever un enfant, surtout pas en l'ayant pour mes vingt ans. Ma route s'arrêta sur un parc retiré de la ville, ou j'allais souvent étant enfant. Recroquevillée sur un banc dans l'ombre, une main crispée sur mon ventre qui abritait donc une vie, je pleurais à chaudes larmes, totalement tétanisée et dépassée par les événements. Je ne savais même plus depuis combien de temps j'étais là... Jusqu'à ce qu'une voix me sorte de ma torpeur, et me fasse vite redresser la tête :« Aylin ...? Que fais tu ici seule au beau milieu de la nuit? Mais... Tu pleures ? » Noah Stevens. Je ne l'avais plus revu depuis mes seize ans, du moins, pas d'aussi près. Je savais qu'il habitait mon immeuble, mais par chance je ne m'étais jamais retrouvé dans son ascenseur, nos horaires de travail et de cours ne correspondant absolument pas. Il avait .. Changé. Il semblait plus grand, plus .. Homme. J'avais même presque du mal à reconnaître sa voix. « Stevens ..? C'est .. Rien, je fais rien. Retournes chez toi. » dis-je en essuyant rapidement mes larmes, bien que mes yeux étant encore rougis de larmes. Il m'observa un long moment, silencieux, et je détournais le regard. Il devait certainement jubiler de ma vulnérabilité, moi qui l'ai toujours martyrisé étant enfants. « Non, c'est pas rien. Aylin Blackwood pleure. » Dit-il simplement, en s'asseyant à côté de moi contre toute attente. Je le regardais avec un mélange de surprise et d'incompréhension dans le regard. Jamais je n'aurais cru, à ce moment là, qu'il venait de s'assoir pour passer des heures à me parler et m'apaiser.


Chaque seconde s'écoulait comme une minute, une heure, interminable. Je n'ai jamais été très patiente, et encore moins lorsqu'il s'agissait de Noah ... Et dans cette situation, je crois que les choses étaient pire. Pendant un an, je l'avais désiré en silence, me contentant simplement de le regarder en coin, avec ce petit sourire sur le visage. J'ai passé un an à faire taire mes sentiments, à garder mes distances, non seulement par peur, mais aussi parce que j'étais enceinte. Alors je vous laisse imaginer la situation une fois que nous n'avions plus rien pour nous retenir : Qui pourrais blâmer deux jeunes qui s'aiment passionnément depuis si longtemps, d'avoir terriblement envie l'un de l'autre ? Parce que oui, ne nous mentons pas, je suis dingue de Noah, à tel point que je tremblais presque sous la pression du désir qui m'habitait. Chacun de nos gestes étaient mesurés, hésitants. Comme si nous nous testions l'un l'autre. Je ne savais pas s'il était possible d'aimer d'avantage qu'à cet instant. Mes lèvres se décollaient toujours difficilement de celles de Noah, mes mains plaquées dans le bas de son dos, brûlaient d'impatience de lui ôter ce dernier vêtement. Chacun de ses soupirs accentuaient les battements de mon coeur, à tel point que je cru qu'il allait exploser. Je réprimais un souffle bruyant lorsque ses lèvres dérivèrent des miennes à la peau de mon cou, me faisant littéralement vibrer d'envie, à tel point que je sentis un vide les quelques secondes ou il se recula pour faire passer mes draps au dessus de nous. Posant mes mains sur ses épaules, je le rapprochais de moi à nouveau pour retrouver ses lèvres, son bassin retrouvant le chemin entre mes cuisses, que je resserrais sous l'envie. « Si tu savais depuis…depuis combien de temps j’attends ça… » me souffla Noah entre deux baisers, me faisant totalement perdre patience. Je le décollais de moi, le poussant à rouler pour s'allonger. Je passais alors au dessus de lui, et glissais mes lèvres dans son cou, murmurant entre deux baisers au niveau de son oreille « Aussi longtemps que moi je pense... Et j'en peux plus .. » Je n'en pouvais plus d'attendre. Je descendais mes lèvres plus bas encore, dérivant de son cou jusqu'à son torse, puis son bas ventre, disparaissant sous les draps. D'un geste rapide, je passais mes mains de chaque côté de sa taille pour les accrocher à son dernier vêtement, que je lui retirais pour l'envoyer je ne sais où à l'aveuglette. Je sentais mon coeur qui tambourinait d'avantage contre ma poitrine, mais je l'ignorais totalement. Mes lèvres jouaient toujours à taquiner la peau de son bas ventre, tandis que mes doigts se promenaient au niveau 'sous la ceinture' de Noah avec agilité. Assez joué, je ne voulais plus rester passive.



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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 25 Avr - 10:14



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Je me rappelais encore, de la première fois où Aylin s’était endormie « sur » moi, alors que nous regardions un dvd tous les deux. Cela faisait environ deux semaines que l’on avait commencé à se voir, et au départ, je peux vous assurer que c’était bizarre. Bizarre d’essayer de montrer des signes d’affection l’un envers l’autre alors que nous avions toujours fait le contraire, depuis notre tendre enfance. C’était limite si ça n’était pas celui qui détestait le plus l’autre et lui arrivait à lui montrer qui gagnait la partie. Au départ, c’était vraiment gênant, mais au fil du temps, nous avions appris à nous considérer comme des amis d’enfance qui n’avaient fait que se chamailler un peu. Aujourd’hui, nous pouvions en rire, mais au départ, c’était vraiment plus que bizarre, que ça soit pour elle, mais aussi pour moi. Rien que l’idée que j’étais là pour elle, me dépassait totalement et parfois, je me demandais même pourquoi je faisais ça. Je n’ai jamais réussi à répondre à cette question.

flashback

Nous avions passé la soirée devant la télé, à manger des pop-corn et même à parler de tout, et de rien. Presque comme si c’était naturel et que nous avions fait ça toute notre vie, ce qui était totalement faux. Ma soudaine amitié avec Aylin était tellement…bizarre, et incompréhensible. Endormis dans le canapé, la tête d’Aylin posée sur mon épaule, j’ouvrais légèrement les yeux. Il devait être deux ou trois heures du matin, et seule la lumière de la télé qui affichait le menu du dvd éclairait le salon. Je fronçais les sourcils en voyant Aylin sur moi, remuant un peu alors qu’elle se réveillait elle aussi doucement. Sa première réaction en me voyant si…près d’elle fut de reculer, me lançant des gros yeux, « Bordel Stevens qu’est-ce que tu fous encore là ? », lança-t-elle avec ce ton désagréable que je détestais tant chez elle. « On s’est endormi et j’te servais d’oreiller ! » Aylin se leva du canapé et alla chercher ma veste qu’elle me lança en pleine figure, « Ouais bah dégage ! » Je ris légèrement et je pris ma veste que je tassais sur mon épaule, « Bon Dieu mais qu’est-ce que je fous avec toi depuis deux semaines sérieux ? » Je soupirais et je quittais l’appartement en lui faisant signe, sachant que ça l’énerverait encore plus, « Bye bye Blackwood »


C’était plus fort que moi, que de faire trainer les choses, même si j’étais aussi, vraiment très impatient de passer aux choses sérieuses. Mais chacune de ses caresses, chacun de ses soupirs, me faisaient complètement perdre la tête, à tel point que j’en voulais encore, encore et encore. On dit que la gourmandise est un vilain défaut, et j’avais l’impression, d’être l’homme le plus gourmand du monde à cet instant même, tant je la désirais. J’avais l’esprit totalement vide, j’en avais oublié le jour où nous étions, quelle heure il pouvait bien être, tous mes soucis comme le fait que demain, j’allais devoir présenter un livre, livre, que je n’avais même pas lu et que, je ne risquerais pas de lire ce soir. Je n’avais pas pu garder le silence, je voulais qu’elle sache, à quel point j’avais envie d’elle, à quel point j’avais envie d’elle depuis si longtemps. Un an, c’est interminable. Surtout quand on aime quelqu’un avec qui on ne peut pas être, cela rendait les choses tellement plus intenses aujourd’hui, d’avoir dû se retenir de tout contact de ce genre pendant un an. Je comprenais mieux pourquoi Roméo et Juliette s’aimaient autant, tous les interdisait de s’aimer, ce qui n’avait fait qu’agrandir leur passion, leur désir. J’avais chaud, terriblement chaud, et lorsqu’Aylin plaqua ses mains sur mon torse pour nous faire pivoter, se retrouvant ainsi au-dessus, la chaleur m’envahis encore plus, devenant presque insupportable. Insupportable….insupportablement délicieuse, même. Ses lèvres brûlaient dans mon cou, jusqu’à mon oreille, me faisant complètement perdre pieds. Je remontais mes mains sur elle, caressant ses hanches, fermant les yeux pour profiter de chaque contact, chaque effet que sa peau sur la mienne me procurait. « Aussi longtemps que moi je pense... Et j'en peux plus .. » Je me pinçais la lèvre, frissonnant, ouvrant les yeux en la sentant descendre sur mon torse. Plus elle descendait, plus mon cœur tambourinait contre ma poitrine, je me redressais légèrement en m’appuyant sur mes coudes pour la regarder faire, jusqu’à ce qu’elle disparaisse sous les draps. Je soulevais légèrement mon bassin en la sentant attraper ce dernier bout de tissu, pour l’aider à le retirer. Je me mordais encore plus la lèvre en sentant ses caresses, et ses lèvres, mon dieu, j’allais finir ma perdre conscience tellement la chaleur augmentait, je ne savais pas qu’elle pourrait être aussi élevée. Plus les secondes, les minutes passaient, plus je devenais impatient, penchant légèrement ma tête vers l’arrière, fermant les yeux en resserrant les draps entre mes doigts. Ma respiration devenait rapide, et bruyante, j’étais essoufflé à ne rien faire. Malgré la chaleur, des frissons me parcouraient tout le corps, de la tête aux pieds, et je ne pus m’empêcher de murmurer son prénom à voix basse, n’en pouvant plus de cette attente délicieusement interminable. Je finis par me redresser un peu plus, la cherchant avec ma main sous le draps, jusqu’à la trouver, enroulant ma main autour de son bras pour la tirer vers moi et lui faire signe de remonter afin de pouvoir capturer ses lèvres à nouveau, brûlant de désir, d’impatience. Jamais je n’avais eu autant envie d’elle.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Mer 25 Avr - 23:12



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Je n'ai jamais supporté de me sentir maternée, surprotégée, écrasée sous les conseils. Je vous laisse alors imaginer l'horreur lorsque je suis tombée enceinte et que Noah a commencé à s'occuper de moi. J'étais insupportable, toujours amère, à m'énerver d'un rien dès qu'il me contrariait. Il ne fallait surtout pas qu'il me force à faire quelque chose, sinon je devenais immédiatement irritable. Comme on dit, "caresser dans le sens du poil". Ou bien je sortais les griffes, même si en général, quelques minutes à peine après avoir poussé ma gueulante, je fondais en larmes. Les hormones, les hormones .. Ça aussi, ça jouais sur mes nerfs.

flashback

« Je toucherais pas à ça. » J'étais catégorique, affirmative, on ne peut plus décidée. Moi vivante, ou du moins, moi enceinte, jamais Noah Stevens n'arrivera à me faire mettre cette crème qui... Qui pue en plus ! Sur mon ventre. Bras croisés, je m'enfonçais dans mon canapé en tournant la tête. « Mais t'es pas possible Aylin ! Hier tu disais que ton ventre te tirais et que tu commençais à avoir des vergetures ! Ça calmera la douleur le médecin a dit ! » Je secouais la tête, décidée jusqu'au bout à camper sur ma décision. « Bien ... Tu ne me laisses pas vraiment le choix je suppose. » Je tournais la tête pour le regarder, et il m'enjamba, s'asseyant presque sur moi, je poussais un cri de stupeur tandis qu'il attrapait mes bras d'une seule main en les plaquant avec force hors de portée de mon ventre. De son autre main, il souleva mon tee shirt, et renversa de la crème dessus. Je hurlais, mécontente. « Lâches moi tout de suite Stevens ou je gueule au viol ! » Que nenni, il ne m'écouta absolument pas, et bien au contraire, pris bien soin de m'étaler la crème sur tout le ventre, surtout sur le côté où se trouvaient mes marques. Je m'empourprais, et agitais les bras, mais allez vous défendre avec la force de mouche que j'ai. « Et si quand je te lâches, tu vas à ta salle de bain pour nettoyer, je refais la même à ta sortie! » Je rendais les armes, fondant soudainement en larmes. Noah me regarda, bouche bée. Les nerfs, encore. Et je lus dans son regard qu'il culpabilisait. Il m'attrapa dans ses bras doucement. « Pardon Aylin ... » Entre deux sanglots, je parvint seulement à balbutier « Merci ... » Merci d'être là pour moi malgré tout.


Allez chercher un jeune de la vingtaine, pour lui dire que pendant un an, il n'aurait plus de droit de rien faire de sexuel. Croyez moi, il vous rira au nez ou vous dira que c'est impossible, à moins que la personne ne sois terriblement chaste. Et je ne le suis pas. Le fait de tomber enceinte signifiait pour moi fini les soirées, soirées qui, pour la plupart d'entre elles, terminaient dans un lit ... Si j'avais le temps d'en atteindre un. Alors forcément, j'ai été frustrée. D'autant plus lorsque mes sentiments pour Noah se sont dévoilés peu à peu. Devoir le regarder en silence, me contenter de le considérer comme un ami. Lui faire la bise matin et soir, le prendre dans mes bras, mais avec une certaine distance. C'est insupportable d'agir comme une amie lorsqu'on aime terriblement une seule et unique personne. Alors maintenant, imaginez qu'après une année entière de retenue, vous vous retrouviez dans la pénombre avec cet homme, à demie nue, dans un lit. Voilà, vous avez le portrait de ma personne à cet instant. Mon corps entier se trouvait en ébullition, à tel point que je dus à plusieurs reprises faire passer mes cheveux de devant mon visage à mon dos parce qu'ils m'ennuyaient. Je descendais mes lèvres de plus en plus bas, jusqu'à enfin me débarrasser du dernier vêtement de Noah. J'étais frénétique, ne pouvais plus retourner en arrière. Je sentis Noah remuer légèrement alors que je jouais avec mes lèvres et mes doigts sous les draps. J'entendais mon coeur battre jusque contre mes tempes, mon estomac se tordait sous l'envie. Je ne m'arrêtais pas pour autant, ajustant mes caresses en fonction des réactions de Noah. Je l'entendais attraper les draps entre ses doigts, respirer de plus en plus difficilement, comme s'il était en train de courir un marathon. Je crus alors entendre mon prénom, redressant à peine mon visage, jusqu'à ce que la main de Noah vienne attraper mon bras pour me pousser à remonter vers lui, chose que je fis sans y opposer la moindre résistance. Je retrouvais ses lèvres tendrement, passant ma main sur sa joue que je caressais du bout des doigts avant de la descendre dans son cou. Mes jambes, mes bras tremblaient, et j'étais presque sûre que Noah pouvait entendre mon coeur battre sans même coller son oreille contre ma poitrine. Lui, était totalement essoufflé, comme je ne l'avais jamais vu. Je reculais mon visage en collant mon front contre le sien. « Ça va .. ? » Soufflais-je non sans mal, plongeant mon regard dans le sien.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Ven 27 Avr - 10:20



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C’est vrai que Aylin pouvait avoir un sale caractère, et le fait qu’elle soit enceinte, n’avait vraiment pas arrangé les choses, au contraire. Heureusement pour moi, elle finissait toujours par comprendre, que j’essayais de faire tout ça pour son bien : que ça soit cette huile anti-vergetures, quand je la forçais de manger au moins un bol de céréales tous les matins ou encore quand j’essayais de la faire manger le plus équilibrer possible, puisque madame, depuis qu’elle était enceinte, ne pensait qu’à manger des choses grasses et très peu diététique, hors, c’était loin d’être ce que le médecin lui avait conseillé, surtout si elle voulait garder la ligne après sa grossesse.

flashback

« C’est un miracle ! », lança Aylin en entrant dans mon appartement sans même que je n’eus le temps de l’inviter à entrer. La jeune femme retira sa veste et se laissa tomber dans mon canapé, grimaçant, « Wow, il est vachement pas confortable ton canapé, j’comprends pourquoi t’es toujours fourré chez moi », ajouta-t-elle en m’adressant un immense sourire. J’haussais les sourcils, surpris de la voir de si bonne humeur alors que la veille, je me battais avec elle à cause de cette foutu huile ou crème, appelez ça comme vous le voudrez. Je m’avançais vers elle, ne cachant pas ma surprise de la voir comme ça. Aylin se leva et me souris, me tendant la crème qu’elle avait jurée, ne jamais toucher la veille car elle puait. « Ma peau est beaucoup moins sèche et on voit presque plus les vergetures. Cette crème est un miracle, tu veux bien m’en remettre ? », demanda-t-elle. Un sourire fier se dessina sur mon visage et je pris la crème, « Mais…tu sais pas te la mettre toute seule ? », murmurais-je calmement en regardant le pot de crème entre mes mains. Aylin haussa les épaules, et je crus la voir rougir, la tête baissée, « Mh…oui enfin…non, je vois pas très bien enfin…j’ai besoin de toi Stevens ! », balbutia-t-elle en s’allongeant sur le canapé, remontant ton haut pour découvrir son ventre afin que je puisse lui appliquer de la crème à nouveau.


Parfois, je me demandais si elle avait eu des liaisons après Christopher, après la grossesse et tout ça. Ça semble bête, mais dans un sens, je comprenais que Christopher perde patience avec elle, elle ne le laissais même plus dormir avec elle, il n’avait pas le droit de la toucher sans qu’elle pète un câble, alors je n’imagine pas le fait qu’elle refuse toute relation sexuelle avec lui. Je sais que si j’avais été lui, j’aurais aussi perdu le cap, même si il avait été trop idiot pour se rendre compte que ce refus devait cacher quelque chose, et qu’une grossesse était une réponse éventuelle. Rien que de la voir, et de devoir garder mes distances avec elle, m’avait rendu complètement dingue, alors si elle avait été ma petite amie, je crois que je serais devenu fou. Et là, j’étais ici, dans sa chambre, maintenant nu dans son lit, et je tremblais de frénésie. J’étais complètement dingue, et la chaleur augmentait de plus en plus, chacune de ses caresses amenaient une réaction, un soupire. J’avais l’impression d’avoir couru le marathon de New-York tant ma respiration était bruyante et déréglé, elle me faisait perdre définitivement la tête. Je finis par attraper son bras, pour la faire remonter à la surface, posant mes lèvres sur les siennes, prolongeant le baiser le plus possible, jusqu’à ne plus avoir assez de souffle pour pouvoir le poursuivre. J’essayais de reprendre ma respiration, mais c’était impossible, mon impatience me trahissait. « Ça va .. ? », souffla-t-elle en plongeant son regard dans le mien, me faisant encore plus perdre la tête. Je passais ma langue entre mes lèvres, lui adressant un sourire avant de me redresser pour pouvoir atteindre ses lèvres une seconde fois avant de finir par hocher la tête positivement. « Ça va… », murmurais-je en glissant mes mains le long de son corps, dessinant ses courbes parfaites dont j’avais tant rêvé depuis un an. Descendant mes mains jusque ses hanches, je nous fit pivoter à nouveau, afin de me retrouver à sa place au-dessus. Restant entre ses cuisses alors que je m’appuyais sur mes coudes afin de pouvoir l’embrasser, espérant que cette petite pause calmerait mes ardeurs et mon souffle, mais j’avais l’impression que plus nous nous approchions de notre ‘’but’’, plus je devenais dingue. Séparant nos lèvres une seconde fois, mêlant mon souffle au sien, je chuchotais, « Tu me rends juste…complètement…dingue… » Je me pinçais la lèvre et j’enfouis mon visage dans son cou afin d’y déposer des dizaines de petits baisers, approchant mon bassin du sien en lâchant un nouveau soupire alors que je commençais mes mouvements de bassin sans me faire prier, l’attente avait été trop longue et insupportable. Gardant mon visage au niveau de son cou, je continuais mes mouvements, continuant de lâcher quelques soupirs au creux de son oreille. J’avais encore plus chaud, je brouillonnais sur place.


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MessageSujet: Re: NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot] Ven 27 Avr - 18:01



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Quand je suis tombée enceinte, ça a signé ce que l'on peut appeler ma métamorphose. En effet, quand on sait qu'à mon premier mois de grossesse je voulais avorter, que je m’empiffrais de cochonneries et que j'enchainais les crises de nerfs, et qu'au dernier mois je mangeais sain et équilibré, et que je gazouillais presque en posant ma main sur mon ventre, en choisissant des prénoms, ça relevait du miracle. En fait, je pense que ce miracle portait un prénom, Noah. Parce qu'à force d'acharnement, il a réussi à m'adoucir, et à me faire tomber amoureuse. Il m'a appris à ne plus penser à Aylin la gamine, mais à Aylin, la maman. Et c'est majoritairement grâce à lui que je suis telle que je suis aujourd'hui.

flashback

« J'ai peur Noah ... Je ne veux pas dire à Christopher pour le bébé. » Recroquevillée dans mon canapé, je regardais fixement le mur, ne sachant plus quoi faire. Assis à côté de moi, Noah buvait tranquillement un café. « Alors pourquoi tu ne le quittes pas tout simplement ? » J'émis un rire sarcastique, secouant légèrement la tête de gauche à droite. « Et me retrouver mère célibataire ? J'arriverais jamais à assurer.. » Noah reposa son café, se tournant vers mon en attrapant ma main dans la sienne. J'avais cette vague impression de déjà vu, comme si nous avions déjà tenu cette conversation, mais les choses se passaient différemment. Brusquement, Noah s'approcha de moi, passant une main dans mon dos. « Qui a parlé d'être une mère célibataire ..? » murmura-t-il alors, posant ses lèvres sur les miennes. Brutalement, j'ouvrais les yeux en poussant un cri de stupeur. Noah m'attrapa par les épaules « Aylin ! Tu as du faire un cauchemar, tu t'es endormie, calme toi ! » Je le regardais avec des grands yeux, stupéfaite. Je venais de .. Rêver ... De lui et moi. « C'était grave, tu veux en parler ? » En silence, j'allais dans ses bras, et il m'étreint sans rien me demander de plus, comprenant que je ne voulais pas en parler. « Je .. ça va ..» dis-je alors en soupirant longuement. Je crois que notre discussion de la veille pendant le petit déjeuner, et la façon dont il m'a pris la main hier, m'a quelque peu chamboulée. Quelle idiote.


Aussi agité que moi, j'entendais le souffle effréné de Noah alors que je remontais vers lui, lui demandant si ça allait. J'avais totalement perdu l'habitude de ce genre de situation. J'avais peur de faire la moindre erreur, je voulais tellement que tout se passe bien, et j'avais tellement envie de lui ... Il se redressa doucement pour attraper mes lèvres, et je passais une main derrières sa tête pour prolonger notre baiser, jusqu'à devoir se séparer pour qu'il murmure : « Ça va… » J'esquissais un sourire rassuré, fermant les yeux en sentant ses mains qui se promenaient le long de mon corps. J'ouvrais les yeux en le sentant s'arrêter au niveau de mes hanches, et me laissais entrainer jusque contre le matelas, me retrouvant à nouveau sur le dos, Noah au dessus de moi. Je remontais mes jambes de chaque côté de son corps, je ne le quittais pas des yeux, mon coeur s'affolant de plus en plus en sentant son bassin tout près du mien. Je récupérais ses lèvres avec tendresse, mes mains caressant ses avant bras, et je fermais les yeux à nouveau un instant, jusqu'à ce qu'il sépare nos lèvres pour chuchoter : « Tu me rends juste…complètement…dingue… » Un sourire doux éclaira mon visage et je passais ma main sur sa joue. « Je t'aime tellement ... » murmurais-je alors, juste avant qu'il n'enfouisse son visage dans mon cou. Je ne sais plus combien de fois j'ai pu déjà lui dire je t'aime aujourd'hui, mais je voulais rattraper cette année entière à me retenir de lui dire. Les lèvres de Noah dans mon cou me firent frissonner, je fis remonter mes mains le long de ses bras jusqu'à son dos lorsqu'il approcha son bassin du mien, me faisant légèrement soupirer. Je relevais encore un peu mes jambes, submergée par une vague de chaleur, et le plaisir d'entendre les soupirs de Noah. Un premier gémissement m'échappa, et j'attrapais le visage de Noah pour l'embrasser avec ardeur en me collant d'avantage contre lui. Une de mes mains descendit le long de son dos, jusqu'à ses fesses et descendant le long de sa cuisse, alors que je glissais mes lèvres dans son cou que je mordis légèrement après un léger soupir, puis que j'embrassais, déposant un sillon de baisers du haut de son cou jusqu'à son torse.


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NOAH & AYLIN ϟ you still have me. [hot]

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