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do you love me still ?

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Situation : « C'est compliqué » - parce que je ne peux pas me résoudre à l'idée de la laisser disparaître elle aussi.
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MessageSujet: do you love me still ? Dim 12 Fév - 21:19






Je m'en vais Max... C’était la meilleure chose qu’elle avait à faire. Je le lui avais dit, encore et encore, et ça bien avant qu’elle ne prenne cette décision, ce fameux soir. Me quitter. Bébé ou non. Amoureuse ou non. Depuis le début, je doutais. Au fond, je n’y croyais pas, tout simplement. Je l’aimais, je ne pourrai jamais nier ce sentiment si fort qui me reliait à elle, seulement… Cet attachement avait été si rapide, si inattendu que je savais qu’il ne serait pas à la hauteur de ce qu’elle méritait. Comme si l’aimer était un péché. Un nouveau stade dans ma dépression, passager, futile. Comme si nos moments complices, intimes étaient des instants que je lui volais, que je volais à un autre qui saurait en faire bien meilleur usage. Je ne reste pas une seule seconde de plus dans cette maison. C’était la meilleure chose qu’elle avait à faire… Et pourtant, ces mots qu’elle avait prononcés ce samedi soir résonnaient encore dans ma tête. La larme dévalait à nouveau le rebondi délicat de sa pommette à chaque fois que je repensais à elle, s’enfonçant dans ce taxi, arrivé bien trop rapidement, une fois n’est pas coutume. Je l’avais poussé à me quitter, implicitement ou non, et à peine l’avait-elle fait, j’avais saisi toute l’idiotie de ma démarche. Le véhicule jaune et noir n’était pas encore au bout de l’allée que j’étais déjà assis dans les escaliers du perron, assailli par cette douleur au cœur, signe que je n’étais qu’un abruti. Signe que cette fois-ci, je ne pourrais pas m'en remettre. Je pensais avoir déjà connu ça, à la mort de Zoey… Je m’étais trompé, Roxanne en était la preuve. Elle avait réussi à me faire sourire, espérer, vivre à nouveau, elle était la seule à y être parvenu et elle le resterait. Et elle avait quitté ma vie.

Les escaliers du perron, j’y suis assis une nouvelle fois. Mais non plus au Texas, devant cette imposante demeure où j’avais grandi, à regarder cette voiture disparaître à l’allée. Ces escaliers-là sont couverts de neige et la voiture que je guette n’a rien à voir avec un taxi – bien que son conducteur a bien voulu jouer ce rôle en proposant de me conduire à l’hôtel de la petite ville de Barrow, un peu plus tôt dans la soirée, alors que j’étais fraîchement arrivé et franchement paumé. L’Alaska… Si je m’étais écouté, j’aurais trouvé cette hypothèse absolument ridicule. Roxanne McFire, incapable de dormir sans chaussettes en plein mois d’août au sud du Texas, venir se terrer dans un trou pareil, à moins vingt degrés les jours de beaux temps ? Mais je ne m’étais pas écouté. Je n’y avais même pas réfléchi, j’avais simplement enfourné quelques affaires dans un sac et filé vers le premier aéroport susceptible de m’amener ici, au plus vite possible. Un mois, un mois sans la voir ni même lui parler, un mois que je ne me réveillais plus qu’avec mes souvenirs, m’endormais avec mes remords. J’avais peu de chance qu’elle soit ici, finalement, encore moins de la retrouver quelques heures à peine après mon arrivée dans cet État. Et pourtant, ces quelques mots, en guise de signature à ce message que Phoenix m’avait demandé de lui lire tandis qu’il me conduisait à l’hôtel… C’était les siens, je le savais. Du moins, je le souhaitais, de tout mon cœur. Mon poing vient frapper sur la porte d’entrée, deux coups, un peu hésitants bien que suffisamment brusques pour s’accorder à la manière dont je suis sorti de ma cachette, à peine avais-je vu Phoenix ressortir de la bâtisse, raccompagné par la silhouette d’une femme que je n’avais pas pu voir, mais que j’espérais être celle que j’attendais depuis bien trop longtemps déjà. Le temps s'arrête, le frisson parcoure mon échine, sans que je sache s'il s'agit du froid qui se régale de me prendre comme victime ou l'appréhension de cet instant qui sera peut-être celui après lequel je cours depuis des jours et des jours.



Dernière édition par Maxwell Hutchinson le Mar 14 Fév - 10:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: do you love me still ? Dim 12 Fév - 21:42






Un mois... Cela fait déjà un mois que j'ai quitté le ranch de ton enfance Maxwell. Un mois que chaque soir, je dois me glisser dans des draps gelés, autrefois chauffés par ton corps. Un mois que chaque matin, je me réveille seule, osant tout de même déposer ma main sur le coussin voisin pour sentir ton visage sous mes doigts. Un mois que j'espère vivre un simple cauchemar. Cependant, tout n'est que réalité. Je suis bel et bien seule, nous sommes bels et bien seuls. Moi et ton fils, ou bien moi et ta fille qui sait ? Je n'ai pas voulu le savoir, je n'avais pas le cœur à ça. J'ai préféré rester clouée sur mon canapé, devant la télé. J'en ai oublié de manger, et même de m'habiller parfois. Par chance, il y a eu l'hospitalité de Phoenix. Je suis sûre que tu le détesterais. Je suis même certaine que tu le surnommerais le bad boy qui ne pense qu'à sauter tout ce qui bouge. Et pourtant, il est le seul sur qui je peux me reposer, le seul à qui je peux faire subir mes sautes d'humeurs de femme enceinte. J'aimais tellement te voir rire face à mon côté lunatique. Aujourd'hui, plus personne ne rit, mis à part cette femme débile dont je regarde l'histoire à la télévision depuis maintenant plus d'une heure. Elle, au moins, elle a l'air heureuse. Elle a l'air de croquer la vie à pleine dents. Ça n'est pas mon cas. Non, j'ai beau être fière et rancunière comme jamais, tu me manques. Tu me manques à en crever Maxwell. Et pourtant, ça n'est pas ça qui va me pousser à t'envoyer un message. Toi, tu m'en as envoyé des tonnes. Je dois t'avouer que je ne sais même pas si j'ai pu tous les lire, tellement ils étaient nombreux. Une chose est sûre, je souffre de cette séparation.

Par chance, aujourd'hui, oui aujourd'hui, après une sortie avec Phoenix durant sa pause déjeuner, tu as décidé de réapparaître dans ma vie bien trop aigrie. Quelqu'un frappe à la porte. Je hausse les sourcils. Phoenix aurait-il oublié quelque chose ? J'en doute, il est tellement maniaque à ses heures. Frigorifiée après avoir quitté la couverture qui me recouvrait, j'enfile un énième pull avant de me diriger vers la porte. Et là... Tu es là, devant la porte, alors que je pensais justement à toi. Je ... Non, pince moi fais quelque chose. Tu... Est-ce un rêve, ou bien une belle réalité ? Ma voix se fait douce. « Maxwell je... » Bah vas-y dit le, tu m'as manqué, reviens habiter avec moi je... Et d'un seul coup, comme si ma voix m'interdisait une telle faiblesse, je décide de me reprendre. « Qu'est-ce que tu fou là ? » Mes bras se croisent, eux aussi contre le fait que je sois gentille. Et pourtant, l'envie de me jeter dans ses bras ne manque pas. « Je croyais pourtant avoir été assez claire il y a un mois, non ? » Ma voix est faiblarde et ne fait que me trahir cette fois-ci. Il est là, devant moi, et je me retiens pour ne pas définitivement craquer. Ma main se porte cette fois-ci à mon ventre, pouvant être estimé à 6 mois de grossesse par n'importe qui. Toutefois, j'ai beau être enceinte, je reste palote, et creuse. A cet instant précis, je ne sais pas réellement ce que j'attends de lui. Une seule chose est sûre, mon regard ne quitte plus le sien, comme si sa présence m'avait finalement plus que manqué.


_________________

ROXANNE L. MCFIRE. Un jour le soleil aura fait fondre toute la neige de ce parc, les océans s'assécheront et le soleil s'éteindra mais quand ce jour viendra je t'aimerai encore, mon amour sera éternel.
Je te le promets, Maxwell.




Dernière édition par Roxanne L. Mcfire le Mar 14 Fév - 20:22, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mar 14 Fév - 19:53




Lorsque la porte s’ouvre enfin et laisse apparaître Roxanne sur le seuil, je sais que ce frisson n’était dû qu’à l’appréhension, la hâte de savoir si j’étais bel et bien parvenu à la retrouver ou s’il n’allait s’agir que d’un nouvel échec, un faux espoir à rajouter sur le tas de ceux que j’enchaîne depuis près d’un mois. Le froid n’a rien à voir avec ça ; si j’ai pu souffrir de la température bien trop rude pour le Texan que je suis depuis mon arrivée sur le sol alaskien, tout cela est bien vite gommé par la vague de chaleur qui parcourt mon corps tout entier quand je vois ses traits délicats apparaître, encadrés par ces quelques mèches folles que je ne me suis jamais lassé de remettre en place par le passé. Elle est là, juste là, aussi proche qu’elle ne l’a plus été depuis bien trop longtemps déjà, et je me rends compte, lorsque son regard, deux émeraudes, accroche le mien, à quel point j’avais besoin d’elle. Bien sûr, chaque instant passé ces dernières quatre semaines avait été fait pour me le rappeler, il m’est impossible de le nier. Chaque moment, chaque geste quotidiens, les plus anodins soient-ils me ramenaient toujours à elle, d’une façon ou d’une autre, à son absence. L’odeur de café au rez-de-chaussée au petit matin, le tube de dentifrice constamment mal vissé, les accords discrets sur le piano de l’étage, toutes ces habitudes avaient disparu avec elle, rendant mon retour à la solitude bien plus dur que je n’aurais pu l’imaginer. Alors oui, je savais qu’elle me manquait terriblement, mais là… Le brouhaha qui obnubile mon esprit disparait. Seules les intonations qu’elle donne à mon prénom qu’elle vient de laisser échapper résonne dans ma tête, comme une mélodie que j’avais peur de ne plus entendre, d’oublier. Sa voix est douce, subtil mélange d’étonnement et, d’un autre côté, d’une sorte de libération, comme si elle avait attendu ce moment tout autant que moi, comme si elle était aussi soulagée que moi de me voir auprès d’elle. J’aurais voulu que tout se passe ainsi, que le passé s’efface –du moins, les mauvais moments qui nous avaient conduit à une telle situation-, qu’elle vienne se glisser dans mes bras et que tout reprenne son cours, que nos rires s’entremêlent comme nos doigts emmitouflés dans une couverture devant un film qu’elle aurait choisi pour "éduquer le bébé avant sa naissance", que sa respiration se cale à la mienne juste avant que nous nous endormions, que nos regards se fassent complices lorsque la voisine viendrait se plaindre des dégâts causés à son jardin par l’abominable félin dont nous étions les maîtres alors que nous serions en fait les véritables responsables… Mais je sais bien que rien ne se passera plus ainsi dorénavant, même si j’essaye de me dire que rien n’est impossible, j’ai été trop de fois déçu dans mes idéaux et mes espoirs pour m’abandonner à une vision aussi facile des choses, et les traits de la jolie brune qui soudain se durcissent ne font que me donner raison.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » Le sourire que je n’avais pu en mon âme et conscience empêcher de naître au coin de mes lèvres disparait aussi vite qu’il était apparu à sa vue, je baisse la tête pour lâcher son regard lorsqu’il se fait dur et enfonce mes mains dans mes poches alors qu’elle croise les siennes sur ses bras. Si elle me posait cette question… Alors, je n’avais aucune réponse plausible. J’étais là pour elle, tout simplement, j’étais là pour la récupérer, j’étais là pour mettre un terme à cette séparation et la douleur qu’elle engendrait. J’étais là pour elle… Vraiment ? Sa question, froide, imperturbable remet en doute tout ce que j’avais comme idée quelques secondes plus tôt. Et si je n’étais là que pour moi ? Et si je ne faisais qu’agir égoïstement, incapable de me détacher d’elle alors qu’elle n’aspirait qu’à ça ? Le brouhaha, la tornade de songes reprend de plus belle dans ma tête. Si elle avait voulu que je la retrouve, finalement, elle m’aurait donné un signe de vie, une indication, un indice quelconque. Elle aurait répondu à au moins l’un de mes messages, si ce n’est déjà rien que pour me rassurer à propos de notre bébé, si elle ne souhaitait pas parler d’elle. Mais elle n’avait rien fait de tout cela, elle n’avait fait que partir, disparaître comme si jamais rien n’avait existé entre nous deux. Qu’est-ce que je foutais là, alors ? Bonne question que me posait là Roxanne, sûrement une nouvelle erreur que je vais lui infliger, après celle que j’ai commise en couchant avec Pandora et probablement toutes les autres qui l’ont précédée et qu’elle a supporté sans sourciller, mais ça, je ne peux pas lui dire, je ne veux pas lui dire, incapable d’affronter dans mon égoïsme une déception pareille. Alors, je reste muet, ne fais qu’écouter le silence meurtrier qui s’installe ces quelques fractions de seconde entre nous, avant que ce ne soit elle qui reprenne la parole. « Je croyais pourtant avoir été assez claire il y a un mois, non ? » Seulement, son ton a changé. Certes, il est toujours aussi agressif, brut, mais cette fois-ci, sa froideur sonne terriblement faux, sa voix flanche là où elle devrait se montrer imperturbable. Je relève la tête aussi vite que l’embarras qui s’était épris de moi le permet, mon regard revient à la rencontre du sien avant d’être accroché, rien qu’un instant, par sa main qui se glisse sur son ventre rebondi. Le bébé… Voilà la raison que je pourrais lui donner si elle était réellement incapable de deviner la principale, que je ne pourrais lui confier sans avoir peur de ne penser qu’à moi et de la blesser en m’accrochant à elle pareillement. Il y avait ce bébé, notre bébé. J’avais agi comme le dernier des imbéciles avec elle et elle avait toutes les raisons de m’en vouloir, mais elle ne pourrait pas m’écarter de la vie de ce petit être qui aurait du souder notre couple si fragilisé par sa récence et ses débuts plutôt compliqués. Au sens propre, elle pourrait m’en évincer, évidemment, mais je sais qu’elle ne fera pas, pas tant que je me battrai contre ça, pas tant que j’aimerai cet enfant, je la connais assez pour l’affirmer cette fois-ci sans le moindre doute… Tout comme je la connais suffisamment pour savoir que cette émotion qui l’a submergée et qui l’a empêchée de se montrer aussi hargneuse que la situation l’exigerait venait de la trahir, elle et son air indifférent.

Mon attention remonte sur son visage, sa pâleur me frappe, son regard qu’elle tente tant bien que mal de garder aussi dur que possible s’accroche au mien comme si elle tentait de cacher tout le reste de son état qui venait de m’apparaître comme exténué. Un ange passe, ce silence blessant semble vouloir reprendre ses droits mais cette fois-ci, je ne le laisse pas s’imposer. Mes sourcils se froncent légèrement, mes mains quittent mes poches pour venir se frotter nerveusement, alors que je prends une inspiration visiblement le moins assurée qu’elle ne l’a jamais été, et finalement, je lance ma voix, la plus douce, posée que le malaise profond qui s’est emparé de moi le permet. « Je sais que tu ne veux plus me voir et que tu as tout dit la dernière fois, mais je… J’aimerais pouvoir m’expliquer. » Y avait-il seulement une explication à fournir ? Je pouvais avoir toutes les raisons du monde à lui confier, l’acte restait le même ; je l’avais trompée, tout comme j’avais trompé toutes ces promesses tacites qui accompagnent une vie de couple, celle de fidélité, de confiance. Toutefois, il fallait que je le fasse, il fallait que je lui dise tout ce qui malmenait mes pensées depuis qu’elle ne m’avait pas laissé l’opportunité de parler, ce fameux soir, s’éloignant aussi vite qu’elle le pouvait. « Alors laisse moi entrer, ou tu n’as qu’à… refermer la porte. » Refermer la porte, refermer la couverture sur le livre de notre couple et le ranger dans un coin de la bibliothèque ou au fond de la cheminée. Je ne devrais pas, surtout dans une telle situation, surtout lorsque je la sens affaibli, sur le point de craquer, mais mon regard se fait de miel et je plante cette fois-ci mes prunelles au plus profond des siennes, esquissant presque sans m’en rendre compte un subtil mouvement en avant, espérant de tout cœur qu’elle n’ait plus assez de conviction pour me laisser supporter la deuxième des options que je venais de lui tendre.



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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mar 14 Fév - 21:18






Tu es là, juste devant moi, et je dois avouer que j'ai encore du mal à y croire. J'ai tant espéré cet instant, que j'ai peur de me réveiller. Peur d'ouvrir les yeux, et de me retrouver dans mes draps, bel et bien seule. Et pourtant, cela fait deux fois que je me pince discrètement, et je suis toujours là, en face de toi. Je ne sais plus quoi dire, quoi penser. Tout s'enchaîne assez vite, je fais mine de t'en vouloir. Bien sûr que je t'en veux, mais ça n'est rien à côté du manque que j'ai pu ressentir ces dernières semaines. Tu as beau avoir fait la pire des choses que peut faire un homme à sa compagne, je sais pertinemment que je finirais par craquer, et quitter cette carapace pour mon habituelle douceur. Et pour cause, cette dernière m'a déjà trahie, et je sais pertinemment que tu l'as ressenti. Tu me connais assez pour ça. Tu es d'ailleurs le seul à en savoir autant sur ma personne. En quelques mois, tu as appris des choses que même ma mère, après 27 ans, ignore encore. N'est-ce pas là une belle preuve d'amour ? Bien sûr que ces derniers temps je me suis éloignée de toi, de nous. Bien sûr que je t'en ai voulu à t'en étriper, mais ça ne durait que quelques secondes, tout au plus. Je t'aime encore, et rien que l'intonation et l'expression de ma voix te permet de le comprendre. J'étais là, pensant toutes ces choses, sans même avoir le courage de les lui dire. Preuve de ma fierté, preuve de mon manque d'assurance. Je n'avais qu'une seule envie en cet instant présent, retrouver le sourire. Il était là, c'était bien le plus important n'est-ce pas ? Il avait traversé je ne sais combien de territoires pour me retrouver. Comment avait-il fait ? Je m'en fichais bien, il était là, et ça valait bien toute explication du pourquoi du comment. J'avais donc été froide, mais trahie par mes sentiments. Ce fut sûrement la raison pour laquelle il se permit d'enchaîner, conscient que j'étais prête à nous donner une seconde chance.

« Je sais que tu ne veux plus me voir et que tu as tout dit la dernière fois, mais je… J’aimerais pouvoir m’expliquer. » Une explication ? C'est vrai qu'il n'avait pas eu tellement le temps de m'en apporter une. En voulais-je vraiment une en fin de compte ? C'était encore bien trop douloureux pour en reparler. Et pourtant, c'était une étape inévitable pour repartir du bon pied et tout oublier. « Alors laisse moi entrer, ou tu n’as qu’à… refermer la porte. » Croyait-il vraiment que j'allais le laisser là, derrière ma porte ? Nous avions déjà beaucoup trop souffert comme ça pour continuer sur la même voie. « Je... Soit pas bête. » Ma réponse fut simple, brève, mais voulait tout dire. Je le laissais entrer, avant d'ajouter. « La seule chose qui pourrait encore me pousser à te laisser derrière cette porte est l'état pitoyable de mon appartement. » Ou l'art de détourner la conversation. Après tout, je n'avais pas si tort. Après plus d'un mois déjà passé en Alaska, traînait encore des cartons par ci par là. Et c'était sans compter la montagne de vaisselle entassée dans l'évier, et la poussière sur les quelques meubles installés. Ça ne me ressemblait pas, moi la femme qui avait raté sa vocation de technicienne de surface. J'avais honte, honte de l'accueillir dans un tel endroit. Mais après tout, il n'était pas là pour ça n'est-ce pas ? « Installe toi, je reviens.» Je désignais d'un mouvement de tête mon seul et unique sofa, qui trônait dans ce qui me servait de salon, avant de me diriger vers la cuisine. J'avais bien senti qu'il avait froid, lui aussi. Je n'y pouvais rien, je n'avais plus de quoi payer mes factures, alors je faisais avec les moyens du bord, autrement dit des pulls et parfois même mon manteau. Préparant un semblant de café, je lui apportais quelques minutes plus tard, ajoutant. « Ça ne vaut pas mes chocolats chauds, mais ça permettra toujours de remplacer les radiateurs. » Sans même m'en apercevoir, je venais de lui évoquer mon problème de chauffage. Après tout, je n'avais rien à cacher. Non, rien.

Toutefois, il avait eu l'idée de me cacher des choses, de son côté. Comme cette trahison. Je l'avais pourtant bien vu à son regard quand il était rentré ce soir là, légèrement alcoolisé. Toutefois, je m'étais attendue à tout. J'ai renversé la voisine en rentrant. J'ai rencontré une ex. Oui, je m'étais attendue à tout, sauf à la trahison. J'aurais pu accepter tout, oui tout, sauf ça. Je savais pertinemment que je ne voulais plus entendre parler qui que ce soit de cette histoire, encore moins le principal concerné.« Je... » A présent assise à ses côtés, je déposais subitement mon index sur ses lèvres, avant d'ajouter. « Chut... » Déposant ma tasse de café sur la table basse poussiéreuse, j'ajoutais, après avoir ravalé un semblant de sanglot. « Je me fiche de savoir ce qui t'as poussé à faire ça, je me ficherais même de savoir que tu y a pris du plaisir c'est pour te dire. Je... J'ai réagit comme n'importe quelle fille aurait pu réagir. Je m'en suis voulue et d'un autre côté je me suis dit que c'était mieux comme ça. Mais je t'en supplie, je t'en prie, dis moi que ça n'est pas terminé. J'en peux plus d'être seule, d'être sans toi... » Une larme coule sur ma joue, je l'interrompt d'un revers de main, alors que mon autre main est comme à son habitude déposée sur mon ventre rebondi. « En plus ici, il fait froid... » Mes sanglots se mêlent cette fois ci à mon rire. C'est du tout moi, il fallait que je trouve quelque chose pour me remonter le moral.


_________________

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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mar 14 Fév - 23:31




Elle aurait pu décider de refermer sa porte comme si de rien n’était et retourner à ses occupations ; je me serais senti bien stupide et surtout absolument décontenancé, convaincu –un peu répréhensible, d’ailleurs- qu’elle n’aurait pas le courage de me repousser hors de sa vie, une nouvelle fois. C’était peut-être la chose qu’elle aurait du faire… Mais cette fois-ci, je n’y pense pas. Je ne veux plus y penser, puisque je sais que je ne l’encouragerai plus jamais à me quitter comme un imbécile, ni même faire quoi que ce soit qui pourrait la pousser à le faire, si bien même nous recommencions un semblant de relation après tout cela. Mais, peu importe ; elle choisit de me faire entrer, s’effaçant du seuil pour mieux me laisser la suivre. « La seule chose qui pourrait encore me pousser à te laisser derrière cette porte est l'état pitoyable de mon appartement. » Elle en vient même à faire de l’humour… Du moins, c’est ce que je pensais, avant de me raviser à la vue des lieux. Effectivement, connaissant Roxanne et son goût presque obsessionnel pour le rangement, me laisser pénétrer ici ne devait pas être particulièrement agréable, même en faisant abstraction des différents qui nous ont menés là où nous en sommes aujourd’hui. Si ma réaction première pourrait être considérée comme de l’étonnement, je suis bien vite envahi par un sentiment tout autre ; j’étais en quelque sorte soulagé qu’elle n’ait pas fait preuve d’ironie. Mal à l’aise comme je le suis, je ne sais pas comment j’aurais ressenti ça, je l’aurais probablement pris d’une manière faussée ou exagérée. Je n’ai pas le temps d’aller plus loin dans mes songes que Roxanne m’invite à aller m’asseoir, le temps qu’elle s’absente en cuisine. Elle m’a tant manqué ces dernières semaines que j’en arrive à souhaiter qu’elle ne quitte pas la pièce, pas maintenant, et manque de lui demander de rester là, mais je me souviens finalement que si elle m’a laissé rentrer, c’est pour que je lui donne les explications que je lui devais et, dans l’immédiat, je savais parfaitement que mon esprit était trop embrumé pour que je sois apte à exprimer avec exactitude ce que je voulais lui dire, ce à quoi j’avais pensé encore et encore toutes ces nuits passées sans elle sans parvenir à trouver le sommeil. Alors, je ne dis rien et pars sagement m’asseoir sur le sofa aux allures douteuses de ce que je devine être, malgré les cartons et pile de vêtements ça et là, le salon.

Lorsqu’elle revient, quelques minutes plus tard, j’ai eu le temps d’oublier l’envoûtement de son regard, dissiper la brume inévitable de mes songes. J’ai les arguments, là, méticuleusement rangés dans mon esprit, ceux du fameux soir-même que je n’avais pas réussi à lui donner entre le moment où elle quittait le grenier et celui où elle refermait la portière du taxi, ceux qui me sont venus ensuite. Des arguments… pas vraiment. Des excuses. Des aveux. Je la remercie d’un sourire lorsqu’elle me tend la tasse de café, ne prend pas le risque de souligner quoi que ce soit dans la remarque qu’elle fait à propos des radiateurs – je ne veux pas perdre le fil, tout comme je ne suis pas certain qu’elle apprécierait que je m’offusque de l’état du chauffage à cet instant précis. Un ange passe, je pose la tasse sur la table basse sans même y toucher et décide de me lancer. « Je… » « Chut... » Son doigt se pose délicatement sur mes lèvres, rien qu’un instant, mais suffit amplement à me faire oublier tout ce que j’étais sur le point de déballer, comme un enfant qui réciterait sa leçon par cœur d’une traite de peur de rater quoi que ce soit. Ce simple contact, bref, léger suffit à m’électriser – je me rends compte que c’est la première fois que je retrouve son contact, un instant auquel j’ai également souvent pensé, banal homme de chair que je suis… Seulement, le frisson est de courte durée, mes traits ont vite fait de reprendre toute leur contenance lorsque je vois ceux de Roxanne se défaire une nouvelle fois.
« Je me fiche de savoir ce qui t'as poussé à faire ça, je me ficherais même de savoir que tu y a pris du plaisir c'est pour te dire. » Et toute la belle assurance que je semblais regagner petit à petit, comme satisfait de la voir elle aussi en souffrance –c’est tordu à dire mais c’est le cas, même si je déteste la voir mal en point, la voir affectée me prouve qu’elle m’aime au moins toujours un peu- s’envole, en un claquement de doigt. Mon regard se détache aussitôt du sien, vient se raccrocher à la tasse qu’elle a posée à son tour sur la table basse. Je pensais pouvoir parler de ça comme un adulte, conscient de ses actes, les assumant, et me voilà submergé par le malaise à la première allusion qu’elle fait. Heureusement… même si je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’une bonne idée, elle semble vouloir oublier ce sujet. Mon esprit s’affole encore quelques secondes, puis, je reprends le fil de sa voix. « … Mais je t'en supplie, je t'en prie, dis moi que ça n'est pas terminé. J'en peux plus d'être seule, d'être sans toi... » Je relève la tête, oubliant ma gêne à l’instant où j’entends les larmes venir étouffer la voix de la jolie brune. Les mots que je priais de tout cœur entendre de sa part viennent de lui échapper, bien plus vite que je ne le pensais, bien plus vite que jamais je ne l’aurais imaginé, mais je n’arrive à rien, sinon froncer les sourcils, fixer la larme qui dévale le rebondi de sa joue. Elle semble si fatiguée, blessée… Bien qu’un rire vienne bientôt se fondre dans ses sanglots, alors qu’elle rajoute une petite remarque plus légère, avant même que je n’aie pu lui répondre quoi que ce soit. Un ange passe, mon visage est toujours aussi sérieux, j’aimerais poser ma main sur sa joue pour essuyer ses larmes à sa place, l’entourer de mes bras, lui glisser une fois pour toute que je suis désolé, mais je n’y arrive pas. « C’est vrai que tu aurais pu choisir un endroit un peu moins extrême. » Une vague grimace s’empare de mes traits lorsque je me rappelle qu’il y a un peu moins de dix heures, j’étais encore sur le tarmac d’Houston et ses vingt-cinq degrés… Cette grimace persiste quand je me rends compte que ce n’était peut-être pas franchement la chose à dire à cet instant. Je n’ai pas été capable de répondre quoi que ce soit d’autre, alors que la jolie brune venait de me confier qu’elle ne voulait pas de la séparation que j’avais redouté ces quatre dernières longues semaines sans elle. J’étais prêt à lui dire n’importe quoi, lui promettre tout ce qu’elle souhaitait… Dans ma tête, mais j’étais parfaitement incapable d’agir réellement de la sorte, comme si la voir aussi mal en point m’enfonçait un peu plus dans la retenue mal à l’aise dans laquelle je me trouvais. Elle ne semble pas vraiment s’en offusquer, à en juger par son rire, discret mais bien présent. Cependant, je fronce vaguement les sourcils, ferme les yeux, soupire doucement. « Non, oublie ça. Est-ce que… est-ce que tu as retrouvé Jessie ? Enfin… Non, ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire non plus. Je… » Parce que parler n’est pas mon fort, décidément ; je cède face à ma retenue, presque timide, ma main vient à la rencontre de celle qu’elle a posé sur son ventre, avant que je n’ouvre simplement les bras. « Viens. » Elle pourrait dire non, devrait dire non… mais je sais qu’elle ne le fera pas. Sa tête vient se caler dans mon cou, mes mains se referment autour d’elle. « Je suis là. »

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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mer 15 Fév - 12:42






J'aurais pu lui évoquer toute la tristesse qui m'avait assaillie ces dernières semaines. J'aurais pu également lui confier à quel point il m'avait planté un couteau au plus profond de mon cœur en m'avouant m'avoir trompé. J'aurais pu surtout le mettre à la porte, sans aucun scrupule. Et pourtant, je n'avais pu résister, je l'avais laissé entrer dans ce qui était à présent mon nouveau monde. Un monde qui ne me ressemblait pas, ça au moins, c'était certain. Pourtant, j'avais réussi à y vivre durant quatre semaines, jour pour jour. J'y avais passé la plupart de mon temps, entre le canapé et l'unique chaise de bar de la cuisine. J'avais du regarder une bonne centaine d'épisodes de séries, 98 émissions de télé réalité, et une bonne cinquantaine de films en tout genre. Désespérant n'est-ce pas ? A vrai dire, je n'avais fais que les survoler, et je ne me souvenais quasiment de rien, comme atteinte d'un syndrome d'Alzheimer. La seule chose qui m'avait permis de prendre un tant soit peu soin de moi était le petit être qui prenait de plus en plus de place dans mon ventre, tout comme dans ma vie finalement. J'avais hâte, hâte de pouvoir enfin le prendre entre mes bras, et l'embrasser comme n'importe quelle maman le ferait à sa naissance. Mais là, à cet instant précis, je n'avais qu'une seule envie. Retrouver celui qui m'avait tant manqué ces dernières semaines. Savoir qu'il était là, et qu'il y resterait encore assez longtemps pour me rendre de nouveau heureuse. C'était la seule chose qui m'importait le plus. A présent, il ne manque plus que sa réponse.

« C’est vrai que tu aurais pu choisir un endroit un peu moins extrême. » Pourquoi l'Alaska ? Aller en Bretagne aurait été la destination bien trop simple et autant dire que Maxwell n'aurait pas eu de mal à me retrouver. J'avais été vicieuse en choisissant un tel endroit. Mais c'était encore le seul endroit qui avait pu à l'époque être assez loin de celui que j'avais détesté le temps d'un instant. L'amour et la haine sont très proches, la preuve. « Non, oublie ça. Est-ce que… est-ce que tu as retrouvé Jessie ? Enfin… Non, ce n’est pas vraiment ce que je voulais dire non plus. Je… » Ai-je retrouvé Jessie ? Ah oui, Jessie, je l'avais oublié celle la. A vrai dire, elle n'a été qu'un bon prétexte pour que je puisse trouver l'Alaska attirante. Il est à son tour hésitant. « Viens. » En fin de compte, je n'ai rien dit, je retrouve peu à peu le Maxwell que j'ai connu il y a encore quelques mois. Ma tête, lourde de tristesse mais à présent aussi d'espoir, s’enfouit dans son cou alors que ses mains m'entourent. « Je suis là. » A cet instant présent, je suis certaine de ne plus faire partie de ce rêve que je croyais possible. Je suis bel et bien en pleine réalité, dans ses bras, après quatre semaines de silence de ma part. Et, même si ses mains ne sont pas disposées totalement sur mon ventre, je suis certaine du fait qu'il vient lui aussi de sentir les deux coups secs que vient de me donner le petit gnome. « Je crois qu'il est content. » Je ne peux m'empêcher de sourire, avant d'hausser les sourcils. « Et mer...credi! Le rendez-vous chez le médecin! » Ce simple regard porté sur mon ventre m'a enfin fait penser à ce rendez-vous prévu depuis déjà un mois. Cette énième échographie. Il ne manquait plus que ça pour couper notre moment de retrouvailles...


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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mer 15 Fév - 20:36





Sans même m’en rendre réellement compte, je venais de lui donner la réponse à une question qu’elle viendrait sûrement à me poser, ou du moins, un indice qui lui permettrait de comprendre d’elle-même ; j’avais évoqué Jessie, cette fille, une inconnue à mes yeux, outre les quelques choses que m’avait confié Roxanne à son sujet. Je ne la connaissais donc pas, et pourtant, c’était bien elle qui m’avait conduite ici, en un sens, puisque c’était son nom qui était apparu dans l’historique de recherche Internet, son nom et celui de cette ville, Barrow. Elle n’avait qu’une part infime de responsabilité… Et pourtant, je ressentais presque une sorte de reconnaissance envers elle. Finalement, si elle n’avait pas laissé cette trace, cet indice quelconque qui avait poussé ma petite amie à la soupçonner de se trouver ici et à chercher des informations sur ce moteur de recherche, je ne trouverais pas ici à l’heure actuelle, c’est plus que certain. Probablement serais-je encore en train d’écrire vainement un énième message à la jolie brune, l’incitant à bien vouloir me donner ne serait-ce qu’un signe de vie, ou bien, je tournerais en rond dans cette bourgade texane qui avait été le théâtre de nos moments ensembles, à interroger toutes ces personnes susceptibles de savoir quelque chose, alors que je fuyais comme la peste quelques semaines plus tôt, Marco et son oreille de saoulard qui traînait partout, le vieux facteur et son affection toute paternelle pour Roxanne, la voisine Pinker et son équipe de fouines professionnelles… Personne, absolument personne ne savait où était passée la jeune femme, ou du moins personne ne me l’avait confié. Pas même sa mère, que j’avais contacté somme toute assez rapidement, qui, de l’autre côté de l’Atlantique, avait été bien surprise de m’entendre porter sa fille comme disparue. Si cet événement s’était révélé fort embarrassant et plutôt désagréable, il avait tout de même eu un bon côté ; je savais au moins que Roxanne n’était pas partie en France, rayant ainsi une des plus grandes hypothèses que je pouvais me faire de mon esprit.

Je m’échappe bien vite de mes pensées ; Roxanne se glisse entre mes bras et c’est en toute honnêteté la seule chose qui m’intéresse, à présent. Peu importe le nombre d’heures que j’ai pu passer à la chercher, à m’inquiéter, m’en vouloir, elle est là. Toute proche, si proche que je peux sentir le parfum fruité de son shampoing, la chaleur réconfortante de sa peau contre la mienne… Et même les mouvements du petit bébé, qui, si j’en juge la force du coup sous lequel je n’ai pas manqué de sourciller, a considérablement grandi durant ce mois bien loin de moi. Un sourire fuse aussitôt sur mon visage, entremêlé de surprise, tendresse et aussi un peu de tristesse. Finalement, quel père ne voudrait pas suivre chaque instant de la grossesse de sa compagne ? Certes, ce n’étaient que quatre semaines, en soi, mais ces quatre semaines me semblaient soudain bien plus longues encore. La dernière fois que mes mains s’étaient aventurées sur le ventre de la demoiselle, je n’avais pu que constater que si, elle, pouvait sentir le petit bouger, j’étais quant à moi encore gardé à l’écart de ces instants de bonheur. À présent, le bébé prenait bien plus de place, et je le sentais bouger, j’avais en quelque sorte enfin une preuve que d’ici quelques mois, je serais père à nouveau, même si, on ne peut que l'avouer, même le moins observateur l’aurait remarqué en voyant Roxanne. « Je crois qu'il est content. » Cette phrase me ramène sur Terre et suffit à effacer toute trace de cette espèce de mélancolie de mon sourire, que je lève en sa direction, détachant mon regard brillant de ma main, posée sur son ventre. Je crois la voir me le rendre, avant que son visage ne se fige soudainement, provoquant par la même réaction chez moi, interloqué. « Et mer...credi! Le rendez-vous chez le médecin! » Je la sens se redresser légèrement, sûrement sans même qu’elle s’en rende compte, alors que je défais mon étreinte et laisse mon regard se détacher de son profil pour aller se poser dans le vide, un peu.. Contrarié ? C’était ça, en quelque sorte. Si nous avions été particulièrement lourds et pointilleux à propos du bon déroulement de la grossesse, moi et mes inquiétudes, aujourd’hui, je préférerais amplement envoyer balader tous médecins, suivis, visites et examens qu’ils puissent exister. L’instant, si paisible, presque semblable un rêve que nous étions en train de vivre semble prêt à s’arrêter, et j’ai bien peur qu’une fois que ce nuage fragile aura disparu, tout se ne refera plus aussi facilement. Je fronce vaguement les sourcils, viens mordiller ma lèvre inférieure et me lance, avant qu’elle n’ait pu esquisser un geste ou une nouvelle phrase. « Est-ce que tu dois vraiment y aller ? » Alors que je sens son regard revenir vers moi, probablement un peu surprise par ma question, je m’attèle à poursuivre sur ma lancée, un peu plus doucement. « Enfin, je veux dire, aujourd’hui ? Les maternités ne doivent pas être si occupées que ça par ici… » Un sourire revient se glisser au coin de mes lèvres, discret, emprunt de cette sorte de timidité que me confère la peur que la bulle qui nous entoure n’éclate à tout instant et que tout ça n’ait été qu’une « pause » dans les tourments qu’a vécu notre couple. « Et puis, j’aimerais… J’aimerais qu’on reste encore un moment ensemble, simplement. » Pour une fois, je n'ai pas tant que peine que ça à m'exprimer, sans trop tourner autour du pot. Mon regard fuit une nouvelle fois vers le sol, comme si cette dernière phrase m'embarrassait. C'est le cas, en quelque sorte, puisque je ne peux m'empêcher de penser qu'elle pourrait ne pas bien le prendre, estimant que j'essayais déjà de tout tourner dans mon sens alors que je venais à peine de refaire surface dans sa vie, tout comme elle pourrait ne pas se sentir à l'aise avec l'idée de rester davantage seule avec moi, pas aussi vite.


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MessageSujet: Re: do you love me still ? Mar 21 Fév - 21:19






Jessie. En y repensant, elle avait été plus ou moins le déclencheur de mon départ. Sans elle, je dois avouer que je n'aurais pas été aussi loin, encore moins dans un endroit où il faisait si froid. Le pire dans l'histoire, c'est qu'elle n'habitait plus ici d'après les quelques recherches que j'avais effectué à mon arrivée en Alaska. J'avais donc vécu ici, pour rien. Ne soyons pas bête, et n'oublions pas Phoenix. La plus belle de mes rencontres jusqu'ici. Le seul qui avait su ne pas se moquer de moi, femme seule au ventre rebondi. Le meilleur, c'est qu'il n'avait même pas pris pitié. Non, il avait été lui même, et avait agit comme il aurait agit avec n'importe quelle nouvelle habitante de son pays du froid. Bon, j'avoue qu'il était tout de même un peu à mes petits soins, en ce qui concernait mes caprices notamment. Toutefois, je ne voulais pas considérer qu'il avait remplacé Maxwell, car ça n'était pas du tout le cas. Il était un très bon ami, et rien de plus. Car, malgré la douleur, un seul homme était resté ancré dans mon esprit : Maxwell. Je ne pouvais le nier. Et la preuve, je n'avais pu le nier encore une fois, alors qu'il avait fait son retour. Et il le savait aussi bien que moi. Pourquoi ? Car il était là. Autant dire qu'il n'était pas assez bête pour revenir s'il avait su que c'était définitivement terminé. Il me connaissait, moi et mes réactions un peu trop disproportionnées parfois. Moi et mes erreurs, dont celle que j'avais enclenchée en partant pour l'Alaska. Bien sûr qu'il m'avait trompé, mais il m'aimait, et ça valait bien toute tromperie non ? Non en fait, mais passons! Il était là, prêt à s'excuser pour mieux repartir du bon pied, et je ne demandais rien de plus.

Malheureusement, nous n'étions pas prêts d'être tranquille. Ce fut à ce moment que j'avais pris soin de me souvenir de ce "fameux" rendez-vous. « Est-ce que tu dois vraiment y aller ? Enfin, je veux dire, aujourd’hui ? Les maternités ne doivent pas être si occupées que ça par ici… Et puis, j’aimerais… J’aimerais qu’on reste encore un moment ensemble, simplement. » Je le sentais hésitant, comme un jeune homme qui n'ose pas approcher celle qu'il aime les premiers jours. C'était à vrai dire très mignon et cela me fit rire un instant, alors que j'ajoutais. « Tu sais, c'est pas parce que je suis partie en Alaska, loin de toi, loin de nous, que je vais te faire la guerre pendant encore quelques mois avant de te pardonner. Alors arrête de bafouiller, même si je dois avouer que c'est plutôt mignon. » Je pris mon téléphone entre mes mains après avoir quitté le temps d'un instant les bras de Maxwell, composant le numéro de la fameuse maternité. « Oui bonjour je... Je suis mademoiselle Mcfire. Je suis désolée de vous déranger mais ma grand-mère est gravement malade et je préfère rester à ses côtés plutôt que de la laisser seule. Du coup je... Voila, vous avez tout compris, je ne pourrais malheureusement pas venir au rendez-vous. Mardi prochain ? Parfait, merci beaucoup. » Je raccrochais, fière de ma petite pièce de théâtre. Maxwell, qui me faisait les gros yeux me fit rire, alors que je reprenais la parole. « Bon je l'avoue, ma grand-mère est en parfaite santé mais... C'était pour la bonne cause! » Ce fut comme un revirement de situation. En l'espace de quelques minutes, c'était comme si mon visage s'était à nouveau ouvert, quittant son habituelle tristesse pour un peu de folie. C'était ça, il était tout simplement celle qui me rendait folle.

« Même si je te pardonne, tu vas tout de même devoir te faire pardonner... Tu te souviens de cette fois où je voulais te maquiller pour rire ? » Je sentais déjà la crainte sur son visage, alors qu'il devait s'imaginer très aisément que je comptais remédier à ce "non" qu'il m'avait autrefois confié face à cette volonté des premiers mois de grossesse plutôt étrange.


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